Bahreïn

RESUME

Le Royaume du Bahreïn est un petit pays du Proche-Orient qui a connu une amélioration majeure de son niveau de vie durant les dernières décennies. 

En raison de conditions environnementales rudes, la production agricole ne couvre qu’une faible partie des besoins alimentaires du pays. Cependant, la production agricole a augmenté suite à  l’extension des surfaces cultivées et au développement de l’irrigation, en dépit de contraintes importantes telles que l’infertilité des sols, la rareté d’eau d’irrigation, et une disponibilité limitée de travailleurs qualifiés.

Des améliorations majeures dans l’accès aux services de santé et à l’éducation ont été réalisées. Les services de santé assurent des soins médicaux gratuits à tous les citoyens bahreïnites. Durant les trois dernières décennies, l’espérance de vie a augmenté de 60 à 74 ans. La qualité des soins de santé maternelle et infantile est reflété par le faible taux de mortalité infantile et dans la diminution de la mortalité maternelle.

L’Indice de Développement Humain a atteint un niveau élevé. La proportion de la population touchée par la pauvreté est mineure. Les programmes sociaux sont bien établis et devraient permettre d’atteindre les Objectifs Nationaux du Millénaire pour le Développement.

En raison de la globalisation et de l’augmentation rapide du niveau de vie, les modèles de consommation ont subi une occidentalisation intense. La consommation de « fast-foods » et la prise de repas à l’extérieur sont devenues courantes. Les modes de vie sont souvent sédentaires. Près de deux-tiers des adultes sont soit en surpoids soit obèses. Cette transition nutritionnelle provoquera une augmentation marquée de l’incidence des maladies non-transmissibles.

La population immigrante, qui est assez importante, partage les mêmes problèmes de sur-alimentation que la population bahreïnite.

L’allaitement est une pratique très courante parmi les femmes bahreïnites puisque 95% des enfants de moins de deux ans ont été allaités à un certain moment. Néanmoins, le taux d’allaitement maternel exclusif est très faible parmi les nourrissons de moins de 4 mois. De plus, l’alimentation au biberon est une pratique très courante. Ces pratiques inadéquates d’alimentation des nourrissons jouent probablement un rôle important dans l’épidémie d’obésité. L’Initiative Hôpitaux amis des bébés et le Code de commercialisation des substituts du lait maternel, qui ont été mis en place depuis plus d’une décennie, n’ont pas encore donné les résultats escomptés.

En ce qui concerne les carences en micronutriments, l’anémie ferriprive reste un important problème de santé publique. Une prévalence élevée est observée parmi les enfants d’âge préscolaire et les femmes, mais davantage de données sont nécessaires pour évaluer l’impact des programmes actuels d’intervention tels que la supplémentation en fer et la fortification en fer de la farine. Les carences en vitamine A et en iode ne sont pas considérées comme des problèmes de santé publique au Bahreïn. 

Malgré des efforts notables du gouvernement dans les secteurs de la nutrition et de la santé, l’épidémie d’obésité progresse et des moyens innovants sont nécessaires pour la combattre.

© FAO