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Madagascar
Rasambainarivo J.H. et Ranaivoarivelo N. |
| 2. LA
TOPOGRAPHIE ET LE SOL Le relief de Madagascar est très accidenté avec des Hautes-terres (plus de 800 m d'altitude) qui occupent tout l'axe nord-sud avec des points culminants tels qu'au nord, le Maromokotra (2 876 m), au centre l'Ankaratra (2643 m) et au sud l'Andringitra (2658 m). Le versant oriental de ces hauteurs descend brusquement vers l'Océan Indien. Le versant occidental, au contraire présente des pentes plus douces occupées par de grandes plaines qui rejoignent le canal de Mozambique. Dans ces plaines coulent les fleuves les plus longs qui débouchent à la mer par d'importants deltas tels le Betsiboka, le Tsiribihina, la Mangoky. La géologie de Madagascar se répartie en deux grands groupes (Besairie,1973):
Les travaux de Roederer (1971) répartissent les sols malgaches en quatre types différents:
Ces deux types de sols continuent à subir, à des degrés divers, un phénomène érosif, d'une part en raison des situations topographiques et d'autre part, à cause des actions anthropiques telles que les feux de brousse et le déboisement :
Limportance de lérosion : Les dernières estimations avancent des chiffres de 200-400 tonnes/ha/an de la couche arable du sol qui sont entraînées par les eaux de ruissellement, alors que la moyenne mondiale serait de 11 tonnes/ha/an (EPM, 2000). La majorité des phénomènes érosifs ont lieu sur les parties topographiques constituées par les plateaux et les pentes qui servent de terrains de cultures et de pâturages. Ce phénomène érosif entraîne évidemment une réduction de la fertilité des sols. La topographie de Madagascar est illustré a la fig. 2. Fig. 2. Les principales classes d'altitude |
| 3. LE CLIMAT ET LES ZONES AGROECOLOGIQUES Madagascar est soumis au climat tropical uni modal caractérisé par une alternance de saison des pluies (Novembre-Mars) et de saison sèche (Avril - Octobre), dont les longueurs varient dune région à lautre. Laltitude accentue par ailleurs les variations de température. La saison sèche peut ainsi être particulièrement fraîche sur les Hautes-Terres où, sporadiquement, il peut geler (régions d'Antsirabe et Ambatolampy). La côte Est est bien arrosée (plus de 2 000 mm de pluie/an pendant onze mois), alors que la partie sud de lIle est soumise à une longue saison sèche accompagnée le plus souvent de déficit pluviométrique (275 mm à Tuléar). Madagascar subit annuellement au cur de la saison des pluies (de janvier à mars), les dégâts engendrés par les cyclones qui proviennent de l'Océan Indien ou du canal de Mozambique. Dans son étude en vue de caractériser lIle pour la production rizicole, Oldeman,1988 a défini cinq grandes zones agroécologiques qui sont présentées dans le tableau 2.
La côte Est est particulièrement bien arrosée (plus de 2000 mm de pluie/an pendant 11 mois. Par contre, la région du Sud se singularise par une faible pluviométrie (275 mm à Tuléar) et une saison sèche particulièrement longue. Fig. 3. Les Regions climatiques Au cours de la saison des pluies et plus particulièrement entre janvier et mars, Madagascar subit les effets néfastes de plusieurs cyclones qui naissent tantôt dans l'Océan Indien, tantôt dans le canal de Mozambique. |
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| 4. LES SYSTEMES DELEVAGE Le dernier recensement du cheptel a été réalisé entre 1984 et 1987 (SEDES, 1988). Les estimations de l'effectif du cheptel malgache, en 1999, ont été publiées par le Ministère de L'Elevage (2000) et présentées dans le tableau 3.
