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Cuba
RESUME
Les disponibilités énergétiques alimentaires (DEA) ont connu à partir de 1964-66 une augmentation progressive jusqu'en 1989-91. A partir de ce moment, les évènements liés à la situation économique défavorable ont porté le pays à faire face à une chute considérable des disponibilités alimentaires en 1992-95. En 1996-98 commence une reprise graduelle des DEA qui ne rejoindront jamais les niveaux des années 80. Il n'y a pas d'information sur la consommation alimentaire des Cubains. Les résultats d'une enquête nationale de consommation conduite en 2001 ne sont pas disponibles actuellement. Traditionnellement, l'alimentation des Cubains est constituée de riz, haricots, viande de porc ou de volaille, banane, yuca, sucre et café. On observe dans les dernières années une tendance croissante de la consommation de fruits, légumes, graisses et sucre.
D'après l'enquête MICS 2000, les pourcentages d'enfants recevant l'allaitement maternel exclusif jusqu'au troisième mois étaient de 43,7% chez les garçons, 48,7% chez les fillettes, 43,7% en milieu urbain et 48,7% en milieu rural.
Dans la dernière enquête nationale en 2000, la prévalence de la malnutrition chez les enfants en age préscolaires (définie selon les trois indicateurs anthropométriques) était inférieure à 5%, avec des différences minimales entre les régions. Les plus touchées étaient les zones rurales et la région Occidente où la prévalence de retard de croissance atteignait 7%. Ces taux de malnutrition sont peu élevés et font de Cuba un des pays en voie de développement les plus à l'avant-guarde. D'autre part, l'excès de poids et l'obésité ont augmenté dans les années 1980, pour ensuite diminuer en 1993 et 1998 jusqu'à atteindre environ 5%.
L'indice de masse corporelle (IMC) chez les adolescents met en évidence que jusqu'à l'age des 18 ans les filles ont des valeurs supérieures à celles des garçons et au delà des 19 ans la médiane des garçons dépasse celle des filles.
Quant à l'état nutritionnel des adultes, on observe qu'environ 9% des femmes et 6% des hommes ont un IMC inférieur à 18,5 et présentent donc une déficience énergétique chronique. Il faut signaler par contre que l'excès de poids et l'obésité sont particulièrement élevés, étant présents chez 37% des femmes et 32% des hommes.
La carence en iode, mesurée par iodurie, ne représente pas un problème à Cuba. Néanmoins il reste des zones montagneuses où les taux de iodurie sont inférieurs à 20 µg/L. Actuellement, à Cuba, tout le sel destiné à la consommation est iodé. D'après les évaluations biochimiques conduites dans le pays, la carence en vitamine A ne représente pas un problème de santé publique.
L'anémie ferriprive est la carence en micronutriments la plus répandue à Cuba et touche plus particulièrement les femmes enceintes, les femmes en age de procréer et les enfants en bas age. Bien que les prévalences soient élevées chez certains groupes de population, la majorité correspond à une anémie légère. Un Plan national pour la prévention et le contrôle de l'anémie ferriprive est actuellement en cours et prévoie la supplémentation de fer, l'enrichissement en fer des aliments et d'autres mesures de santé publique.
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