PR 96/19 - UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES


PR 96/19

LA FAO MET L'ACCENT SUR L'UTILISATION DURABLE ET RESPONSABLE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES; LE SOUS-COMITE DU COMMERCE DU POISSON DE LA FAO SE REUNIT A BREME DU 4 AU 7 JUIN

Brême, 4 juin 1996. - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a souligné l'importance d'une utilisation durable et responsable des ressources halieutiques pour satisfaire les besoins actuels et ceux des générations futures. A l'occasion de la réunion à Brême (Allemagne) du 4 au 7 juin de son Sous-Comité du commerce du poisson, la FAO a lancé un appel pour une coopération internationale étroite en vue d'une utilisation équilibrée des ressources halieutiques, qui tiendrait compte des besoins à long terme. En dépit d'une série d'accords internationaux, l'image que donne la pêche au niveau international n'est pas celle que l'on souhaiterait voir et les nouvelles concernant ce secteur font souvent état de mauvaise gestion et de difficultés économiques, a déclaré en substance l'expert de la FAO Steve Karnicki devant plus de 120 spécialistes et représentants des secteurs publics et privés de 70 pays, rassemblés à Brême. Au cours de ses travaux, le Sous-Comité du commerce du poisson de la FAO doit se pencher sur le commerce international des produits de la pêche, évaluer la situation actuelle et les perspectives et examiner la possibilité d'accroître les disponibilités de poisson en réduisant les pertes après capture et en développant l'aquaculture. Le Sous-Comité se propose d'examiner également l'incidence de la dégradation de l'environnement sur l'avenir des ressources halieutiques. En 1994, la production mondiale de poisson a enregistré une augmentation notable atteignant le niveau record de 109,2 millions de tonnes. Pour 1995, les estimations indiquent une légère baisse, qui devrait ramener la production halieutique à environ 109 millions de tonnes, selon la FAO. La Chine est le principal producteur avec 20,4 millions de tonnes en 1994, suivie par le Pérou dont les captures ont dépassé 12 millions de tonnes. Les exportations des produits de la pêche ont atteint 43,3 milliards de dollars en 1994 dont 22,5 milliards pour les pays développés, soit 6,6 pour cent de plus que l'année précédente, et 20,9 milliards pour les pays en développement, soit une augmentation de 3,6 pour cent par rapport à 1993. Les importations de produits de la pêche en 1994, en hausse de 14,3 pour cent, ont atteint 51 milliards de dollars, dont 43,3 milliards pour les pays développés (+14%) et 7,8 milliards pour les pays en développement (+16,1%). Selon les rapports préparés pour la réunion de Brême, l'amélioration des engins de pêche et des techniques de transformation, de manutention et d'entreposage jouera un rôle de plus en plus important pour réduire les pertes après capture, augmentant ainsi les quantités de poisson destinées à la consommation humaine. Un des rapports souligne la nécessité de développer la lutte contre les maladies grâce à une meilleure gestion de l'aquaculture intensive. Analysant les structures tarifaires, un autre rapport indique que la croissance économique, couplée aux réductions tarifaires et à la libéralisation du commerce dans la plupart des pays d'Asie, devrait renforcer la situation de ces pays en tant que marchés émergents pour les exportations des pays développés. Enfin, selon la FAO, la conclusion du Cycle d'Uruguay n'aurait pas d'impact immédiat sur le secteur halieutique des pays subsahariens, dont les exportations sont actuellement protégées par la Convention de Lomé.

* Le Sous-Comité du commerce du poisson, établi en 1985 par le Comité des pêches de la FAO (COFI), peut inclure des Etats qui, tout en n'étant ni Etats membres ni membres associés de la FAO, sont membres de l'ONU ou de ses agences spécialisées.