Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale (SFC)

 

 Pour l’Afrique Centrale

 

 

Concertation sous-régionale des pays de l'Afrique Centrale à Brazzaville

©Concertation sous-régionale des pays de l'Afrique Centrale à Brazzaville Dans le cadre de l’Agenda de la 27ème Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique, une concertation sous-régionale des pays de l’Afrique centrale s’est tenue à Brazzaville le 25 avril 2012.
Cette rencontre avait pour objectifs de discuter des
(i) enjeux et défis du développement agricole ;
(ii) des priorités pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle ;
(iii) de la décentralisation de la FAO, sur la base des conclusions de la Consultation sous régionale, tenue le 14 mars 2012 a Libreville, au Gabon. Les délégations ministérielles des pays couverts par le Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique Centrale (le Cameroun, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sao Tome et Principe et le Tchad), ainsi que les délégations des Communautés Economiques Régionales (CEEAC et CEMAC), de la société civile et de la FAO ont pris part a cette rencontre. Elle a été présidée par le Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation du Tchad, Dr. Djimé Adoum, dont le pays assure la Présidence de la CEEAC.

Une présentation portant sur les conclusions de la réunion sous-régionale du 14 mars 2012 (défis et enjeux du développement agricole, les axes prioritaires et les recommandations), a été faite par le Bureau Sous-régional de la FAO pour l’Afrique Centrale. Tout en approuvant le contenu de cette présentation, les participants ont exprimé l’intérêt majeur d’une telle rencontre dans le cadre de cette Conférence Régionale de la FAO.

Au niveau des défis et enjeux
Les participants ont remarqué que les défis et enjeux identifiés pour le secteur agricole reflètent la réalité de la sous-région. Ils ont déploré en particulier la très forte dépendance alimentaire de l’Afrique Centrale et le sous-investissement dans le secteur agricole, cela malgré la richesse en ressources naturelles et les conditions agro-écologiques favorables à la production. Afin de remédier a cette situation, les pays ont mis l’accent sur la nécessité d’un engagement plus accru des Gouvernements pour l’élaboration, la mise en cohérence et la mise en œuvre des politiques agricoles visant à rendre le métier agricole plus attractif, notamment pour les jeunes et les femmes.

Les investissements nécessaires pour le développement de l’agriculture en tant que priorité pour les pays de la sous région doivent être effectués notamment à partir des Budgets Nationaux. En outre, les participants ont recommandé l’accélération du processus PDDAA (Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine) dans les pays, le rapprochement entre ce processus et le Programme Economique Régional de la CEMAC et la Politique Agricole Commune de la CEEAC. Il a été également proposé la création de plateformes inter-agences pour interconnecter ces programmes.

Des priorités de la sous-région
Les participants ont adopté les deux axes prioritaires définies d’une manière participative au niveau de la sous-région, que sont : (i) l’appui à l’élaboration des politiques agricoles cohérentes supportées par des investissements conséquents, et (ii) la promotion d’une gestion durable des interfaces forêts/agriculture à travers un nouveau type d’Agriculture. Il a été recommandé au Bureau sous Régional de la FAO pour l’Afrique Centrale de finaliser le Plan d Action Sous régional d’ici la fin de l’année 2012. Ce Plan d’Action sera présenté lors de la 28ième Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique. Il a été également recommandé le renforcement des capacités des petits producteurs et une meilleure prise en compte du genre dans le cadre de la modernisation de l’agriculture. Un appui conséquent doit être apporté pour le développement de l’agriculture familiale par l’accès au crédit et la structuration en coopératives agricoles afin que les petits exploitants puissent mieux s’insérer dans l’économie de marché.

De la décentralisation
Les Délégations ont reconfirmé leur soutien pour la décentralisation plus effective de la FAO afin de mieux répondre aux besoins des pays. Il a été recommandé de lier l’emplacement des Bureaux sous-régionaux à celui des Communautés Economiques Régionales et d’utiliser d’autres critères, en plus du revenu, dans la classification des pays pour la couverture des Bureaux pays. Les délégations ont en outre demandé que les coûts de la décentralisation soient calculés et que les relations entre le pôle technique et le Bureau sous régional de l’Afrique Centrale soient spécifiées. La composition du Hub technique devra tenir compte des priorités définies, tout en ouvrant la possibilité de valoriser l’expertise au niveau des pays.

Des attentes des pays vis-à-vis de la FAO
Les pays de l’Afrique Centrale considèrent la FAO comme un bras technique qui apporte un appui en matière d’élaboration et de mise en œuvre des politiques, programmes et projets dans le secteur agricole. Ils souhaitent que cet appui se poursuive et se focalise sur les priorités de la sous-région. La FAO devra continuer à appuyer les pays en partenariat avec la CEEAC et la CEMAC dans la mobilisation des financements, notamment à travers l’organisation de tables rondes dans le cadre du PDDAA. Les Programmes d’investissements agricoles devront accorder une attention particulière aux besoins spécifiques des jeunes et des femmes.

Considérant le plan stratégique de la FAO sur les priorités de la sous-région comme un document de référence pour l’appui aux Etats pour le développement de l’agriculture, les participants ont recommandé sa finalisation avant la prochaine Conférence Régionale.

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