Rome, 18 février 2002 - Des études
ont montré que les conditions des forêts s'améliorent
lorsque les communautés locales disposent des droits et des
capacités d'intervenir dans l'aménagement de leurs
ressources forestières et en tirent des avantages. Cependant, la
participation des populations locales à la gestion des forêts,
même lorsqu'elle est prévue par la législation nationale,
est rarement mise en pratique à grande échelle. Comment aider
les responsables politiques à améliorer et à mettre en oeuvre la
participation locale dans l'aménagement forestier est un
des principaux thèmes qui seront examinés au deuxième Atelier
international sur la foresterie participative en Afrique qui
s'ouvre aujourd'hui à Arusha, en Tanzanie.
L'atelier qui durera
cinq jours et se tiendra au Centre international de conférences
d'Arusha, est organisé par la Division tanzanienne de
foresterie et d'apiculture, en association avec
l'Office allemand de coopération (GTZ), et avec
l'appui technique de l'Organisation des Nations Unies
pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Plus de 150 participants représentant les
gouvernements, les organisations non gouvernementales et
communautaires de plus de 30 pays africains, ainsi que les
donateurs et les organismes internationaux, feront le point sur
la mise en oeuvre de la foresterie participative en Afrique,
partageront leurs expériences et cerneront les éléments
essentiels de promotion de la foresterie communautaire.
L'atelier préparera une série de recommandations à
l'intention des gouvernements et des organisations de
donateurs pour le renforcement de l'aménagement
participatif.
"Il nous faut
recenser les réalisations effectuées jusqu'à présent, et
évaluer les facteurs favorisant ou entravant les initiatives
locales en matière de foresterie participative. Ce sont là des
questions importantes si nous voulons tracer une voie pour la
foresterie participative, qui fonctionne
véritablement", déclare Dominique Reeb, expert
forestier à la Sous-division des politiques et des institutions
forestières de la FAO.
Les principaux
orateurs seront: M. Said Iddi, Directeur de la Division des
forêts et de l'apiculture (Tanzanie), Mme Liz AldenWily,
Conseillère indépendante en matière de régime foncier et
d'aménagement communautaire des forêts (Kenya) et Mme
Katherine Warner, PDG, Forestry and Natural Resource Unit,
Winrock International (Etats-Unis).
Des
études de cas détaillées illustrant les deux expériences
réussies et les leçons tirées de huit projets d'aménagement
participatif des forêts dans toute l'Afrique serviront de
base à la discussion. En outre, deux films vidéo (en anglais) de
projets de foresterie participative en Tanzanie seront projetés:
"Gestion commune des forêts au Lushoto", et
"Gestion forestière communautaire à Babati".
(Voir vidéo et interviews de villageois à
http://www.fao.org/news/2002/img/forest.mov.)
Les réalisateurs et les protagonistes du film vidéo
seront présents à l'Atelier et disponibles pour toute
discussion ou entretien. Les cassettes vidéos sont disponibles
en format Betacam SP auprès du Service Vidéo de la FAO: Tel: +39
06 5705 2062.
L'un des sujets de
discussion de l'Atelier sera l'importance du gibier
dans la sécurité alimentaire
http://www.fao.org/nouvelle/2002/020203-f.htm
Pour
tout complément d'information sur le Deuxième Atelier
international sur la foresterie participative en Afrique,
veuillez contacter:
Dominique Reeb,
Foresterie Participative, Sous-division des politiques et des
institutions forestières
c/o Novotel-Mount-Meru à
Arusha
Tel: (255) 27 - 250 2711 / 250 2728 / 250 8804
Fax: (255) 27 - 250 8503 / 250 8221
E-mail:
dominique.reeb@fao.org
Klaus Sarrazin,
German Technical Agency for Cooperation (GTZ), Arusha
Portable: (255) 0744 - 784032
Site Web de l'atelier
http://www.fao.org/forestry/fon/fonp/cfu/cfinfo/en/tanz-e.stm