Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale (SFC)

 

 Pour l’Afrique Centrale

 

 

Réunion de restitution sur l'évaluation du système de contrôle des aliments importés

©FAO SFC Vue des participants

La matinée du 13 décembre 2013 a eu lieu, dans les locaux du Bureau Sous Régional de la FAO pour l'Afrique Centrale, une réunion de restitution de l'évaluation du système de contrôle des denrées alimentaires importées en République Gabonaise, avec pour principale intervenante Madame Hélène Coulibaly, consultante internationale spécialisée dans la Sécurité Sanitaire des Aliments (SSA).

La rencontre a mobilisé des Représentants de haut niveau de la plupart des institutions impliquées dans le contrôle des denrées alimentaires: Direction Générale de l'Agriculture (DGA), de l'Elevage (DGE), des Pêches (DGP), Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC), Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA), créée en 2011. L'exposé a permis à la consultante de restituer l'enquête effectuée après avoir rappelé des généralités en matière de contrôle. Il a été constaté de nombreuses insuffisances en matière d'importation que ce soit au niveau du cadre légal et réglementaire (textes inexistants, obsolètes ou inadaptés) que des institutions en charge des contrôles. Ces derniers ne font l'objet d'aucune procédure formelle d'importation et des faiblesses de compétences sont constatées au sein des services. Les redevances et taxes perçues n'aident pas au fonctionnement et le contrôle paraît être réduit à l'inspection sanitaire des denrées animales et à la répression des fraudes.

Les recommandations suivantes ont été énoncées et complétées par des interventions portant sur la clarification de notions et termes techniques, et des témoignages sur un certain nombre d'irrégularités observées.

Une réactualisation globale du corpus juridique traitant du contrôle des aliments;

Un examen de la mise en cohérence des textes;

Une clarification des attributions et des compétences des institutions;

Une allocation d'une partie des taxes au fonctionnement des Services.

D'autres recommandations se réfèrent aux attributions respectives des agences en charge des contrôles, actuellement en doublons et en contradition avec les recommandations internationales qui prônent la séparation des aspects de l'évaluation de ceux de la gestion des risques. Par ailleurs un partenariat des institutions publiques avec le secteur privé a été recommandé à travers l'instauration d'une commission formelle regroupant l'ensemble des acteurs. Enfin un renforcement des capacités à travers des formations s'avère essentiel pour l'appropriation et la mise en oeuvre de contrôles efficaces.


Depuis l'ouverture du Bureau Sous Régional, la FAO a oeuvré aux côtés du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage, de la Pêche et du Développement Rural et d'autres acteurs nationaux impliqués, afin d'asseoir un système plus performant de contôle sanitaire des aliments dans un pays qui importe plus de 95% de ses denrées. L'étude du système de contrôle des aliments importés fait suite à une requête du Gouvernement, et rentre dans le cadre de l'assistance technique de la FAO dans la mise en place de politiques en sécurité sanitaire pour le contrôle des denrées importées.

La FAO s'est engagée à transmettre le rapport de l'évaluation aux différentes parties prenantes, et à rencontrer les plus Hautes Autorités du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement Rural afin de les sensibiliser sur ces problématiques du contrôle des aliments importés au Gabon.