NAMIBIE
Jim Sweet et Antje Burke

 

1.  INTRODUCTION

2.  CLIMAT, RELIEF ET SOLS 

2.1.  Climat et sécheresse
2.2.  Relief et zones agroécologiques 
2.3.  Sols 

3.  SYSTÈMES D’ÉLEVAGE 

3.1.  Secteur commercial/privé
3.2.  Secteur traditionnel/communautaire

4.  RESSOURCES PASTORALES 

4.1.  Pâturages naturels 
4.2.  Introduction de légumineuses et fourrages
4.3.  Fourrage en sec  
4.4.  Fourrage irrigué
4.5.  Fourrage importé 
4.6.  Contraintes de la production fourragère

5.  PRODUCTION DE SEMENCES FOURRAGÈRES 

6.  RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

6.1.  Structure institutionnelle
6.2.  Personnel 

7.  RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

8.  CONTACTS


 

1. INTRODUCTION

Située dans le sud-ouest du continent africain, la Namibie (ancienne Afrique du Sud-Ouest) est délimitée par l’océan Atlantique à l’ouest, l’Angola et la Zambie au nord, le Botswana à l’est et l’Afrique du Sud au sud (fig. 1). La superficie totale est de 824 269 km carrés. 

Fig. 1 Situation de la Namibie

Avec des précipitations annuelles de quelque 270 mm, la Namibie a le climat le plus sec de l’Afrique sub-saharienne. Les seules rivières pérennes coulent le long des frontières nord et sud, et le pays dépend presque entièrement des cours d’eau éphémères et des ressources en eau souterraines. 

La population de la Namibie, estimée à 1,7 million d’habitants, compte 73% de ruraux et 27% d’urbains. L’agriculture représente 9% du PIB et 14% des exportations, et fait vivre, directement ou indirectement, 70% de la population (FIDA, 1997).

On trouve trois grandes catégories de système foncier en Namibie. Environ 44% du pays est désigné sous le nom de secteur “commercial” de propriété privée, 41% est attribué au secteur communautaire, et les 15% restants correspondent à des aires protégées. Les zones communautaires, constituées principalement de blocs contigus, sont situées dans le nord, tandis que les exploitations du secteur commercial (privé) occupent la plus grande partie du centre et du sud.


 

2. CLIMAT, RELIEF ET SOLS

L’aridité et une topographie variée sont les facteurs qui déterminent les caractéristiques physiques des ressources naturelles de la Namibie. Au cours de l’histoire géologique, différentes phases de surélévation, érosion et sédimentation ont donné lieu à des reliefs complexes, déterminés par le substrat sous-jacent. 

2.1. Climat et sécheresse
On observe de grandes variations régionales dans la pluviosité annuelle, qui va de moins de 20 mm dans l’ouest du Namib et les zones côtières, à plus de 700 mm à l’extrémité est de la bande de Caprivi; mais seuls 5% du territoire reçoivent plus de 500 mm de pluies (tableau 1).

Tableau 1. Distribution annuelle des précipitations et type de climat de la Namibie

Précipitations (mm)

Type de climat

Pourcentage de la superficie

<100

Désertique

22

101-300

Aride

33

301-500

Semi-aride

37

501-700

Sub-humide

8

Source: National Drought Task Force, 1997a

Dans la plus grande partie du pays, il y a une seule saison humide en été et l’essentiel des pluies tombe novembre et mars. La distribution annuelle des précipitations est décevante car il y a plus d’années en dessous de la moyenne qu’au-dessus, aussi la valeur médiane est-elle plus significative que la moyenne. Les hautes variations saisonnières s’accompagnent d’une grande variabilité dans l’espace, et l’évapotranspiration potentielle annuelle dépasse les précipitations annuelles selon un ratio pouvant aller jusqu’à 30:1 (sans compter les zones désertiques), aussi la sécheresse est-elle un phénomène courant sur la plupart du pays (Sweet, 1999). L’extrême sud-ouest du pays reçoit des pluies hivernales associées au système des fronts climatiques et il existe une vaste zone de transition qui reçoit les pluies d’hiver et/ou d’été.

2.2 Relief et zones agroécologiques

Le pays se compose de trois grandes régions physiographiques. La première est la plaine côtière occidentale du désert du Namib, qui occupe 12% de la superficie, la deuxième est le plateau central qui s’étire entre les frontières sud et nord, et qui couvre plus de la moitié du pays, et la troisième est la zone semi-aride du Kalahari, qui s’étend sur presque toute la partie est (Isaacson, 1995).

