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TRANSPORTÉS DANS LES EMBALLAGES EN BOIS DES INSECTES XYLOPHAGES PEUVENT RAVAGER DES FORÊTS, MET EN GARDE LA FAO

Communiqués de presse 02/31


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Rome, 18 mars 2002.- Quelque 90 pays ont approuvé les nouvelles directives sur les emballages en bois pouvant abriter des insectes xylophages dangereux, annonce aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Les nouvelles directives reconnaissent qu'il est possible que les emballages en bois non traité renferment des ravageurs qui pourraient se répandre et ravager les arbres et même les forêts de pays où ces insectes auraient été trasportés par air, mer ou terre, selon la FAO.

Les directives, adoptées par la Commission intérimaire des mesures phytosanitaires (CIMP) de la Convention internationale de protection des végétaux (IPPC) s'efforcent d'harmoniser les différents règlements nationaux sur les matériaux d'emballage en bois.

Ces dernières années, par exemple, les Etats-Unis ont imposé des mesures de quarantaine pour prévenir l'introduction de coléoptères longicornes d'Asie dans les emballages en bois provenant de Chine; la Chine a introduit ses propres critères de traitement et de documentation pour les emballages en bois des Etats-Unis qui pourraient abriter le nématode du pin; et l'Union européenne, de son côté, a adopté des règlements pour lutter contre les nématodes dans les emballages en bois de conifères originaires des Etats-Unis et de Chine.

Le problème n'est pas seulement la protection des forêts contre les ravageurs importés. C'est le libre-échange qui est en jeu, car les emballages en bois - sous forme de palettes, de cageots, de caisses ou de bois de calage - sont utilisés dans 70 pour cent de toutes les expéditions maritimes entre les nations, selon la FAO.

Pour garantir du matériel d'emballage exempt de ravageurs, les exportateurs devraient certifier par un symbole reconnu à l'échelle universelle que le matériau a été chauffé ou désinfecté par fumigation.

"Les nouvelles directives aideront à réduire considérablement le risque de propagation des insectes", affirme Robert Griffin, coordonnateur du Secrétariat IPPC basé à la FAO. "Les négociants et le secteur de la navigation en tireront des avantages immédiats, sans compter les bénéfices pour la protection des forêts du globe."

Des mesures phytosanitaires injustifiées peuvent constituer un obstacle aux échanges. "Ces mesures de protection doivent être harmonisées à l'échelle mondiale en recourant à des normes internationales pour garantir des échanges sûrs. Elles doivent être fondées sur des préoccupations légitimes, et ne pas créer d'entraves au commerce".

Parmi les treize normes internationales adoptées depuis 1993 dans le cadre de la Convention IPPC figurent des directives pour l'analyse des risques de ravageurs, les critères de création de zones exemptes de ravageurs et un code de conduite pour l'importation et la mise en circulation d'agents de lutte biologique. « Les normes, directives et recommandations mises au point par la Convention sont reconnues par l'Organisation mondiale du commerce comme le moyen le plus approprié d'harmonisation », selon M. Griffin.

Les pays en développement ont de plus en plus de mal à satisfaire les normes internationales des partenaires commerciaux, car ils n'ont ni les compétences techniques, ni les infrastructures. C'est pour cette raison que la FAO et les pays développés offrent une assistance technique et une formation pour l'actualisation des mesures phytosanitaires dans les pays en développement, indique-t-on au siège de l'Organisation.




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