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FAO Regional Office for Africa

Au Gabon, la FAO investit dans la formation des producteurs horticoles

Les fonds ASTF renforcent les capacités de production horticole des maraîchers du Gabon

Séance de formation sur le site de Bolokouboué (Crédit photo: © FAO/Ralp Posso )

L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Ministère de l’Agriculture ont appuyé, à Bolokouboué, dans la province de l'Estuaire, la formation de trente-deux  personnes  en techniques de maraîchage. En effet, pendant dix jours, les participants venus de la ville d’Akanda ont été formés dans diverses thématiques telles que : la confection des planches, la protection des cultures, la rotation, les itinéraires techniques de production du folong, de la tomate, etc.  Cette activité qui a été à la fois théorique et pratique a permis aux uns et aux autres de renforcer leurs capacités sur les techniques de production.

«Grâce à cette formation nous avons acquis de nouvelles connaissances sur les plantes et nous avons appris à gérer nos planches de culture maraîchère. Le formateur nous a incité à cultiver bio et à bien travailler le sol avant de planter » a déclaré Dorothée Avomo, productrice.

L’horticulture, un pilier de la ceinture verte urbaine et périurbaine

Du fait de l’accroissement naturel de la population et de l’exode des populations des milieux ruraux vers les villes, la FAO et certains pays d’Afrique Centrale ont initié le projet GCP/SFC/001/MUL: «La sécurité alimentaire renforcée en milieu urbain en Afrique centrale grâce à une meilleure disponibilité de la nourriture produite localement», financé par le fonds ASTF[1].Il trouve aussi sa justification du fait d’une forte demande sans cesse croissante pour les fruits et légumes dans les zones urbaines.

Au Gabon, ce projet jusque-là s’exécute dans deux villes à savoir Kougouleu, dans la province de l’Estuaire et Motobo dans la province du Haut-Ogooué. Pour satisfaire à la forte demande en fruits et légumes au niveau de Libreville et de ses zones périphériques, la FAO en partenariat avec la Mairie d’Akanda (Estuaire) a décidé d’étendre la mise en œuvre de ce projet à Bolokoboué dans la commune d’Akanda. En effet, la Mairie a mis à disposition de la FAO un site d’une superficie d’environ 5 ha pour accueillir de nouveaux bénéficiaires du projet car, selon le Maire d’Akanda, ce projet de la FAO cadre bien avec l’un des objectifs de la Mairie qui est de maintenir une ceinture verte dans la commune.

Une formation stratégique

Le site de Bolokoboué accueillera les bénéficiaires du projet, qui ont bénéficié de cette formation sur les itinéraires techniques de production  visant à faciliter la conduite des opérations de production horticole. Selon les témoignages recueillis, il ressort que la majorité des participants ont jusqu’ici mené leurs activités agricoles sans réelle expertise pour leur permettre de bénéficier des fruits de leur travail. « L’agriculture nourrit son homme, si le producteur est bien organisé et bien formé. Il n’y a pas de développement sans agriculture et nous devons faire preuve de sérieux pour accompagner le développement de notre pays » a affirmé Maness Allo Asseko, participant à la formation. La connaissance des techniques de production aidera les bénéficiaires du projet, basés à Bolokouboué de mieux appréhender leur travail et d’avoir des résultats concrets.

 

 

 



[1] Africa Solidarity Trust Fund (ASTF)

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