Rome, 31 janvier 2002 . - Un appel
pour une aide d'urgence de 1,25 million de dollars a été
lancé aujourd'hui par l'Organisation des Nations Unies
pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en faveur
des victimes de la récente éruption volcanique de Goma
(Congo).
L'appel de la FAO s'insère dans le cadre
d'une initiative globale des Nations Unies en faveur des
victimes du volcan. L'aide réclamée par la FAO est destinée
aux paysans et aux réfugiés qui ont pratiquement tout perdu lors
de l'éruption volcanique du 17 janvier dernier. Elle
permettra de pallier aux conséquences désastreuses de
l'éruption sur le plan de la sécurité alimentaire et
contribuera au redémarrage des activités agricoles.
"Lors de l'éruption du Nyiragongo, des
milliers de personnes ont perdu leurs maisons, leurs champs et
leurs récoltes, non seulement à Goma mais aussi dans plusieurs
villages au nord de cette ville", indique-t-on à la
FAO.
"Les terres agricoles les
plus fertiles se trouvaient autour du volcan", selon
l'expert de la FAO Alexis Bonte. "L'impact du
désastre sur la production agricole se fera sentir lors de la
prochaine saison." Le volcan était entré en éruption au
moment où 80 pour cent des paysans venaient de rentrer leurs
récoltes de blé et de maïs.
L'unité de
coordination des opérations d'urgence de la FAO à Goma a
lancé une mise en garde: la production agricole devrait accuser
une baisse notable alors que les prix pourraient grimper en
flèche.
En collaboration avec les
organisations non-gouvernementales, la FAO doit distribuer du
matériel de construction, des semences et des outils agricoles à
quelque 6 000 paysans de Goma et des villages alentours. Cette
initiative doit permettre aux familles affectées par la
catastrophe d'être en mesure de subvenir à leurs besoins
alimentaires de base d'ici à trois semaines.
La plupart des 300 000 réfugiés qui avaient fui Goma
sont retournés, selon les Nations Unies. Toutefois, quelque 30
000 personnes, qui avaient fui en direction du sud-ouest (Sake,
Bukavu), ne sont pas encore rentrées. La plupart d'entre
elles veulent retourner, mais leurs maisons avaient été
ensevelies sous la lave. Elles resteront hébergées chez
d'autres familles pendant au moins six mois encore, selon
la FAO.
Economiquement affaiblies par la
crise qui se prolonge au Congo, les familles qui hébergent les
personnes déplacées ont elles-mêmes des difficultés et doivent
être soutenues. Elles ont besoin, selon la FAO, de semences et
d'outils agricoles évalués à 250 000 dollars.