Les plaines côtières occidentales sont largement composées de dunes mobiles, de gravier et de plaines sableuses. Le plateau central comprend des montagnes, des hautes terres et le grand escarpement occidental. La zone du Kalahari est recouverte de sables d’épaisseur variable. 

Huit grandes zones agroécologiques ont été identifiées en Namibie, en fonction du relief et des périodes végétatives. Par ailleurs, on trouve des gorges de rivières importantes localement et des collines de roches indifférenciées (de Pauw et al. 1998). Ces zones principales sont les suivantes:

  • Plateau central
  • Formations du Damaraland
  • Plaines d’Ekuma et cuvette d’Etosha
  • Escarpement
  • Plateau sableux du Kalahari
  • Kalkveld
  • Formations du Kaokoland
  • Plaines désertiques et dunes du Namib.

Suivant la pluviosité décroissante du nord-est vers l’ouest et le sud, les périodes végétatives varient: elles comptent 120 jours dans le Caprivi (nord-est) et sont inexistantes dans les zones désertiques. A l’exception du nord-est et du centre-nord, le potentiel agricole de la Namibie se limite ainsi à l’élevage.

2.3 Sols

Les sables non consolidés (arenosols) et les sols peu profonds s’étant faiblement développés sur la roche-mère (lithosols, xerosols, regosols et yermosols) caractérisent les principaux groupes de sols de cet pays semi-aride et aride (FAO 1973).

Quelque 97% des sols contiennent moins de 5% d’argile, et ont donc une très faible capacité de rétention d’eau. Ils manquent en général de la plupart des substances nutritives principales, ainsi que de micro-substances telles que manganèse, fer et zinc. La salinité constitue un facteur déterminant dans et autour de la cuvette d’Etosha. Eu égard aux sols et à la pluviosité, on considère que seul environ 1% de la superficie, soit 820 000 hectares, a un potentiel moyen ou élevé pour les cultures en sec et en irrigué (NDTF, 1997a), l’essentiel de ces terres se trouvant dans les zones communautaires dans le nord-est du pays.


 

3. SYSTÈMES D'ÉLEVAGE

On compte actuellement environ 2,2 millions de bovins, 2,1 millions d’ovins et 1,7 million de caprins dans le pays, auxquels s’ajoutent, en plus petit nombre, des porcins, de la volaille et des autruches d’élevage. Cependant, les effectifs des bovins et du petit bétail fluctuent considérablement d’années en année, selon la pluviosité. Les données du recensement de 1998 qui montrent la répartition entre secteurs privé et communautaire, sont montrées au tableau 2. La production de viande de bœuf est l’activité liée à l’élevage la plus importante, suivie de la production de petit bétail (ovins et caprins); la plupart des produits du secteur de l’élevage sont exportés. Le secteur de l’élevage dans sa globalité contribue à 75% du produit agricole total (Directorate of Planning, 1999). Le tableau 3 montre les effectifs du cheptel et les chiffres de la production pour la période 1992 - 2001.

Tableau 2. Recensement national du bétail 1998

Système foncier

Bovins

Ovins

Caprins

Porcins

Volailles

Autruches

Privé

824 207

1 727 210

479 930

9 035

 

51 464

Communautaire

1 368 152

359 224

1 230 260

5 671

 

929

TOTAL

2 192 359

2 086 434

1 710 190

14 706

403 937

52 393

Source: Directorate of Planning, 1999

La Namibie possède aussi des ressources riches et variées en faune et flore, 13% du pays consistant en parcs nationaux, mais une part considérable de cette faune et de cette  se trouvent hors des aires de protection officielles. De nombreuses exploitations commerciales tirent une partie ou l’intégralité de leurs revenus de la chasse et/ou du tourisme, et l’on observe un mouvement croissant pour la création de zones de protection de la nature dans les aires communautaires, afin de permettre aux communautés locales de bénéficier de leurs ressources en faune. 

Il existe deux types de systèmes de production, très nettement distincts. Dans les exploitations privées, il y a des frontières claires, des droits exclusifs sur la propriété individuelle et des objectifs commerciaux. En revanche, les questions foncières entravent considérablement l’introduction et l’adoption de pratiques de gestion améliorées dans les zones communautaires, où les frontières sont souvent peu claires, où il y a en général libre accès aux pâturages, et où les producteurs sont tournés vers l’autoconsommation.