La tendance globale qui se dégage de ce tableau, est la réduction importante du cheptel bovin due a plusieurs causes. En premier lieu, il est bon de signaler que les derniers recensements réels ont été fait en 1987, ultérieurement les données ultérieures sont basées sur des estimations peu vérifiées sur le terrain. La seconde cause tient de la situation générale dinsécurité dans le milieu rural .Elle pousse un grand nombre déleveurs à réduire le nombre de cheptel domestiqué et vacciné, laissant un partie de leur bovins à létat semi sauvage « malia » donc non enregistré dans les statistiques. Néanmoins il est noté une augmentation constante du nombre de bovins orientés vers la production laitière surtout sur les Hautes-Terres et celui des zébus qui servent à la traction. En effet, les exploitants agricoles dont la majorité dispose de bovins semblent tirer un meilleur profit en utilisant les bovins pour les travaux agricoles (traction et piétinage) que dans la production de viande (Ranaivoarivelo, 2002). Il est donc permis destimer que chaque malgache, actuellement, dispose de 0,54 UB danimaux domestiques. Si lon considère exclusivement les ruminants, ce chiffre est de 0.51 UB/hab. Lélevage de ruminants se pratique selon deux systèmes. Le premier est le système extensif surtout important en milieu rural. Le second est plus intensif, il prédomine en régions périurbaines. Le système dexploitation extensive domine largement lélevage des zébus et des petits ruminants. Il nest pas exclusivement orienté vers une logique de production et de commercialisation, quoique dans certaines régions il a été remarque une tendance vers une exploitation commerciale (stratégie dachat vente) et une valorisation pour les travaux agricoles (Ranaivoarivelo, 2002). Il est très peu orienté sur une logique de production et de commercialisation, mais revêt une importance capitale du point de vue socioculturel. En effet, pour la grande majorité de la population rurale des régions de lOuest et du Sud, la disponibilité dun grand troupeau de zébus est un signe extérieure de richesse souvent allié à une grande capacité de décision. Les zébus servent aussi pour les travaux agricoles en tant quanimaux piétineurs de rizière et assurent la traction des instruments de travail du sol et des charrettes de transport de biens et de personnes. La production laitière est surtout pratiquée dans les régions périurbaines sous formes de production intensive dont les objectifs sont multiples : la production de lait, de fumier. Au cours de ces dernières décennies, la production laitière dans les régions des Hautes-Terres a connu un développement certain à cause de la conjonction de facteurs favorables tels que le succès de lamélioration génétique des vaches, la disponibilité des services et produits vétérinaires, le développement dun grand marché par les grandes villes en expansion telles quAntananarivo et Antsirabe). Pour les espèces monogastrics (porcs et volailles), le système délevage est aussi très diversifié, il va dun système extensif où les animaux sont livrés à eux- mêmes pour trouver leur nourriture à un système intensif imitant celui des pays industrialisés. |
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| 5. LES
RESSOURCES PASTORALES Jadis, lIle de Madagascar présentait un couvert forestier important. Actuellement, sous la pression de nombreux facteurs dont un des plus importants est le facteur anthropique, cette couverture forestière diminue rapidement et ne représente plus quenviron 22 pour cent de la surface du territoire (Rakotovao, 1998). Fig. 4. Formations Vegetales Lorigine des savanes fait lobjet de nombreux travaux (Gauthier,1902 ; Perrier de la Bathie 1921; Granier, 1967, Morat, 1973 et Koechlin et al. 1974). Pour certains, ces savanes avaient une origine naturelle, mais dautres auteurs soutenaient une origine anthropique. A la lumière des travaux plus récents, lon tend à saccorder sur le fait quavant larrivé e de lhomme sur lIle, il y avait déjà quelques savanes naturelles au sein dune végétation à dominante forestière. Ultérieurement, lhomme est arrivé et a accéléré lextension des savanes grâce à sa manipulation de la hache et du feu. Les mesures faites par Faramala (1988) montrent que les surfaces actuelles de savane seraient de 397 404 km², soit 68 pour cent de la surface de lIle. La majorité des savanes (62 pour cent ) est située dans les régions de louest et du sud. De plus, 76 pour cent de ces étendues herbeuses se trouvent à une altitude inférieure à 800 m. (Rakotoarimanana, 2002). Les graminées de pâturage ont fait lobjet dune étude approfondie par Bosser (1969) qui a décrit 291 espèces sur les 450 que compte la flore de Madagascar. Les feux de savane parcourent annuellement les surfaces pastorales de Madagascar. Ils sont devenus un événement commun dans les régions de savane. Il est estimé quen moyenne, 435 000 ha des savanes sont brûlées tous les ans. Ces feux, le plus souvent intentionnels, attaquent les forêts et contribuent à une extension des surfaces défrichées estimées jusquà 300 000 ha par an (Langrand et Wilme, 1995). Les opérations de contrôle des feux par la mise en place de mesures législatives ont fait lobjet de nombreux textes et directives (Bertrand, 1994 ; Sourdat, 1996). Ils nont malheureusement pu réduire ni arrêter la pratique des feux de brousse. Les droits