|
Bolivie
RESUME
L'état nutritionnel des enfants âgés de moins de cinq ans s'est amélioré entre 1989 et 1994 en ce qui concerne le retard de croissance (taille/âge) et l'insuffisance pondérale (poids/âge)
Il existe de fortes disparités concernant les niveaux de malnutrition entre les régions. La région du Llano présente les taux les plus faibles tandis que la région de l'Altiplano montre les taux les plus élevés. Les départements de Potosí et Chuquisaca ont les prévalences d'insuffisance pondérale et de retard de croissance les plus élevés: le retard de croissance était supérieur à 30% dans 3 des 9 départements qui existent en Bolivie.
L'enquête nationale sur la taille effectuée en 1989-90 parmi les écoliers confirme la prévalence élevée de le retard de croissance (35%), les garçons âgés de 6 à 9 ans étant les plus affectés. La situation s'est avérée plus sévère en milieu rural (40%) et parmi les 18 provinces des départements de Potosí, Cochabamba et Chuquisaca, où les taux de pauvreté et d'illéttrisme sont élevés, les infrastructures et de services essentiels ainsi que les potentialités de production agricole et d'élevage presque inexistantes.
Les seules informations sur les adolescents âgés de 12 à 17 ans ont été recueillies en 1993 dans les écoles de la ville de La Paz et montrent que 19% de ces adolescents souffrent de retard de croissance. En ce qui concerne les adultes, il n'existe pas d'information au niveau national.
La situation concernant la carence en iode s'est améliorée ces dernières années. Le Taux Total de Goitre (TTG) parmi les écoliers âgés de 6 à 18 ans est passé de 61% en 1981 à 21% en 1989. Une étude effectuée en 1994 chez des enfants de 8 à 10 ans a montré un TTG d'environ 5%. La carence en Vitamine A s'avère être la principale carence en micronutriments. En 1984-85, la prévalence de cécité crépusculaire des enfants âgés de 1 à 5 ans dans les zones défavorisées du pays variait de 2 à 5%. Les études relatives à la carence en fer sont de caractère plutôt ponctuelles.
Il n'existe pas de données récentes au niveau national sur la consommation alimentaire: Les seules études dont on dispose sont partielles; elles portent sur les villes les plus peuplées et confirment les résultats antérieurs, montrant de faibles niveaux de consommation énergétique.
Le niveau de sécurité alimentaire se caractérise par une production d'aliments insuffisante, compensée par l'importation et l'aide alimentaire, ayant comme résultat une importante, bien qu'en baisse, dépendance externe. Au problème des disponibilités, s'ajoute celui de l'accès de la population à la consommation alimentaire et son utilisation biologique, dans un pays où 47% de la population est pauvre et où les services de base et les infrastructures sont insuffisantes, notamment dans les zones rurales les plus pauvres. Depuis 1996, la décentralisation administrative a mis l'accent sur le développement des provinces les moins développées afin de mettre en œuvre des programmes d'éducation, de santé, de sécurité alimentaire, ainsi que le développement des systèmes d'information sociale.
|