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Le Directeur Général de la FAO rencontre l’Envoyée spéciale du Secrétaire Général pour le Sahel

M. Graziano da Silva souligne l’immense déficit de financement pour faire face à la crise du bassin du lac Tchad

7 avril 2017, Rome - Au cours de sa visite de deux jours dans la région du lac Tchad, le Directeur Général de la FAO M. Jose Graziano da Silva, a rencontré Mme. Hiroute Guebre Sellassie, Envoyée spéciale des Nations Unies pour le Sahel, à laquelle il a fait part de ses efforts visant à attirer l'attention de la communauté internationale sur la crise du lac Tchad.

La violence dans le nord-est du Nigéria s'est étendue à certaines régions des pays voisins du Sahel situés dans le bassin du lac Tchad - à savoir, le Cameroun, le Tchad et le Niger - avec des répercussions dévastatrices sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Les violences ont déplacé des millions de personnes et entravé leur accès aux terres et aux biens agricoles, provoquant des besoins humanitaires immenses dans une région déjà confrontée à l’insécurité alimentaire, à la pauvreté et à la dégradation de l'environnement.

M. Graziano da Silva a présenté la Crise du bassin du lac Tchad - Stratégie d’intervention (2017–2019),  et a mis l’accent sur l’écart de financement entre ce dont la région a réellement besoin et les montants qui ont été mobilisés jusqu'à présent.

Il a également informé l'Envoyée spéciale qu’il avait encouragé les Ministres de la production agricole, de l’irrigation et de l'équipement agricole, de l'environnement et des pêches et de l'élevage et de la production animale du Tchad à chercher des méthodes novatrices pour lever des fonds afin de faire face à la crise.

Le Directeur général de la FAO a également souligné la nécessité d’attirer l’attention au delà des problèmes de conflit et d’insécurité. «La crise dans la région du Sahel est comme une infection opportuniste, qui résulte de causes sous-jacentes comme le manque d’investissements et de possibilités pour les jeunes», a-t-il déclaré.