fonciers sur les espaces pastoraux sont de nature surtout traditionnelle. La gestion revient grosso modo à celui (ou à la communauté) qui lutilise pour le pâturage de son bétail. Cette insécurité foncière constitue un facteur favorisant le maintien de lexploitation extensive des espaces de savanes. Les feux sont le plus souvent allumés au cours de la dernière partie de saison sèche (Août - Octobre). On attribue généralement leur origine aux éleveurs qui en tirent profit pour le renouvellement du pâturage. Ce sont les feux tardifs qui procurent quantitativement de fourrage intéressant pour le bétail, car provoqués la veille des pluies. Les feux précoces pratiqués le plus souvent durant la saison fraîche, ne peuvent donner de fourrage consommable durant le reste de la saison sèche, que lorsquils sont provoqués dans des zones à bonne rétention en eau (zone humide) (Ranaivoarivelo et Milleville, 2001). Les feux intentionnels jouent par ailleurs dautres rôles, plus subsidiaires, lorsquils sont utilisés comme stratégie pour masquer les traces de bufs volés. Les feux sont le plus souvent allumés au cours de la dernière partie de la saison sèche (Août - Octobre). Généralement, on attribue aux éleveurs lorigine des feux car ces derniers tirent un certain avantage en faisant pâturer leurs zébus sur les repousses après feux qui sont des herbes vertes disponibles en pleine saison sèche. Il faut cependant noter que cet avantage est de courte durée car la repousse est de faible quantité et se flétrie rapidement du fait de la sécheresse générale de lenvironnement. Les feux intentionnels constituent aussi des stratégies utilisées par les vols de bufs pour détourner lattention des éleveurs et pour masquer les traces au sol des animaux volés. Pour la période entre 1987 et 1993, les plus grandes surfaces brûlées appartiennent aux provinces dAntananarivo et de Mahajanga. Le contrôle des feux par la mise en place de mesures législatives a fait lobjet de nombreux textes et directives (Bertrand, 1994 ; Sourdat, 1996). Ces mesures nont jamais pu, ni arrêter, ni réduire les feux de brousse. Les droits fonciers des espaces pastoraux sont encore de nature surtout traditionnelle. La réalité pratique est telle que les pâturages sont surtout dusage libre et communautaire pour les éleveurs. Cet état de non-sécurité dans la propriété des sols, est un facteur qui maintient les savanes dans une exploitation extensive et communautaire. LE PATURAGE NATUREL Du point de vue pastoral, Madagascar pourrait être divisé en six grandes régions. Elles ne correspondent pas aux divisions administratives des provinces autonomes, mais en liaison avec les aspects écologiques et aux systèmes délevage des ruminants. Fig. 5. Repartition des differentes regions pastorales de Madagascar Le nord Le nord. Lélevage de ruminants est relativement important dans la région dans la mesure où la ville de Vohémar est un des ports dexportation de bovins sur pieds vers les Iles voisines de lOcéan Indien (La Réunion et Maurice). Dune façon globale, le pâturage naturel présente les caractéristiques suivantes : Sur les plateaux, l'espèce dominante est Heteropogon contortus. Elle peut être remplacée par Aristida dans les zones soumises à d'intense érosion. Sur les bas de pentes et colluvions, les deux graminées les plus fréquentes sont Hyparrhenia rufa et Hyperthelia dissoluta. Les bas-fonds sont surtout occupés par Echinochloa spp. et un cortège de graminées secondaires (IEMVT, 1970; Suttie, 1976b). Le nord ouest Le climat est du type tropical sub-humide. Dans lensemble, la pluviométrie annuelle est en moyenne de 1 000 mm et la saison sèche dure entre 205 et 235 jours de la mi-mars à fin novembre. La production bovine occupe une place importante dans cette région. Cela explique que, dès 1911, une entreprise a été crée à Mahajanga pour exploiter la viande de zébu. Plus récemment, un abattoir aux normes européennes y a été construit. La ville de Mahajanga est aussi un port dexportation de bovins sur pieds vers larchipel des Comores. Par ailleurs, plusieurs projets de développement de la production bovine ont été réalisés dans cette région. La production laitière se développe dans les environs immédiats de la ville de Mahajanga. Le couvert herbacé de cette région se répartit en fonction des différentes formes topographiques : Les collines, peu érodées, sont couvertes par deux espèces les plus répandues à Madagascar : Hyparrhenia rufa et Heteropogon contortus. Dans la région de Maintirano, on trouve des peuplements d'Urochloa mosambiciensis. Les collines érodées, essentiellement couvertes de formation graminéenne, constituée d' Aristida rufescens ou de l'association Aristida rufescencs + Chrysopogon serralatus. Ces zones de colline présentent des formations arbustives très caractéristiques, composées d'Hyphaene schatan et Medemia nobilis. Les bas de pente et bas-fonds sont couverts par trois espèces : Cynodon dactylon, Sporobolus et Panicum maximum. Les zones inondables « baiboho » en bordures des fleuves présentent des formations herbacées constituées par Hyparrhenia variabilis et Ischaemum. Productivité des pâturages naturels du Nord-ouest La première expérience a été menée à la ferme dEtat nommée "Sainte-Marie" dont le pâturage est constitué d' Heteropogon contortus , d'Aristida sp. qui poussent sur un sol ferralitique rouge. L'autre