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LA CONFÉRENCE DE BUDAPEST ENCOURAGE LA COOPÉRATION EUROPÉENNE ET UN SYSTÈME D'ALERTE RAPIDE POUR LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS

Communiqués de presse 02/22


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Budapest, 28 février 2002 - La première Conférence paneuropéenne sur la sécurité sanitaire et la qualité des aliments a invité aujourd'hui les pays d'Europe Centrale et Orientale à adhérer à un Système d'alerte rapide pour les produits alimentaires, déjà opérationnel dans l'Union européenne. Selon le compte rendu de la réunion, le système "s'est avéré un instrument au service de la santé publique, de la protection des consommateurs et de la transparence dans le commerce international des produits alimentaires".

Le système dessert actuellement les 15 Etats membres de l'Union, ainsi que la Norvège, le Liechtenstein et l'Islande. Si un produit constitue un risque grave et immédiat à la santé des consommateurs, les pays ont le devoir de fournir des informations à la Commission de l'UE pour détecter et retirer le produit du marché. Cette information doit être diffusée auprès de tous les pays adhérant au système, de sorte qu'ils puissent prendre des mesures sans délais.

La Conférence paneuropéenne sur la sécurité sanitaire et la qualité des aliments, co-organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et accueillie par le Gouvernement de Hongrie, s'est achevée aujourd'hui après quatre jours de débats.

La Conférence a constitué une étape importante vers l'amélioration de la sécurité sanitaire et la qualité des aliments dans toute l'Europe, ont déclaré FAO/OMS. Certaines maladies d'origine alimentaire comme la salmonellose et le Campylobacter sont en augmentation en Europe et des mesures de contrôle plus strictes sont requises pour prévenir la propagation de ces maladies. D'autres préoccupations sont les risques chimiques (dioxine, plomb et cadmium), et les résidus de pesticides. Les systèmes de sécurité des aliments dans la région Europe manquent souvent de transparence et beaucoup d'entre eux doivent être perfectionnés, selon FAO/OMS.

La Conférence a exhorté les pays à renforcer et à harmoniser la surveillance des maladies, les recherches sur les foyers infectieux, les systèmes de notification des données et les méthodes de diagnostic sur la sécurité sanitaire et la qualité des aliments.

"Il faut renforcer la compatibilité des systèmes de sécurité des aliments en procédant à l'équivalence, la transparence et l'harmonisation des règlements et des contrôles dans toute l'Europe", a indiqué le rapport.

"Une meilleure coopération entre les secteurs de la santé et de la production alimentaire, de l'agriculture et des pêches est nécessaire pour la sécurité sanitaire des aliments".

Il faut renforcer le contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des aliments "dans toute la chaîne alimentaire, y compris les contrôles internes des aliments destinés à la consommation humaine et animale", selon le rapport. Il faut fixer la principale responsabilité des industries agroalimentaires pour la sécurité de leurs produits dans un cadre légal.

"L'information sur les résultats de tous les tests de surveillance et des inspections officielles et autres activités de contrôle des aliments devrait être rendue publique". De nombreux pays ne communiquent pas ces informations au public, selon la FAO et l'OMS.

Tous les pays devraient examiner "les allégations commerciales sur la sécurité des aliments et la nutrition figurant sur les étiquettes, afin de veiller à ce que les consommateurs reçoivent des informations rigoureuses et non trompeuses."

La Conférence a invité à encourager la création d'organisations fortes et indépendantes de consommateurs. Un dialogue ouvert interactif entre les scientifiques, les gestionnaires de risques, les producteurs et les consommateurs à tous les stades du processus décisionnel est fondamental pour mieux comprendre l'évaluation des risques, la gestion des risques et la communication des risques.

La formation et l'éducation en matière d'hygiène des aliments devraient servir à accroître la compétence des opérateurs et l'efficacité des inspecteurs dans toute la filière alimentaire. L'éducation des consommateurs devrait commencer à l'école.

La Conférence a invité la FAO, l'OMS et les bailleurs de fonds européens à aider les pays en transition à améliorer leur capacité de contrôle des aliments grâce à la formation, au renforcement des institutions et à la législation.

"Non seulement les candidats à l'adhésion à l'UE, mais tous les pays en transition d'Europe ont besoin d'une assistance pour améliorer leurs systèmes de sécurité sanitaire et de qualité des aliments. Il ne peut exister deux groupes différents de pays en Europe", a déclaré Diana
Banati (Hongrie), présidente de la Conférence.

la réunion de Budapest a vu la participation des experts de sécurité des aliments de 47 pays, ainsi que des associations de producteurs et de consommateurs d'Europe Occidentale, Centrale et Orientale et d'autres pays en transition.

Les recommandations de la Conférence seront soumises aux ministres présents à la 23ème Conférence régionale de la FAO pour l'Europe (Chypre, 29-31 mai 2002) et à la 52ème réunion du Comité régional OMS pour l'Europe (Copenhague, 16-19 septembre 2002) pour examiner les suites à y donner.


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