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Bureau régional de la FAO pour l'Afrique

N’Djamena : une ville plus verte grâce à l’horticulture urbaine et périurbaine

Des fonds africains appuient l’élaboration d’un plan stratégique municipal de développement de l’horticulture urbaine et périurbaine

Récolte de feuilles d'oseille à Koutou, au Tchad (Photo: FAO/© Brya Grace)

30 mars 2017, N'djamena - Le maraichage est une composante de l’horticulture, qui connaît un succès grandissant dans les pays en développement. Cette activité offre de réelles opportunités d’emploi aux jeunes et contribue significativement à l’amélioration du statut socio-économique des femmes dans l’agriculture.

En Afrique centrale, la croissance démographique accélérée des villes entraîne un besoin accru en nourriture; de ce fait, le développement de l’horticulture représente un enjeu  majeur.

L’horticulture : une solution aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations

Dans l’optique d’accompagner l’urbanisation des villes d’Afrique centrale, la FAO met en œuvre dans six pays (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Sao Tomé et Principe et Tchad) un  projet sur "La sécurité alimentaire renforcée en milieu urbain en Afrique centrale grâce à une meilleure disponibilité de la nourriture produite localement’’ (ASTF).

C’est un projet qui vise à appuyer les populations urbaines dans la production des cultures maraichères en vue d’améliorer et de varier leur alimentation et d’augmenter la qualité de leur vie. L’un des résultats attendus du projet est l’élaboration d’une stratégie sous-régionale de développement de l’horticulture urbaine et péri urbaine, formulée à partir des stratégies nationales des pays bénéficiaires du projet.

La stratégie de développement, une affaire de tous

Le lancement des activités d’élaboration de la stratégie de la ville de N’Djamena (ville bénéficiaire du projet) ont été lancées jeudi 30 mars 2017. Suite au mot introductif de la FAO, prononcé par Batedjim Nouldjalbaye, Chargé de programme, le Secrétaire Général de la Mairie  a remercié la FAO d’avoir initié  le projet tout en demandant  aux participants d’adopter une démarche participative pour doter la Mairie d’un plan stratégique de développement de l’horticulture urbaine et périurbaine (HUP).

«Nous devons nous sentir tous concernés pour un meilleur aboutissement de ce travail », a exhorté, Sandjima Dounia, Consultant chargé de l’élaboration du plan national de stratégie de développement HUP. 

L’attention des participants s'est portée sur la grande question du 21è siècle : comment nourrir la planète dans les années à venir ? Face à cet enjeu, il  est indispensable que les villes intègrent des plans stratégiques, tels que celui de l’horticulture, dans leur plan de développement.

Mobiliser les experts locaux

Un plan de travail a été soumis à l’appréciation de l’audience qui l’a validé après observations des experts locaux désignés par la municipalité pour la collecte des données nécessaire à l’élaboration du document. Sur le terrain, quatre experts ont été désignés au niveau de chaque mairie pour conduire les travaux de terrain. Il s’agit de spécialistes en santé et nutrition, en production agricole durable, en administration foncière et développement local, ainsi qu’en génie rural et gestion des ressources en eaux. Leurs activités consisteront à collecter des données au niveau des dix arrondissements que compte la municipalité de N’Djamena. Toutes ces informations serviront à renforcer la stratégie de développement de l’horticulture urbaine et périurbaine.  

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