essai a été conduit à la station expérimentale de Miadana (FO.FI.FA.) dont le pâturage est essentiellement composé de Chrysopogon serulatus et d'Heteropogon contortus installées sur un sol argileux-sableux gris. Ces deux expériences se sont déroulées à des périodes différentes. Celle de Sainte-Marie a eu lieu en 1982, elle a duré une saison Rasambainarivo et al., 1983). Tandis que l'essai de Miadana a débuté en 1987 pour se terminer en 1989 (Rasambainarivo et Schmidt, 1990). Les zébus qui ont servi aux essais étaient affectés en lot, dans des paddocks selon un système de pâturage permanent et ils y restaient pendant toute la saison d'expérimentation. A Miadana, les animaux étaient renouvelés tous les ans, en début de saison de pluies. Aucun aliment complémentaire n'était distribué à ces bovins. Les résultats présentés ci-dessous ne concernent que les gains pondéraux obtenus au cours des saisons de pluie. L'expérience de "Sainte-Marie" a donc précédé, de quelques années, celle de Miadana. De ce fait, elle a servi pour déterminer la fourchette de charge mise à l'épreuve à la Station de Miadana. Ainsi, s'explique la disparité des charges testées dans ces deux expériences qui vont de 0,07 tête/ha à 3 têtes/ha. Il se dégage qu'en terme de gains de poids vif/ha, les charges supérieures à 0,75 animal/ha ont entraîné à "Sainte-Marie", un amaigrissement des zébus, même pendant la saison des pluies et les charges très faibles qui ont été appliquées à Miadana ont permis des gains de poids variant entre 3 et 12 kg/ha. A Miadana, les meilleurs ont été obtenus avec une charge de 0,25 animal/ha quoique ces gains varient d'une façon importante en fonction des années. Les résultats enregistrés au cours des saisons sèches montrent constamment des pertes de poids. Ainsi, à la lumière de ces résultats et en ce qui concerne la gestion et la productivité des zébus élevés sur les pâturages naturels de l'Ouest, quelques conclusions peuvent être tirées :
Le sud De tout cet ensemble sec, la seule exception est la ville de Fort-Dauphin et de ses environs immédiats où les précipitations moyennes dépassent les 1,500 mm /an du fait de sa localisation sur les bords de lOcéan Indien. La région du Sud est réputée pour ces grands troupeaux de bovins et de petits ruminants. En effet, la grande majorité du cheptel malgache dovins et de caprins est concentrée dans cette région. La ville dAmpanihy est dailleurs réputée par le tissage artisanal de la laine mohair. La ville de Fort-Dauphin est aussi un lieu occasionnel dexportation sur pieds de ruminants. Du point de vue socio-culturel, le zébu occupe une place traditionnelle très importante. La population du sud malgache vit dans ce qui est appelé «la civilisation du buf ». Le zébu partage tous les moments importants de la vie de lhomme, de sa naissance jusquà sa mort. Plusieurs auteurs ont fait des descriptions localisées. Morat a présenté la végétation de savane des plateaux de l'Horombe (MORAT,1969) et une étude très approfondie des savanes des environs d'Ankazobe (Morat,1973). Une équipe de la F.A.O. (Suttie et Hablützel, 1974) a décrit la végétation pastorale dominante de l'extrême sud malgache, d'Ankazoabo à Amboasary. Enfin, plusieurs missions de l'IEMVT., composées de Granier et Razafindratsita (1970), Ellenberger (1972) ont décrit les végétations pastorales du sud malgache. Cabanis et Razafindratsita (1971). Les auteurs saccordent pour affirmer qu'Heteropogon contortus est l'espèce la plus fréquemment rencontrée sur les zones non inondables. En fonction des localisations topographiques et de l'intensité de l'érosion, certaines espèces peuvent être dominantes, c'est le cas de Loudetia simplex et Aristida sp. qui occupent les zones à pentes dégradées. Quant à Hyparrhenia rufa, Hyperthelia, Cynodon dactylon, elles occupent les parties basses quelquefois inondables. Les cactacées constituent des plantes fourragères caractéristiques de la région sud. Autrefois, il existait des cactus locaux mais elles ont été artificiellement détruites à la suite de l'introduction volontaire de parasites : les cochenilles. Aussi, les cactus qui y poussent actuellement sont résistants aux cochenilles (Berte et Suttie 1974 et 1975, Suttie 1977). Le Moyen-Ouest Les plateaux et les pentes faibles sont constitués principalement par deux graminées : Heteropogon contortus, Hyparrhenia rufa. Dans de nombreuses localités, Hyparrhenia rufa et Hyperthelia dissoluta ont été la proie d'érosion plus ou moins importante, ce qui a permis à Aristida et Loudetia de s'y introduire. Dans tous les cas, le degré de recouvrement des sols par ces espèces pérennes est assez faible et ne dépasse par les 20-40 pour cent . Les pentes fortes : Certaines espèces rencontrées sur les plateaux se retrouvent dans une moindre mesure sur les pentes qui sont essentiellement couvertes par Aristida rufescens et Loudetia simplex. Le pourcentage du sol nu est élevé (90 pour cent ), ce qui signe un phénomène érosif très important. Les colluvions sont couvertes par Panicum maximum et Hyparrhenia variabilis. Les bas-fonds, quant à eux, sont caractérisés par leur homogénéité floristique. En effet, trois graminées dominent : Leersia hexandra, Cynodon dactylon et Brachiaria arecta auxquelles s'ajoutent des cypéracées, spécialement dans les régions les plus tourbeuses (Granier 1965, Granier et Lahore, 