Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale (SFC)

 

 Pour l’Afrique Centrale

 

 

FAO Partenaire ProNar

Photo: ©La FAO partenaire du ProNAR au Congo-BrazzavilleL'Agence du Système des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) au Congo accompagne techniquement le Programme National d'Afforestation et de Reboisement (ProNAR).  Le représentant de la FAO, Dieudonné Koguiyagda, l'a certifié le 10 novembre à Brazzaville, au cours d'un entretien avec deux médias nationaux, en présence de la coordonnatrice du ProNAR, Rosalie Matondo.

Pour le fonctionnaire onusien, le ProNAR est une initiative qui prend le devant de tous les risques que connaît actuellement l'humanité, celui notamment du changement climatique. Ce projet vient en quelque sorte « ressusciter » les forêts naturelles victimes de déforestation.  

En effet, le Pronar n'a pas encore la disponibilité de terres. C'est pourquoi la FAO lui vient en appui pour un travail d'identification, de cartographie et un classement de terres, utile pour mener à bien le programme. Dans chaque département, une estimation des terres à mettre à l'actif du Pronar, a été réalisée. L'étude de ces estimations est en cours. Cet appui technique consiste dans un premier temps à identifier des zones, puis dans un second temps, à décider le type de plantations à mener dans ces différentes zones : l'arboriculture, l'agro foresterie, par exemple. « Pour ce travail, nous avons un cartographe, un forestier, un socio économiste », a expliqué Dieudonné Koguiyagda.  

En attendant les résultats de cette étude, le Pronar se focalise dans les seuls départements du Pool et des Plateaux. Le 6 novembre, sur le site de Yié à Ignié dans le Pool, 100 ha de terres ont bel et bien été plantés.

Rosalie Matondo l'a confirmé, indiquant que pour la campagne de plantation débutée en début de saison de pluie (octobre 2011 à mai 2012), le Pronar a 2 000 ha de terres à valoriser avec des plantations. Et d'ajouter qu'une comptabilisation s'effectuera entre les plantations industrielles, domaniales et les individualités pour l'évaluation de la première phase de 10 ans du programme.  

Un grenier de forêts naturelles   « Les millions d'hectares en 10 ans ne sont pas uniquement, les plantations domaniales, nous comptons aussi les investisseurs qui arrivent pour créer des plantations industrielles et des industries de transformation. Les demandes des investisseurs s'élèvent à 800 000 hectares dans le reboisement », a précisé la coordonnatrice du Pronar.  

Par ailleurs, Rosalie Matondo a souligné l'importance d'intégrer les populations dans le programme, en leur démontrant le gain que chacun pourrait en tirer. « Avec 1ha de forêt, on a 400 sacs de charbon, des huiles essentielles, au niveau international, 1l coûte 400$ ; une plantation peut regorger de gibier, posséder des produits forestiers non ligneux tels les « malombo¹ », « tondolo¹ ». En le leur démontrant, je crois qu'elles seront intéressées. Nous participons à la lutte contre la pauvreté, en mettant notre main d'œuvre pour changer notre façon de vivre », a-t-elle assuré.

Ainsi, le ProNAR créera des ressources en bois à travers des forêts artificielles pour permettre aux populations de se ravitailler en bois de chauffe, considéré comme la plus grande cause de la déforestation. Il s'agira d'économiser en produisant d'avantage. 90% des ménages utilisent encore le bois de chauffe pour leur cuisson.  
« Nous allons vers : l'éducation, la sensibilisation, une forte nation, qui, ensemble avec nous, crée sa plantation, utilise sa ressource de tous les produits forestiers ligneux dont elle a besoin », a indiqué Rosalie Matondo, ajoutant que c'est la base de la gestion durable de notre écosystème forestier, de concert avec les populations.  

En outre, Dieudonné  Koguiyagda a sollicité la collaboration des ministères concernés. Selon lui, le ProNAR ne devrait pas être l'apanage du ministère du Développement durable. Il a précisé que seuls des efforts concertés auront un impact palpable et visible au niveau du développement du Congo.