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Bureau régional de la FAO pour l'Afrique

La FAO appuie le Processus de Formulation d’une Politique Forestière nationale pour le Zimbabwe

Le Gouvernement fait appel à l’harmonisation de la législation nationale avec les conventions internationales.

Pépinière forestière - Zimbabwe - FAO Photo

Harare, Zimbabwe, le 26 Novembre 2014 – Le Gouvernement du  Zimbabwe vient de lancer le Processus de Formulation d’une Politique Forestière  Nationale, dans le cadre des efforts que fait le pays pour se doter d’un cadre de référence pour le développement du secteur des forêts.  

L’exercice qui devra durer 12 mois, coûtera au total 93.000 dollars EU et sera financé par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture  (FAO) qui en assurera également  l’assistance technique.

Le Zimbabwe ne dispose pas de Politique Forestière officielle et ce processus de formulation d’une politique nationale offrira au secteur, l’opportunité d’analyser les  différents enjeux et de préparer une feuille de route effective qui servira de base pour le développement du secteur forestier du pays.

Le lancement du Processus de Formulation de la Politique Forestière  Nationale et le produit fini escompté donneront une orientation stratégique au secteur qui a un énorme  potentiel de croissance et de contribution au développement  économique  du pays.

Prenant la parole au cours de la cérémonie,  le Ministre zimbabwéen de  l’Environnement,  l’Eau et le  Climat, Saviour Kasukuwere a déclaré que compte tenu des nouvelles tendances qui sedessinent sur la scène internationale, le Zimbabwe doit veiller à une harmonisation de sa législation  forestière avec les nouveaux enjeux et concepts émergeants dans le domaine de la gestion durable des forets, tel que précisé dans les trois conventions de Rio sur l’environnement. L’initiative est également conforme  aux dispositions du protocole du SADC sur le secteur forestier dont l’un des objectifs est de promouvoir le développement, la conservation, l’aménagement et l’utilisation durables de tous les types de forêts et d’arbres.    

Le Coordinateur sous-régional pour l’Afrique australe et Représentant  de la FAO  au Zimbabwe, Chimimba David Phiri a souligné que l’Organisation a des liens de longue date avec le secteur forestier par son appui technique et financier au pays par le biais du Fonds pour les Programmes Forestiers Nationaux entre 2009 et 2012.

“Tous les secteurs concernés et toutes les parties prenantes doivent contribuer à la réalisation de cet objectif. Un enjeu de si grande envergure fait appel à une approche participative et à des échanges d’idées quant à l’utilisation du foncier et la gestion des ressources naturelles’’, s’est exprimé Phiri.

L’implication des principales parties prenantes aussi bien au niveau national que communautaire  dans  toutes les étapes du processus est aussi importante que l’appropriation conjointe de la politique qui en émane et de la responsabilité commune de sa mise en œuvre.        

“Il est très important d’assurer dès le début, la consistance et la cohérence entre la politique forestière  et les autres politiques du secteur de l’environnement et des autres secteurs connexes’’, a-t-il ajouté.

Les forêts et les arbres hors des forêts contribuent à la sécurité  alimentaire en fournissant des aliments forestiers et des revenus et en protégeant les sols et les ressources d’eau  dont dépend l’agriculture. L’exploitation des forêts à des fins commerciales contribue 3 pour cent du PIB mais ces activités sont pour l’instant réservées au secteur privé.

Il faut signaler que le gros des activités d’exploitation forestière s’opèrent dans le secteur informel et ne sont donc pas intégrées dans les comptes nationaux.

En dépit de ce potentiel, le Zimbabwe perd ses ressources forestières à un taux alarmant de 330.000 hectares par an (FAO, 2010) eu égard à la mauvaise gestion, aux feux de brousse non-contrôlés, à l’exploitation excessive et  à la conversion des terres pour l’agriculture extensive.

Tous ces défis sous-estiment les efforts engagés à l’échelle mondiale pour arrêter la déforestation, surtout à la lumière des impacts négatifs du changement climatique. Le taux de déforestation est relativement élevé au Zimbabwe tout comme dans plusieurs pays de la région australe du continent et est considéré comme un problème de développement en général – les gens ont besoin de davantage de terre pour les cultures vivrières et les possibilités d’emploi dans les autres secteurs sont limitées (la seule option disponible étant de défricher la terre pour l’agriculture).

Les principaux acteurs du secteur forestier et des autres domaines connexes de l’agriculture, l’environnement, l’exploitation minière, les terres, l’administration locale et l’eau se sont réunis dans les locaux de la Commission des Forêts  pour  assister á la cérémonie de lancement du Processus de Formulation de la Politique Forestière Nationale du Zimbabwe.

 L’événement s’inscrit dans le cadre du projet Forces Forestières (Forest Forces) d’une valeur de 4,8 millions de dollars EU conjointement financé par l’UE et la FAO. Le projet devrait aider 60.000 petits exploitants vulnérables dans 4 provinces du pays à aménager les forêts, à diversifier leurs sources de moyens d’existence de  façon durable et à renforcer leur résilience en cas de crise due aux intempéries ou à d’autres catastrophes naturelles.

 

Pistes utiles:

http://www.fao.org/forestry/en/

Site pour  Flickr album:

https://www.flickr.com/photos/faosouthernafrica/sets/72157649484675035/

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