Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/97

LA FAO VEUT STIMULER LE DÉBAT ET L'ACTION: LES MÉDIAS, PARTENAIRES DU DÉVELOPPEMENT?


Rome, 11 décembre 2001. - Les questions de développement ne constituent qu'une fraction marginale de l'ensemble des thèmes développés par la presse des pays industriels et les journalistes, dans leurs articles, n'analysent pas en profondeur le problème de la faim et de la famine dans le monde, selon une étude réalisée pour la FAO par Echo Research Limited, une firme internationale de recherche en communication.

L'étude, qui couvre 54 journaux influents dans 11 pays occidentaux, indique que les journalistes s'intéressent aux questions de développement lorsque celles-ci sont liées à l'actualité. Dans ce contexte, les médias rapportent le plus fréquemment les faits, citent des témoins oculaires et font état de campagnes contre la faim. Cela explique, selon l'étude, le ton positif de la couverture des événements. Les initiatives en faveur du développement sont bien accueillies et les articles s'étendent davantage sur les solutions possibles que sur les causes.

Les reportages sur la famine sont souvent plus négatifs que d'autres reportages, car la famine est généralement perçue comme le résultat d'un double échec: celui du pays qui en est victime et celui des pays donateurs.

Bien que le message transmis par les médias soit "les pays du premier monde sont impliqués dans les problèmes du tiers monde" au travers de projets d'assistance et d'activités d'aide au développement, les auteurs des articles de presse ne se prononcent pas clairement quant à la question de savoir si la nature de l'intervention des pays développés est forcément souhaitable. De fait, très peu de messages positifs se dégagent signalant des progrès présents ou à venir en ce qui a trait à la réduction de la pauvreté, de la faim et du fossé entre pays riches et pauvres.

Selon l'étude, le ton de la couverture médiatique varie considérablement suivant les pays: par exemple, la presse des pays nordiques, qui fournissent une aide substantielle au développement, véhicule des messages plus positifs que négatifs, alors que les messages les plus négatifs sont véhiculés aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Espagne et en France.

La FAO a commandé cette étude indépendante afin de stimuler le débat et la réflexion, analyser et quantifier l'intérêt des médias des pays développés à l'égard des problèmes de développement et déterminer jusqu'à quel point ces médias sont disposés à soutenir le combat contre la faim et la pauvreté. "De nos jours, le besoin est impérieux d'informer le public de la tragédie de la faim et de la pauvreté et de la nécessité d'agir contre l'injustice qu'elles représentent," explique Mme Christina Engfeldt, Directrice de la Division de l'Information de la FAO. "Ce qui n'est pas évident, c'est le rôle que les journalistes et les médias peuvent remplir dans la lutte contre la faim. Cette étude nous aide à mieux appréhender la couverture médiatique actuellement accordée aux questions de développement dans les pays les plus riches de la planète et propose des moyens visant à améliorer notre collaboration avec les médias."

Selon l'étude, près des deux-tiers des articles analysés ont paru au Royaume Uni, aux Etats-Unis et au Danemark. The Guardian (Royaume Uni), est le plus attentif: il consacre près de 10 pour cent de ses nouvelles internationales aux problèmes des pays en développement. Il est suivi du tabloid américain USA Today, avec 8,2 pour cent. La presse française publie un peu plus d'articles sur les questions de développement que la presse allemande ou espagnole, mais elle ne surpasse pas la presse britannique. A titre d'exemple, Le Monde consacre 3,5 pour cent de sa section "International" aux problèmes de développement, Libération, 2,5 pour cent et Le Figaro, 0,6 pour cent. La presse en Suède et au Danemark, bien que fortement orientée sur l'international, accorde plus d'attention aux questions internationales liées au monde développé, tout comme la presse au Japon.

Près de la moitié de l'échantillon consacre à peine 0,5 pour cent de l'ensemble de ses colonnes aux questions de développement. Les plus prolifiques à cet égard sont le Financial Times (Royaume Uni) avec 1,4 pour cent et USA Today avec 0,82 pour cent du total de leurs colonnes respectives.

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Pour plus d'information, consulter: http://www.fao.org.  Pour toute information complémentaire, contacter: Nuria Felipe-Soria, chargée d'information à la FAO. E-mail: Nuria.FelipeSoria@fao.org Tél.: 0039. 06. 5705 5899, ou encore: Penny Richards, Practice Manager, Echo Research Ltd, http://www.echoResearch.com. Email: PennyR@echoresearch.com  Tél: 0044. 1 483 413665

NDLR: L'étude a été réalisée par Echo Research Ltd pour le compte de la FAO. 51 journaux influents ont été analysés dans 11 pays: Danemark, Finlande, France, Allemagne, Italie, Japon, Norvège, Espagne, Suède, Royaume Uni, Etats-Unis, au cours de la période 1er juin - 15 juillet 2001. 455 sujets ont été examinés. En outre, les articles de 44 publications ont été analysés sur la base du pourcentage de couverture des questions de développement internationales.

Des exemplaires de l'étude sont disponibles auprès du Bureau de presse de la FAO.


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