Le Caire, 5 février 2002. - La 22e
Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique qui se tient
au Caire du 4 au 8 février a souligné la nécessité de renforcer
la lutte contre la pandémie du VIH-SIDA qui menace la vie et les
moyens de subsistance de millions de ruraux et met en danger le
développement rural dans de nombreuses régions
d'Afrique.
L'épidémie a prélevé
un lourd tribut sur la main-d'oeuvre agricole, avec déjà 7
millions de travailleurs agricoles décédés en Afrique
subsaharienne et au moins 20 millions qui pourraient succomber
d'ici 2020.
Outre qu'il décime
la main-d'oeuvre agricole, le SIDA sape également la
productivité agricole, puisque les familles sont souvent
obligées de vendre leurs avoirs productifs afin de payer les
soins nécessaires aux malades ou pour régler les frais des
funérailles, compromettant ainsi les chances d'un
développement à long terme. Le SIDA constitue donc une menace
tant pour la sécurité alimentaire que pour le développement
rural.
Au cours de la conférence du Caire,
les représentants des 52 pays africains membres de la FAO
discutent également de problèmes liés aux ressources en terre et
en eau, à la sécurité alimentaire, aux pêches, à la parité entre
les genres, au développement rural durable et de questions
d'intérêt commun liées au développement agricole.
Plus particulièrement, les experts
africains passent en revue les décisions prises l'année
dernière à Lomé (Togo) par les ministres africains de
l'agriculture afin d'établir un marché agricole
commun, lequel créerait de nouvelles opportunités
d'échanges commerciaux inter-africains pour les denrées
alimentaires d'origine végétale, le bétail et les produits
de la pêche.
En ce qui concerne la pêche
et l'aquaculture, deux secteurs qui contribuent de façon
significative à la sécurité alimentaire dans de nombreuses
sous-régions d'Afrique, leur mise en valeur a été freinée
ces dernières années du fait de l'insuffisance des
investissements publics et privés, de recherches/vulgarisations
peu efficaces ainsi que de politiques inadaptées. La conférence
du Caire doit examiner les différentes stratégies et les moyens
pour faire face à ces défis tout en encourageant
l'investissement privé.