Brésil

RESUME

Au Brésil, les différences régionales dans les régimes alimentaires sont associées aux différences liées à l'accès aux aliments et aux habitudes alimentaires. Excepté la région Amazonie et la région aride du nord-est du Sertão, il n'y a pas de grandes différences vis à vis des caractéristiques agro-ecológiques et de la production agricole. Les principaux aliments, qui apportent la majeur partie des disponibilités énergétiques, sont les mêmes d'une région a l'autre.

La prévalence de l'insuffisance pondérale atteignait 6% des enfants de moins de 5 ans au niveau national en 1996, marquant une forte réduction comparé à 1975 et 1989 (18% y 7%, respectivement). Les taux de prévalence d'insuffisance pondérale étaient près de deux fois plus élevés en milieu rural qu'en milieu urbain, 9% vs. 5% respectivement. En 1992, des neufs états de la région nord-est, ceux de Maranhão et Piauí affichaient les prévalences les plus élevées d'insuffisance pondérale et de retard de croissance parmi les enfants en dessous des 5 ans. L'émaciation ne pose de problème en termes de santé publique au Brésil.

Les pourcentages du surpoids et de l'obésité ont diminué de 8 à 5% entre 1975 et 1996. L'amélioration de l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans qui a eu lieu entre 1975 y 1989 est associée au développement économique important, à la réduction de la pauvreté ainsi qu'à l'amélioration des services de santé, de l'éducation et des infrastructures.

La déficience énergétique chronique (DEC, Indice de masse corporelle <18,5 kg/m2) atteignait près de 6% des femmes âgées 15-49 ans, pourcentage qui avoisine le seuil de 5% considéré comme normal. Les différences entre zone urbaine et rurale ainsi qu'entre les régions mêmes se sont atténuées entre 1975 et 1996. Les taux les plus élevés d'IMC <18,5 kg/m2 se trouvaient à Rio de Janeiro (9%), dans le milieu rural (8%), et notamment dans la région nord-est du pays (9%). Néanmoins, ces pourcentages sont considérés relativement faibles pour le Brésil. Parmi les adultes brésiliens, les taux de déficience énergétique chronique ont diminué alors que l'excès de poids et l'obésité ont augmenté.

D'après l'enquête nationale de 1994-95, le taux total de goitre chez les écoliers âgés entre 6 et 14 ans était de 4%. Les pourcentages les plus élevés se trouvaient dans les états de Mato Groso do Sul et de Roraima (20%). Depuis 1983, le ministère de la santé tient sous contrôle la iodation du sel qui est actuellement retenue comme universelle. L'enquête démographie et santé de 1996 a fait ressortir qu'environ 95% des ménages consommaient le sel iodé.

Les carences en vitamine A sont un problème de santé publique au Brésil. D'après une étude menée en 1998 dans la région nord, dans la ville de Belém (état de Pará) cette carence atteignait 12% des enfants en dessous des cinq ans. La même année, une étude conduite dans les centres de santé des zones les plus pauvres de Rio de Janeiro avait relevé des pourcentages avoisinant 14% chez les femmes enceintes et 56% chez les nouveaux-nés à partir des mesures de rétinol sérique.

En 1998, 48% des enfants en dessous des cinq ans de la région nord-est souffraient d'anémie (hémoglobine <11 g/dL), les taux en milieu rural étant plus élevés qu'en milieu urbain.

© FAO