Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/95

ACTION CONCERTÉE DE TROIS AGENCES DES NATIONS UNIES CONTRE LE VIH/SIDA


Rome, 4 décembre 2001. - Les trois agences spécialisées des Nations Unies à Rome - l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) - ont décidé d'oeuvrer de concert pour mieux combattre le VIH/SIDA, en coordination avec le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA).

Une consultation technique sur les moyens à mettre en oeuvre pour atténuer les effets du VIH/SIDA sur la sécurité alimentaire, les conditions de vie en milieu rural et la pauvreté rurale rassemblera du 5 au 7 décembre, au siège de la FAO, des experts de différentes institutions, y compris les trois agences (FAO, PAM, IFAD) basées à Rome et des représentants de gouvernements et d'organisations non gouvernementales. Cette réunion s'inscrit dans le prolongement de la Journée mondiale du SIDA (1er décembre), sous le co-parrainage et l'apport technique de l'ONUSIDA.

La collaboration entre la FAO, l'ONUSIDA et les autres agences spécialisées, y compris le Programme des Nations Unies pour le dévelopement (PNUD) et le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS) vise à cerner les problèmes et à identifier des actions susceptibles de réduire l'impact du VIH/SIDA sur les conditions en milieu rural, notamment la sécurité alimentaire. Les représentants de gouvernements et d'ONG présenteront leurs expériences respectives, identifieront les obstacles à surmonter et définiront les objectifs en vue d'atténuer les effets du SIDA sur le secteur agricole. Le Cambodge, la Chine, l'Ethiopie, le Kenya, le Malawi, l'Afrique du sud, la Tanzanie, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe participeront à cette consultation technique.

Marcela Villarreal, Chargée de liaison de la FAO pour le VIH/SIDA, souligne que "la collaboration interagences est indispensable pour mieux combattre la pandémie en l'attaquant de plusieurs côtés à la fois". Elle fait observer que le "VIH/SIDA n'est plus un simple problème de santé publique, car il a des effets dévastateurs sur la sécurité alimentaire dans plusieurs parties du monde et a réduit à néant les progrès durement réalisés en matière de développement agricole et rural au cours des 40 dernières années".

"Une bonne alimentation et des aliments en quantité suffisante sont essentiels pour aider les gens à lutter contre le SIDA. Aussi des stratégies agricoles sont-elles indispensables pour atténuer les effets de l'épidémie", souligne de son côté Robin Landis du PAM.

Sur les 40 millions de personnes souffrant du VIH/SIDA dans le monde, 95 pour cent vivent dans les pays en développement. Sur dix nouvelles infections dans le monde, neuf sont signalées en Afrique alors que ce continent n'abrite que le dixième de la population mondiale. A l'échelle mondiale, 83 pour cent des décès dus au SIDA se produisent en Afrique. "L'Afrique au sud du Sahara est la région la plus gravement touchée par l'épidémie, avec 28,1 millions de personnes infectées", indique Gary Howe responsable de la Division Afrique orientale et australe au FIDA.

La FAO estime que, depuis 1985, le SIDA a tué quelque 7 millions de travailleurs agricoles dans les 25 pays africains les plus affectés et il pourrait provoquer 16 millions de décès supplémentaires dans les 20 prochaines années. Le bilan est également lourd dans plusieurs pays de la région des Caraïbes bien que la propagation de l'épidémie en Amérique latine ait été plus lente qu'ailleurs, le virus étant localisé principalement en milieu urbain.

La consultation technique de Rome sur les moyens à mettre en oeuvre pour atténuer les effets du SIDA sur l'agriculture, la sécurité alimentaire et la pauvreté rurale tiendra compte de la participation des communautés rurales, notamment les femmes. Une composante VIH/SIDA sera incluse dans les projets de développement en cours et des interventions concrètes seront recommendées pour réduire la vulnérabilité des agriculteurs pauvres, des veuves et des orphelins du SIDA.

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Pour toute information complémentaire, consulter le site Internet de la FAO,du  FIDA, ou du PAM,  ou contacter le Bureau des Relations avec les médias, tel: 39 06 5705 3625.

Pour plus ample information

SIDA - Menace pour l'Afrique rurale


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