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Communiqué de presse 98/07 AFRIQUE: LA FAO PRECONISE DES POLITIQUES AGRICOLES ASSURANT LA DURABILITÉ DES RESSOURCES NATURELLES
Addis-Abeba, 11 février 1998 -- L'Afrique subsaharienne pourrait rester à l'écart des grands courants de l'économie mondiale du fait de l'incapacité de plusieurs pays de la région à adopter des politiques agricoles assurant à la fois l'amélioration de la productivité et la préservation des ressources naturelles, souligne l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Dans un rapport préparé pour la vingtième Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique, qui se tiendra du 16 au 20 février à Addis-Abeba (Ethiopie), la FAO préconise des mesures d'urgence pour une utilisation durable des ressources naturelles du continent, qui permettraient de juguler la dégradation observée au cours des trois dernières décennies. "Cette dégradation est due principalement aux difficultés auxquelles se heurtent les responsables de la plupart des pays subsahariens pour concevoir et exécuter des politiques visant à la diffusion de technologies et de pratiques agricoles fondées sur le principe de parité et susceptibles d'améliorer la productivité tout en assurant la durabilité des ressources naturelles. Cela explique les résultats médiocres du secteur agricole dans ces pays, cependant que l'agriculture y est le moteur de la croissance économique", indique le rapport. "En Afrique, une transformation rapide de l'agriculture est indispensable, car le taux de croissance démographique du continent, qui est d'environ 3 pour cent par an, risque d'entraîner une réduction des disponibilités de ressources naturelles par habitant", ajoute le rapport. "Si la croissance démographique rapide est la principale responsable de la dégradation des ressources naturelles en Afrique subsaharienne, l'échec des politiques à régler ce problème, tout comme leur incapacité à mettre en place une agriculture durable grâce aux technologies nouvelles et à rationaliser l'exploitation des forêts et des autres ressources naturelles sont les causes principales du taux élevé de dégradation des ressources dans les différentes zones agroécologiques de la région", indique le rapport. Tout en soulignant la nécessité de mettre à la disposition des décideurs, des planificateurs, des scientifiques et des agronomes des systèmes d'information sur l'environnement performants, le rapport relève que "la stabilité politique et sociale est une condition fondamentale du développement durable" et ajoute que "la dégradation de l'environnement reflète souvent une lutte acharnée pour accéder aux ressources". Il souligne, d'autre part, "le caractère primordial d'un environnement macro-économique stable et approprié et l'importance d'une bonne administration des affaires publiques". Tout en admettant que l'imposition du secteur agricole était inévitable dans les économies basées sur l'agriculture, le rapport préconise d'autres formes d'imposition, par exemple sur la terre, le revenu et la consommation. "Celles-ci ont prouvé leur supériorité par rapport aux taxes sur le commerce, les prix et les taux de change, qui modifient la structure des mesures incitatives et entraînent une mauvaise allocation des ressources." Selon le rapport, "il est généralement admis que le taux d'utilisation des engrais et des autres intrants améliorés devrait être accru par rapport au faible niveau actuel et ce, afin que l'agriculture puisse faire face, de façon durable, aux problèmes que posent la pression démographique croissante, la faible productivité, l'expansion des activités agricoles dans les terres marginales et la dégradation des sols". Le rapport ajoute que les coûts des importations d'engrais pour les agriculteurs pourraient être réduits par la suppression des droits de douane, le regroupement des commandes, l'introduction d'engrais à haut rendement et l'octroi aux importateurs de prêts extérieurs à faibles taux ainsi que par l'amélioration de l'accès aux informations des marchés spécialisés. Il préconise, d'autre part, de "produire sur place des engrais organiques ou d'adopter des systèmes de culture qui permettent de conserver l'humidité et d'accroître la fertilité des sols". Le rapport recommande également des mesures pour améliorer l'élevage, l'irrigation, les ressources biologiques aquatiques et les forêts. Pour ce qui est des politiques forestières, il invite les gouvernements à conférer aux produits forestiers leur véritable valeur sociale et à développer notamment "un système incitatif qui encouragerait la participation du secteur privé dans les activités de plantation d'arbres, de reboisement et de remise en état des terres marginales dégradées
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