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JARDINS POTAGERS DES ECOLES ET DES HOPITAUX


Objectif

Cet événement collatéral doit être une tribune non officielle permettant de débattre de l'engagement croissant de la FAO en faveur des jardins potagers des écoles et des hôpitaux. Le programme sera initialement mis en oeuvre avec des fonds de projets de TeleFood mais, ensuite, il sera incorporé dans le cadre plus vaste du Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA). Il permettra la mise en commun des données d'expérience de participants de pays en développement qui ont des programmes et projets de jardins potagers des écoles et des hôpitaux. Il sera aussi l'occasion pour les parties intéressées de s'informer sur les buts de l'initiative de la FAO en matière de jardins potagers des écoles et des hôpitaux et de prendre part à l'élaboration du programme.

Contexte

Un grand nombre d'écoles, d'hôpitaux et de dispensaires ruraux ont accès à des terres arables dont on ne tire pas actuellement tout le parti. En même temps, les élèves et les patients souffrent souvent d'une nutrition insuffisante, aussi bien en quantité qu'en qualité. Une initiative visant à favoriser de petits projets communautaires à l'appui des jardins potagers des écoles et des hôpitaux pourrait avoir un retentissement considérable sur la sécurité alimentaire de ces groupes vulnérables.

Les jardins potagers des écoles et des hôpitaux peuvent:

  • Réduire la malnutrition et la sous-alimentation par la fourniture sélective d'aliments pour la préparation régulière de repas ou de compléments de repas, incitant ainsi les élèves à fréquenter davantage les établissements scolaires, les aidant à mieux apprendre et accélérant la guérison des patients;
  • Servir de parcelles de démonstration permettant de présenter les innovations agricoles à la communauté en général;
  • Créer quelques revenus pour l'école ou l'hôpital;
  • Améliorer l'esthétique de l'établissement et contribuer à susciter la fierté de ses membres.

En outre, les jardins potagers des écoles peuvent:

  • Servir de laboratoires pour l'enseignement de l'agriculture, des sciences et de la nutrition;
  • Être utilisés pour sensibiliser les enfants aux problèmes d'environnement, et notamment aux causes de la dégradation et de la stérilité des sols et à l'utilisation des produits chimiques agricoles et autres intrants.

Il y a certes des jardins potagers d'écoles qui fonctionnent déjà dans de nombreux pays en développement, mais ils se heurtent souvent à de graves problèmes, tels que:

  • l'insuffisance des financements;
  • une gestion qui laisse à désirer;
  • les difficultés d'accès à des avis techniques et à des directives pertinents.

Projets de TeleFood

Plus de 1 000 projets ont été mis en oeuvre dans le monde depuis 1997. Ce sont de petits projets (moins de 10 000 dollars E.-U.) et tous les fonds sont utilisés pour l'achat d'intrants (semences, outils, matériaux de construction, animaux reproducteurs, engrais, etc.). Les projets sont exécutés en un an au maximum, et la participation active des bénéficiaires à tous les stades de la planification, de l'exécution et de l'établissement de rapports est encouragée. Jusqu'ici, plus de 50 projets de TeleFood ont permis de financer des jardins potagers d'écoles ou d'hôpitaux.

Options en matière de partenariats

La FAO peut servir de partenaire pour la mise en place de jardins potagers des écoles et des hôpitaux en mettant à disposition:

  • Son expérience pour l'évaluation préalable et l'exécution de petits projets locaux, en particulier dans le cadre du programme TeleFood;
  • Ses compétences en matière de technologie et de solutions de gestion, qui peuvent être mises à profit grâce à l'établissement de liens entre des projets TeleFood et d'autres projets locaux et le Programme spécial pour la sécurité alimentaire;
  • Un suivi dans le pays par l'intermédiaire du Bureau du représentant de la FAO ou de projets de l'Organisation, soit directement, soit par l'entremise d'une institution;
  • Une masse de matériel didactique de qualité;
  • Une voie sûre pour transférer des fonds et rendre compte de ceux-ci.

Un appui vigoureux, au plan national, des Ministères de l'éducation, de la santé et de l'agriculture des pays en développement est indispensable pour assurer la réussite du programme. Les écoles et hôpitaux participants devraient prendre l'initiative d'adhérer au programme, sur la base d'un consensus au sein de la communauté, plutôt que d'être désignés.

Non seulement les pays développés peuvent apporter leur contribution financière mais ils peuvent aussi faire office de partenaires. La FAO a récemment conclu un accord avec le Ministère français de l'éducation afin d'appuyer la mise en place de jardins potagers d'écoles. La FAO est prête à mettre sur pied des partenariats analogues avec des gouvernements d'autres pays développés et avec des ONG.

Dans les pays où le PSSA est opérationnel, il peut préparer des projets de jardins potagers d'écoles et d'hôpitaux en utilisant des fonds de TeleFood: il peut appuyer la formulation, la mise en oeuvre et le suivi de projets en renforçant les capacités locales de gestion.

Les projets peuvent aisément être spécialement adaptés aux besoins des patients atteints par le VIH/SIDA et des orphelins de parents atteints du VIH/SIDA, ce qui multiplie les avantages pour l'ensemble de la société.

Les avantages que procure l'investissement dans des projets de jardins potagers d'écoles et d'hôpitaux - aussi bien sous la forme d'un accroissement des revenus grâce à la vente des produits du potager que par une amélioration considérable de la nutrition et de la sécurité alimentaire - peuvent être très importants et sans commune mesure avec le faible coût initial du projet.


 

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FAO, 2002