1967). La dynamique de la flore des pâturages naturels de la région du Moyen-Ouest a été étudiée par Granier (1967) qui distingue deux types d'évolution possible. D'une part, une évolution régressive sous l'influence des feux répétés et de surpâturage. Elle favorise la disparition d'Hyparrhenia spp. et d'Heteropogon spp. au profit d'Aristida spp et Imperata. L'évolution inverse, dite progressive, est la conséquence d'une mise en défens (sans feux et accès minimum d'animaux), elle aboutit au développement de plantes arbustives et dun embroussaillement sur les plateaux. Les rendements en biomasse sur les zones de plateaux sont plus faibles que ceux des colluvions et bas-fonds. De plus, six coupes peuvent être réalisées sur ces colluvions et bas-fonds, contre 2 à 3 coupes seulement sur les plateaux. Dans un système d'exploitation des pâturages de plateaux sans apport d'engrais, Gaulier et al. (1968) préconisent, d'une part, le fauchage, vers la fin mars-mi-avril, en vue de la fabrication du foin, et d'autre part, la rotation de la mise à feu des pâturages en saison sèche avec le respect du temps de latence entre le passage du feu et l'entrée des animaux qui ne doit se faire que si l'herbe atteint une hauteur de 35 cm. Les éleveurs du Moyen-Ouest pratiquent traditionnellement, sur les zébus embouche herbager ce qu'on appelle communément "dabokandro". Cette embouche dure entre 6 mois - 3 ans. Les résultats de nombreuses expériences ont montré que, pendant la saison sèche, le pâturage naturel des plateaux ne subvient pas aux besoins d'entretien des bovins. Ceci entraîne, pour certains, une perte pondérale pouvant aller jusqu'à 25 pour cent du poids initial. Pour d'autres catégories d'animaux plus faibles et plus vulnérables, l'issue peut être très grave allant jusqu'à la mort (de Reviers 1970). Dimportantes fluctuations saisonnières de poids (environ 60 kg de poids vif pour les mâles et 40 kg pour les femelles) ont été également enregistrées dans la région de Sakaraha. Et cela malgré les conditions dalimentation considérées comme satisfaisantes compte tenu de la complémentation des pâturages secs de savane par des fourrages prélevés en zones de bas-fonds ou de forêt (Ranaivoarivelo, 2002) Au cours de la saison des pluies, les gains peuvent varier entre 30 et 120 kg/animal. Il a été signalé (Rasambainarivo et al. 1984) que le système extensif permet de gagner, en saison des pluies, entre 41 et 98 kg de poids vif par tête. Les Hautes Terres Sous région du Lac Alaotra L'ensemble des études réalisées s'accorde sur l'évolution rapide et régressive de ce pâturage naturel. D'une part, les surfaces dominées par Aristida multicaulis s'élargissent et d'autre part, les touffes herbacées se font des plus rares laissant un sol nu qui peut s'élever jusqu'à 60-80 pour cent de la surface totale (Gaston, 1988). Sur les colluvions et bas-fonds non transformés en rizières, les espèces dominantes sont : Cynodon dactylon, Digitaria humberti et Leersia hexandra. La sous région de lImerina Centrale et du Vakinankaratra Lélevage bovin de lImerina centrale et du Vakinankaratra présente les signes les plus avances de lintensification et lintégration agriculture - élevage. La production laitière y est la plus importante de toute lIle .La vente du lait constitue une source importante de revenu pour les paysans. Les industries et les artisans transformateurs laitiers sont nombreux. Le fumier est très largement utilisé pour la fertilisation des rizières dont les pailles sont distribues aux bovins. Traditionnellement, il se pratique une embouche intensive des bovins zébu en vue des différentes festivités familiales. Mais pour des raisons de coûts et de sécurité cette embouche est de moins en moins pratiquée. L Est Les alluvions et colluvions couvrent des surfaces très restreintes et les espèces qui y poussent ont un rôle fourrager mineur. Ces pâturages sont constitués par : Hyparrhenia rufa, Cynodon, Stenotaphrum dimidiatum, Axonopus compressus, Paspalum conjugatum. Ces trois dernières espèces ont un nom vernaculaire commun : "ahipisaka" (herbe plate). LA PATURAGE ARTIFICIEL Les premières introductions de plantes fourragères à cultiver ont eu lieu dans les années 40. Ces introductions ont eu lieu sur les Hautes-Terres dans les environs dAntananarivo et au sein de fermes privées qui pratiquaient le production laitière. Depuis 1964, un grand nombre dobservations et dexpérimentations a été fait par les différentes Institutions de recherche scientifiques telles que FOFIFA, FIFAMANOR, lIEMVT, lIRAM, lORSTOM, Luniversité de Madagascar. Au début, les travaux étaient concentrés sur les Hautes-terres, mais ultérieurement les différentes Institutions et Organismes de développement ont introduit des espèces fourragères dans les différentes régions et conditions écologiques de Madagascar (Borget 1962, Borget 1971, Delhaye et Granier 1966). Il est difficile davoir le nombre exact despèces et variétés fourragères importées et testées dans les différentes conditions écologiques de lIle. Néanmoins, il est possible davancer un chiffre de 200 plantes différentes qui peuvent être réparties en graminées, légumineuses et arbustes fourragers. Le tableau 5 et 6 (en annexe) montre la liste des graminées fourragères qui ont été testées dans les différentes régions de Madagascar ainsi que leur comportement respectif dans ces