Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale (SFC)

 

 Pour l’Afrique Centrale

 

 
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FORMATION SUR LE PORTAIL PHYTOSANITAIRE INTERNATIONAL

Photo: ©FAOSFC Bureau sous régional de la FAO l’Afrique Centrale du 25 au 28 juin 2013..

Dans le cadre de la Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV), un portail (www.IPPC.int) a été créé pour servir d’outil d’échange d’informations phytosanitaires entre les pays membres qui ont en commun cet instrument de coopération internationale. A travers ce portail, les pays membres, par le biais de leur Organisation Nationale de Protection des Végétaux (ONPV), sont tenus à communiquer certaines informations pour mettre en œuvre de façon satisfaisante la CIPV.

C’est dans ce contexte qu’une formation a été organisée à Libreville (Gabon) par le Bureau sous régional de la FAO l’Afrique Centrale du 25 au 28 juin 2013. Cette activité a été réalisée dans le cadre du projet TCP/RAF/3312 « Renforcement des capacités phytosanitaires dans les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ». Elle a réuni 23 participants composés des représentants des pays membres de la CEEAC et de la CEMAC (Angola, Burundi, Cameroun, République du Congo, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Gabon, Guinée Equatoriale, Sao Tome et Principe et Tchad), les professionnels juniors et les stagiaires du SFC.

L’objectif principal de cet atelier était de former les éditeurs des Organisations Nationales de Protection des Végétaux (ONPV) des pays présents sur l’utilisation du Portail Phytosanitaire International (PPI) de la CIPV. Ainsi, après avoir présenté l´objectif et les concepts fondamentaux de la CIPV, les formateurs ont édifiés les participants sur les obligations nationales de notification que sont :

• la notification du point de contact officiel de la CIPV
• la description de l’ONPV
• les exigences, restrictions et interdictions phytosanitaires
• la liste des organismes nuisibles réglementés
• la liste des points d’entrée des végétaux et de produits végétaux sur le territoire national


Par ailleurs, les informations, particulièrement celles concernant la situation des organismes nuisibles détectés, les mesures phytosanitaires appliquées et la réglementation phytosanitaire y afférente, sont essentielles pour l’avenir des ressources végétales mondiales et la conservation de la biodiversité. En plus, elles assurent l’innocuité du commerce des végétaux et des produits végétaux pour une sécurité alimentaire mondiale.
Le travail de collecte et d’enregistrement des informations ci-dessus citées est à la charge des éditeurs, à savoir les personnes officiellement désignées comme tel au niveau de l’ONPV. La dernière formation sur le PPI date de 2006 et n’a bénéficié qu’à quelques pays de l’Afrique Centrale. Entretemps, le portail a été révisé, ce qui nécessite une bonne connaissance de son nouvel environnement.

Cette formation a aussi été l’occasion de passer en revue la situation actuelle dans chaque pays en matière d’échange d’information, la collecte, la préparation et l’enregistrement de l’information sur le Portail Phytosanitaire International (PPI). Elle a aussi permis la préparation des plans d’actions nationaux, le suivi de leur mise en œuvre et l’élaboration d’une matrice de difficultés ou contraintes par pays ainsi que les potentielles solutions pour les résoudre.

A ces informations s’ajoutent d’autres renseignements collectés suite à des événements tels que les foyers d’organismes nuisibles détectés ou la non-conformité constatée à la suite de l’introduction des produits. Ces renseignements doivent être communiqués le plus tôt possible après l’évènement et les ONPV doivent s’assurer que ces informations sont disponibles au niveau du PPI.

Au terme de cet atelier, les participants ont été invités donc à restituer les acquis cette formation à leurs collaborateurs de l’ONPV, d’œuvrer à un enregistrement fréquent et une mise à jour des informations sur leur profil pays et de s’acquitter de leurs obligations nationales de notifications.