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FAO Regional Office for Africa

La FAO appuie le Cameroun dans la lutte contre la chenille légionnaire d’automne

Atelier de lancement du projet TCP/CMR/3605 « Appui à la gestion de la chenille légionnaire d’automne, Spodoptera frugiperda (Smith) au Cameroun »

Photo © FAO

14 mai 2018, Yaoundé – Originaire d’Amérique, la chenille légionnaire d’automne « Spodoptera Frugiperda », est un insecte très vorace qui s’attaque à plusieurs cultures, notamment le maïs, le blé, le millet, le riz nourritures de base des populations. La propagation de ce ravageur représente une réelle menace pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Au Cameroun, la chenille légionnaire d’automne a été signalée dans toutes les cinq zones agro écologiques du pays.

Dans le but de lutter contre ce ravageur, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le Ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER) se déploie à travers plusieurs initiatives. A cet effet, le mercredi 09 mai 2018 à Yaoundé, s’est tenu l’atelier de lancement du projet « Appui à la gestion de la chenille légionnaire d’automne, Spodoptera frugiperda (Smith) au Cameroun » financé sur Fonds propre de la FAO à travers son Programme de Coopération Technique (PCT) pour un montant de 300 000 USD (soit environ 162 millions de Francs CFA). Cette rencontre qui a vu la participation de plusieurs cadres du Ministère de l’agriculture et du développement rural, de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement, de la société civile, des organisations des producteurs ainsi que des experts de la FAO avait pour objectif de partager avec les différents acteurs le contenu, les zones d’intervention et le plan de mise en œuvre du projet. Aussi, cet atelier a permis de relever la nécessité de créer des synergies entre ce projet et les autres initiatives en cours au sein du Ministère de l’agriculture et du développement rural.

Durant les travaux de cet atelier qui se sont déroulés en trois phases, les participants ont échangé sur les questions liées à l’accès des producteurs aux produits phytosanitaires homologués au Cameroun, la nécessité d’utiliser des méthodes éprouvées de lutte qui sont utilisées ailleurs, la collecte et la remontée des données et l’inclusion des inspecteurs semenciers dans les formations prévues dans le cadre du présent projet. De plus, un accent particulier a été mis sur l’utilisation de la base de données phytosanitaire au niveau du Ministère de l’agriculture et du développement rural et le déploiement des activités en champ école des producteurs.

Les résultats de ces travaux qui serviront de référence dans la mise en œuvre et le suivi du projet permettront d’atteindre les objectifs fixés et à terme de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

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