régions. Ces expériences ont été menées dans des parcelles de surfaces très différentes et sur les périodes plus ou moins longues en fonction des auteurs. En fait, une douzaine de plantes sest montrée vraiment adaptée dans différentes conditions et a été adoptée par les éleveurs surtout ceux qui pratiquent la production laitière. LES GRAMINEES Les graminées fourragères pour la saison des pluies Dans les régions des Hautes-Terres où les surfaces agricoles sont exiguës, les grandes graminées (Pennisetum purpureum et Tripsacum laxum) sont les plus connues. Pennisetum purpureum est la plante la plus cultivée. Deux variétés sont les plus connues et la plus ancienne est la variété « collet rouge » qui présente par définition un collet de couleur rouge ainsi que des pilosités urticantes au niveau des feuilles. Cette variété est actuellement délaissée au profit de la variété « Kisozi » (Granier, 1971) qui est nettement moins urticante. En fait, P. purpureum est utilisée à plusieurs fins à lexclusion de lutilisation fourragère. En effet, cette plante est connue pour ses capacités de protection contre lérosion et, de ce fai,t elle est cultivée en bordure des courbes de niveaux et des cultures vivrières pour limiter les pertes en terre. Linstallation des grandes graminées se fait généralement avec des boutures et un apport localisé de fumier à la base de chaque bouture. Ultérieurement, du fumier est aussi apporté tous les ans. Dans ces conditions, les rendements obtenus varient en fonction des conditions climatiques et de lhumidité du sol. Tripsacum laxum est une grande graminée plus exigeante en terme dhumidité. Elle est cultivée surtout dans les bas-fonds pour une production optimale. P. purpureum et T. laxum sont rarement pâturés directement par les animaux, mais le plus souvent coupées et distribuées à l étable. Chloris gayana est bien adaptée aux conditions des Hautes-Terres (Huynh-Van-Nhan, 1971) et plus souvent cultivée en vue de la fabrication de foin à cause de sa précocité. Setaria anceps , Brachiaria brizantha (Granier et Lahore, 1966) et B. ruziziensis (BDPA, 1963) ont été utilisées de diverses manières. Le fait est que B. brizantha est très difficile à éliminer si elle précède des cultures vivrières telles que les riz pluviaux. Ainsi, les éleveurs qui pratiquent cette technique de riziculture évitent de cultiver B. brizantha. Melinis minutiflora a été cultivée et diffusée dans certaines régions des Hautes-Terres (Albengue, 1971) et du Lac Alaotra (Birie - Habas J. 1961 ; Razakabaona 1967, 1969, 1970). Mais actuellement, elle est très peu utilisée par les éleveurs. Les seules graminées annuelles cultivées en saison pluvieuse, sont le maïs (Zea mais) (Rasambainarivo et al., 1979) et le sorgho (Sorghum spp.) (Rasambainarivo et al., 1979) , elles sont utilisées pour la fabrication densilage dans les fermes laitières dune certaine taille. Des expériences dembouche du zébu avec de lensilage ont été réalisées avec succès, (Rasambainarivo et al., 1980) mais la conjoncture économique du moment nétait pas favorable à sa diffusion dans les fermes du Moyen Ouest. Les graminées de contre saison La technique consiste à aménager rapidement les rizières, juste après la récolte du riz, en vue de profiter de lhumidité résiduelle du sol tout en pratiquant une irrigation dappoint, si possible. Lavoine est bien adaptée à la saison sèche, dans la mesure où la saison de production correspond à la saison fraîche. Le fourrage davoine est exclusivement exploité en affouragement vert, il est très rarement pâturé vu la taille réduite de surfaces cultivées. Trois à cinq coupes peuvent être faites sur la même parcelle au cours de la saison dexploitation et les rendements varient en fonction des doses de fertilisant appliquées. Lengrais le plus utilisé est lurée qui apporte aussi un arrière effet positif sur le riz qui suit lavoine. Il a été remarqué quune fertilisation trop importante peut nuire au riz qui sera alors très productif en terme de feuillage, ce qui nest pas recherché. A titre expérimental du Sorgho, Sorghum bicolor a été installée dès le retrait de leau dans les zones inondables « Baiboho » de la région Ouest (Granier et Bigot, 1970). Les résultats obtenus ont été donné des gains de poids de vifs de 602 kg/ha pour les quatre mois dexploitation de ce type de pâturage (Rasambainarivo et al., 1980). LES LEGUMINEUSES FOURRAGERES Les légumineuses fourragères sont dutilisation relativement plus récentes par rapport aux graminées. Les études les plus poussées et les actions les plus intensives de vulgarisation ont été réalisées dans le Moyen-Ouest avec Stylosanthes guianensis, entre les années 1960 et 1980. Les travaux de Granier et Lahore (1966), Granier (1970, 1971, 1973) et Granier et al. (1972) ont essayé de déterminer les facteurs les plus favorables et les plus économiques pour linstallation de Stylosanthes guianensis en vue de lamélioration du pâturage naturel. Les auteurs ont ainsi recommandés des mesures de réduction de la concurrence des graminées naturelles par la mise à feu préalable du pâturage naturel, un léger travail du sol, avant le semis de la légumineuse. S. guianensis et plus particulièrement les variétés « Endeavour et Schofield » ont connu, dans la région du Moyen-Ouest et de lOuest, un très grand succès au cours des années 1970-1980. Les fermes délevage dEtat et des