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Communiqué de presse 97/59
LA CONFERENCE DE LA FAO S’OUVRIRA LE 7 NOVEMBRE DANS UNE CONJONCTURE INTERNATIONALE
MARQUEE PAR UN FLECHISSEMENT DE LA PRODUCTION AGRICOLE ET UNE FORTE DIMINUTION DE
L’AIDE ALIMENTAIRE EN 1996-97
Rome, 5 novembre 1997.- La 29ème session de la Conférence de l’Organisation
des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’ouvrira le 7 novembre
dans une conjoncture internationale marquée par un ralentissement de la croissance
de la production agricole et animale mondiale (+1,1% en 1997, contre +3,6% en 1996)
et une forte diminution de l’aide alimentaire.
Durant neuf jours, les responsables de l’agriculture des Etats membres de la FAO
doivent passer en revue la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture
(consignée dans le rapport annuel 1997 qui leur sera présenté), approuver
le projet de budget pour le biennium 1998-1999, examiner le suivi du Sommet mondial
de l’alimentation (novembre 1996) et discuter de différentes questions ayant
trait au développement agricole durable.
Après l’ouverture de la session, vendredi matin, par M. Jacques Diouf, Directeur
général de la FAO, la Conférence devra élire ce jour-là
le Président et les vice-Présidents de la session, voter l’admission du
Kazakhstan à la qualité d’Etat Membre et décerner les Prix Boerma
(en hommage à des journalistes agricoles), Sen (les lauréats
sont des experts de terrain) et Saouma (en guise de récompense pour des
projets de terrain remarquables). M. Diouf s’adressera à la Conférence
dans la matinée du samedi.
Le 11 novembre, le Président du Gabon, M. Omar Bongo, prononcera la 20ème
Conférence McDougall. Cette intervention d’une personnalité extérieure
à la FAO a été instituée en 1958 pour rendre hommage, à
titre posthume, à Frank McDougall (conseiller économique de l’ancien Haut-Commissaire
d’Australie à Londres, Stanley Bruce), qui a joué un rôle déterminant
dans la création de l’Organisation.
Dans son introduction au Programme de travail et budget pour 1998-99, M. Diouf indique
que “le prochain exercice biennal devrait voir la FAO s’employer activement, avec
un large éventail de partenaires, à aider les Etats Membres à s’acquitter
de leurs engagements découlant du Sommet mondial de l’alimentation”. Il
précise que “le suivi du Sommet et l’objectif de la sécurité alimentaire
durable pour tous ont de toute évidence fortement influencé la conception
du Programme de travail pour 1998-99”.
“La Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 1997”,
rapport annuel de la FAO sur l’agriculture mondiale, sera publié au cours de
la Conférence. Il inclura un chapitre spécial sur les industries agroalimentaires
et le développement économique.
Une mise à jour des dernières estimations relatives à la production
agricole et animale mondiale sera également publiée au cours de la Conférence:
le taux de croissance révisé pour 1996, par rapport à 1995, passe
ainsi de 2,6% à 3,6%.
Pour 1997, selon les premières estimations de la FAO, le taux de croissance
de la production végétale et animale mondiale ne devrait pas dépasser
1,1% reflétant ainsi un fléchissement de la production par rapport aux
bonnes performances enregistrées en 1996 aussi bien dans le monde en développement
que dans les pays industriels.
Selon les dernières données disponibles, les expéditions totales
d’aide alimentaire en céréales pour 1996/97 seraient tombées à
4,9 millions de tonnes (-37%), soit le plus faible niveau jamais enregistré
depuis le milieu des années 50, date du lancement des programmes d’aide alimentaire,
et alors que l’assistance extérieure à l’agriculture est à la baisse
depuis onze ans.
La Conférence examinera, d’autre part, le Programme de travail et budget pour
1998 et 1999 proposé par le Directeur général de la FAO et qui se
présente comme un document combinant deux scénarios: un projet de budget
à croissance réelle zéro de 675,3 millions de dollars et une proposition
à croissance nominale zéro qui signifie, par définition, le maintien
de l’ouverture de crédits à 650 millions de dollars avec la nécessité
qui en découle d’absorber les augmentations de coûts par une réduction
des programmes.
Quoi qu’il en soit, la FAO indique qu’elle continuera d’accorder la priorité
à la Convention internationale pour la protection des végétaux, au
code de conduite pour les pesticides, au Codex Alimentarius, à la conservation
et à l’utilisation des ressources phytogénétiques, à la pêche
responsable, à l’assistance aux pays dans le cadre du régime commercial
instauré depuis le Cycle d’Uruguay, au Programme spécial pour la sécurité
alimentaire, aux systèmes d’information et d’alerte rapide notamment en matière
de prévention des maladies transfrontières des animaux et des plantes ainsi
qu’à la promotion des femmes dans le développement.
M. Diouf a affirmé que la FAO continuera à rechercher des gains d’efficacité.
“Mais il faut bien admettre qu’il existe une limite à l’ampleur et à
la rapidité des progrès encore possibles après l’exercice de réduction
majeure qui n’est pas encore achevé pour le présent exercice biennal”,
a-t-il souligné.
La 29ème session de la Conférence s’intercalera, conformément aux
textes fondamentaux de la FAO, entre deux réunions du Conseil de l’Organisation.
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