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XIV World Forest Congress 2015

Améliorer la gouvernance grâce au renforcement des capacités

Les exigences d’une population mondiale en croissance, et qui devrait passer la barre des 9 milliards en 2050, font porter une pression de plus en plus forte sur les terres forestières. D’autre part le changement climatique va, lui aussi, aggraver cette situation. La question de savoir si les mesures gouvernementales actuelles sont susceptibles de faire face de manière appropriée à cette situation et, si c’est le cas, comment elles doivent être réabordées est absolument cruciale. L’expérience suggère qu’il faudra de plus en plus traiter les forêts selon une approche pluridisciplinaire, avec une vision à long terme ; et que les accords qui seront négociés entre les diverses parties prenantes concernées par les questions de gouvernance des terres se devront d’être durables. Avec les Objectifs du développement durable qui doivent se mettre en place au cours de l’année, il y aura une opportunité pour étudier ces questions dans une perspective plus vaste. Bien qu’indéniablement nous ayons progressé dans la compréhension du « pourquoi » et que la base conceptuelle sur le « comment s’y prendre » existe, en réalité, dans de nombreux pays, les capacités restent limitées sur le plan pratique.

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La capacité à assurer une meilleure transition vers une gestion raisonnée de la forêt doit se fonder sur l’expérience acquise dans les processus de gouvernance locale. Néanmoins comprendre comment les processus régionaux et mondiaux   ̶  y compris les programmes forestiers nationaux et les procédures telles que FLEGT, REDD+ et « l’Instrument Forêt » (Forest Instrument)  ̶  peuvent mieux soutenir la transition est également vital. Savoir comment et où il faut renforcer les capacités pour coordonner les processus régionaux et mondiaux reste un défi majeur.

Au sein de ce paysage de gouvernance en pleine mutation, les institutions publiques forestières font elles aussi l’expérience du changement. La façon dont elles se positionnent par rapport aux parties prenantes publiques et privées d’une part et leurs droits et responsabilités d’autre part sont en effet en train d’évoluer. Tous les acteurs impliqués se doivent d’avoir des capacités renforcées pour faire face aux changements en cours et une conscience aiguë de l’évolution des besoins sociétaux en termes de forêts. Un renforcement des capacités est tout particulièrement indispensable pour conduire et anticiper les changements survenant dans la gouvernance des ressources forestières et la communication relative à la forêt et à son exploitation à destination des différentes parties prenantes.

Objectifs

Il faut réfléchir :

  • aux capacités requises pour modifier la gouvernance des forêts et contribuer au développement durable, en traitant les questions de pérennité entre les divers secteurs concernés
  • aux capacités requises pour modifier la gouvernance des forêts de façon à promouvoir une transition efficace vers des pratiques durables, y compris par le biais d’accords internationaux sur les forêts, de programmes nationaux pour les forêts et de procédures telles que FLEGT et REDD+
  • à l’évolution du rôle des institutions forestières publiques et au moyen de renforcer les capacités des parties prenantes (publique et privée) pour rendre possible et soutenir une gestion durable et responsable des forêts
  • au moyen de renforcer la capacité de dialoguer et de communiquer sur les forêts, en corrélation avec l’évolution des besoins au niveau de la société dans son ensemble.