privés ont cultivé du Stylosanthes, soit en culture pur (Rasambainarivo et Rakotozandrindrainy,1980), soit pour lamélioration des pâturages naturels. Vers le milieu des années 80, lanthracnose est apparu et a décimé les pâturages artificiels ou les pâturages naturels améliorés avec cette plante. Actuellement, certaines variétés plus ou moins résistantes à lanthracnose ont été installées. Dans les régions plus sèches du Sud, Stylosanthes humilis et S. hamata ont été expérimentées et vulgarisées (Suttie, 1974, 1975, 1977). Dans plusieurs conditions écologiques et surtout dans les régions occidentales, Macroptilium purpurem « Siratro » et Pueraria phaseoloides « Kudzu » (Capitaine et al. (s.d.) se sont montrées très bien adaptées. Globalement, les légumineuses sont des plantes très utiles pour lalimentation des ruminants pour la première partie de la saison sèche. Cest dans ce sens quelles sont actuellement préconisées à la suite des expériences dévaluation des productions animales réalisées (Rasambainarivo 1979 et 1980). Il se trouve cependant que les moyens nécessaires pour linstallation et lentretien dun pâture de légumineuses sont nettement plus importants que ceux nécessaires pour les graminées. Cela constitue un des facteurs limitant majeurs pour son adoption plus extensive. Lautre contrainte est liée aux surfaces, en effet, un pâturage de légumineuse nécessite une surface relativement plus grande que celle des grandes graminées, or, les éleveurs ne disposent que des surfaces limitées à consacrer à la production fourragère. Enfin, le plus souvent, les surfaces de pâturages améliorés ne sont pas clôturées et de ce fait, certains éleveurs rechignent dinvestir pour un usage communautaire. Les associations graminées et légumineuses ont été testées et se sont montrées prometteuses, (Rasambainarivo, 1980). Cependant, la gestion de ce type de pâturage sest montrée compliquée. LES ARBUSTES A USAGE MULTIPLE Lutilisation des arbustes en tant que fourrages a commencé surtout dans les régions sèches du Sud de lIle (zone de lAndroy) avec plusieurs variétés dAtriplex nummularia et A. canescens qui se sont montrées plus adaptées (Suttie et Berte,1975 et 1977). Plus récemment, dans le Moyen-Ouest et sur les Hautes-Terres (Rasambainarivo et al., 1990 ; Rasambainarivo et Razafindratsita, 1991), diverses expériences ont montré lintérêt des arbustes en tant que complément fourrager des bovins pour la saison sèche. Dans ces différentes conditions, les plantes les plus intéressantes sont Leucaena leucocephala, L. diversifolia, Calliandra calothyrsus, Acacia mangium, Albizia falcataria, Le mode dinstallation le plus recommandé est la transplantation des jeunes plantules âgées de 3-4 mois élevées préalablement en pépinière. Après 18 à 24 mois, la plante peut être exploitée et fournir 0,600-0,650 kg de MS de feuilles, par pied et par an, en 2 à 4 coupes (Rasambainarivo et al., 1993). Les plantes fourragères diverses Dans le sud de lIle qui est la région la plus sèche, les cactus (Opuntia ficus indica) ont été cultivés pour diverses finalités. Les travaux réalisés par Berte et Suttie, 1974 ; Hablützel. et Suttie, 1975 et Suttie 1976, 1977) ont montré que cette culture est fort intéressante mais son adoption à plus grande échelle se heurte au mode délevage encore très extensif dans la région et aux différentes priorités des éleveurs qui sont très souvent confrontés à des problèmes de sécheresse. LES RESIDUS DE RECOLTES La paille de riz est le résidus de récolte le plus disponible et le plus largement utilisé par les éleveurs de ruminants. Le traitement de la paille à lurée a fait lobjet de travaux expérimentaux, projet financé par la FAO et dautres actions de développement. Les avantages technique et économique du traitement ont été montrés à léchelon expérimental en Station (VERO ) et dans les exploitations (PSE) dont plusieurs lont pratiqué. Néanmoins, cette pratique sest heurtée à plusieurs contraintes dont les plus importantes ont été les charges supplémentaires de travail occasionnées par le transport de la paille, du champ à létable, le coût élevé de lurée, les faibles performances additionnelles sur la production laitière de ce traitement par rapport à dautres alternatives telles que la culture en contre-saison davoine ou de ray grass. La question a été posée à plusieurs reprises sur lefficacité technico-économique de lutilisation de lurée en tant que produit de traitement de la paille ou en fertilisation des champs davoine fourrager de contre-saison sur les rizières. Les réponses ont montré un avantage de son utilisation en tant que fertilisant et qui peut bénéficier en arrière effet le riz cultivé ultérieurement à lavoine. La conservation des fourrages Lensilage de maïs a fait lobjet dexpérimentation en vue de la finition des zébus et la production de viande en saison sèche. Techniquement, il sest avéré que le zébu malgache répond bien à une embouche intense à lensilage ( Rasambainarivo et al., 1980.) La production de semences fourragères Il est remarqué que lavoine est très appréciée par les éleveurs dont les demandes ne sont pas toujours satisfaites du fait de la pathologie. Il se trouve aussi que les semences de qualité sont vendues à des prix relativement élevés et certains éleveurs essayent de produire de semences à des coûts réduits mais souvent à des qualités douteuses.
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| 6. AMELIORATION DES RESSOURCES PASTORALES Les surfaces de savane et pâturages naturels de la Grande Ile sont relativement importants par rapport à son cheptel ruminant. Ainsi, lélevage extensif est le système de gestion le plus pratiqué. Dans ce contexte, les éleveurs adoptent une mode dexploitation traditionnelle et profitent au maximum du phénomène de croissance compensatrice des animaux au pâturage. La grande majorité des tentatives damélioration des pâturages naturels ont été des succès techniques, mais nont pas été pérennes à cause surtout des facteurs socio-économiques. En effet, lélevage de zébu reste un système traditionnel non orienté vers la commercialisation des produits et les surfaces de pâturage sont encore dexploitation communautaire et personne na pour le moment intérêt à les améliorer. La technique qui semble être la plus indiquée dans certaines situations serait la mise en place de banque de protéines à base darbustes fourrages pour certaines catégories de cheptel au cours de la sèche. Mais, dans tous les cas, le statut juridique des terres mérite une solution convenable. Dans le cadre de la protection de lenvironnement en général, des « aires protégées » sont aménagées. La gestion des aires de savane dans ces aires mérite des études à la fois techniques et socio-économiques. La culture fourragère, par contre, se développe bien dans les fermes laitières des zones périurbaines mais sur des surfaces réduites à la mesure des petites exploitations. Lamélioration des techniques et ladéquation de la gestion des fourrages de contre-saison méritent des solutions qui seront très favorables à la production laitière |
| 7. LES ORGANISATIONS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
IMPLIQUES DANS LE PASTORALISME Les recherches pastorales et fourragères sont menées par différentes Institutions dont les plus importantes sont FOFIFA, FIFAMANOR, le CNRE et lUniversité dAntananarivo. Le FOFIFA (Centre National de Recherche Appliquée au Développement Rural) a un mandat pour toute la recherche agronomique au niveau national. Le Département de Recherches Zootechniques et Vétérinaires (DRZV) du FOFIFA est, entre autres activités, chargé des aspects liés aux pâturages naturels et artificiels ainsi que de lalimentation animale en général. Au Centre Régional de Recherche du Lac Alaotra, des collections fourragères sont maintenues et des semences peuvent être produites. FIFAMANOR est une Institution de financement malgache et norvégien, elle est surtout orientée vers le développement laitier de la région du Vakinankaratra et des Hautes-Terres. LUniversité dAntananarivo et le Centre National de Recherche sur lEnvironnement (CNRE), entre autres activités, soccupent surtout de la formation universitaire et des recherches sur les pâturages naturels. Quoique les données biologiques ne couvrent pas encore entièrement tout lensemble des espaces pastorales, Il est permis daffirmer que les informations biologiques et sociologiques sur les pâturages sont nombreuses. Néanmoins, on dispose moins dinformations sur léconomie des pâturages. Si lensemble des informations relate des travaux réalisés sur la base dexpériences et détudes diverses, très peu dinformations sont disponibles pour permettre de modéliser et de prévoir les impacts bio-économiques de telle mode de gestion des pâturage à la fois sur lenvironnement général des hommes et de la nature. Lavenir de lagriculture malgache et sa sortie de sa situation de pauvreté actuelle sont conditionnées par des actions concrètes pour augmenter la productivité et la rationalisation de la gestion des ressources naturelles. Dans le domaine des pâturages et de la production des ruminants, des actions plus intensives et plus systémiques méritent dêtre menées par des équipes multidisciplinaires. Il faut cependant garder à lesprit que le véritable développement de la production fourragère et des animaux herbivores ne pourra se réaliser que si les éleveurs et lensemble de ses partenaires éprouvent une réelle volonté daugmenter leurs revenus, dans un environnement économique qui leur est favorable. |
8. REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
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| 9. CONTACTS Les auteurs de cette revue sont : Prof. Jhon H. Rasambainarivo, FOFIFA-DRZV,BP.4, Antananarivo 101,Madagascar e-mail : jrasamb@dts.mg Dr. Nivo Ranaivoarivelo CNRE-GEREM |
10. ANNEXES
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