Tableau 3. Statistiques de la Namibie: effectifs des ruminants; production de viande de bœuf, veau, mouton, chèvre; production de lait; exportations de bœuf et de veau – période 1992-2001 

 

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

Bovins
(millions)

2,2

2,1

2,0

2,0

2,0

2,1

2,2

2,3

2,5

2,1

Ovins
(millions)

2,9

2,7

2,6

2,4

2,2

2,4

2,1

2,2

2,5

2,2

Caprins
(millions)

1,8

1,6

1,6

1,6

1,8

1,8

1,7

1,7

1,9

1,7

Prod. de bœuf et de veau (milliers de tonnes)

48,8

49,0

49,5

47,7

45,8

29,8

38,3

78,4

60,9

55,1

Prod. de viande de mouton (milliers de tonnes)

12,2

13,5

13,3

8,5

8,2

10,4

6,6

7,1

8,0

8,0

Prod. de viande caprine (milliers de tonnes)

4,1

4,2

4,2

4,2

4,6

4,8

4,6

4,6

4,2

4,2

Prod. de lait
(milliers de tonnes)

77,0

75,0

73,0

73,0

71,0

74,0

79,0

82,5

75,0

75,0

Exportations de têtes de bovins (milliers de tonnes)

157,1

179,7

190,7

198,8

279,1

92,7

143,3

152,3

152,3

n.r.

Exportations de bœuf et de veau (milliers de tonnes)

24,3

30,0

33,1

30,5

28,5

17,4

26,7

40,0

40,0

n.r.

Source: Base de données FAO 2002         n.r. = non renseigné

3.1 Secteur commercial/ privé

Le secteur agricole commercial est bien développé, fortement capitalisé et orienté vers l’exportation. L’élevage de type commercial compte pour 69% dans le produit national agricole (Directorate of Planning, 1999) et occupe 52% des exploitations/ pâturages. Le secteur privé concerne 6 337 exploitations (données de 1992), avec une superficie moyenne de 5 700 ha, qui sont la propriété de quelque 4 200 particuliers ou entreprises agricoles.

Les bovins dominent dans le nord du pays, où les parcours naturels ont en général une capacité de charge supérieure. La production des ranchs de bovins constitue le principal apport au revenu commercial agricole, les races principales étant les races brahman, afrikaner et simmentaler. Les ovins sont largement concentrés dans le sud, plus sec; il s’agit essentiellement d’ovins karakul, élevées surtout pour leur peaux, et de dorper, élevés pour la viande. Les caprins sont distribués de manière plus large, les races principales étant la chèvre boer et l’angora. Les ruminants sont élevés de manière extensive dans des ranchs, et dépendent des pâturages naturels, avec le complément occasionnel de protéines et de pierres à lécher. On trouve des élevages d’autruches dans les zones les plus sèches du pays; elles se nourrissent aussi de végétation naturelle, parfois complétée par du fourrage et des concentrés.

Les exploitations commerciales sont organisées en ranchs clôturés, sous-divisés en parcs, dans lesquels on pratique normalement une sorte de rotation pour la pâture. En comparaison des zones communautaires, les charges animales tendent à être plus stables; on y exclut en général les mises à feu et les coupes de bois de chauffe ou de construction sont minimales; le nombre d’animaux est inférieur et on observe une moindre mobilité des ruminants en réponse aux variations spatiales de la pluviosité. Par conséquent, de grandes superficies des savanes moyennement et très pluvieuses ont sévèrement été envahies par les buissons, au détriment du potentiel de pâture pour les bovins et les ovins. En réaction aux difficultés que rencontre l’élevage spécifique de ruminants domestiques, il y a eu une croissance marquée du tourisme de chasse et de safari.

3.2 Secteur traditionnel/communautaire

Les zones communautaires occupent quelque 48% de la superficie agricole de la Namibie et concernent environ 62% du cheptel bovin, 72% des caprins et 17% des ovins (voir tableau 2). Les systèmes de production, les objectifs et les droits de propriété sont très différents de ceux du secteur privé; de manière générale, les terres de culture sont allouées individuellement à des familles, tandis que les aires de pâturage tendent à être partagées par les membres d’une même communauté. Les zones communautaires s’étendent dans des milieux physiques et des groupes ethniques très diversifiés.

Dans les zones communautaires, les systèmes de production sont fondés sur le pastoralisme et l’agropastoralisme, et la majorité des familles sont tournées vers une économie de subsistance et de travail intensif, avec une utilisation limitée de la technique et des intrants extérieurs. La propriété de bétail a des vocations et des objectifs bien plus diversifiés que dans l’élevage commercial, notamment la puissance de traction, le lait, le fumier, la viande, le revenu monétaire et la réserve de capital, ainsi que certaines composantes socioculturelles. La production par hectare est plus importante que la production par tête, et, pour répondre à la diversité de ses objectifs, les éleveurs de ce système tendent à adopter une politique consistant à maximiser leur troupeau plutôt qu’à valoriser le croît, si bien que même les grands éleveurs ont tendance à ne vendre que pour répondre à des besoins en revenus monétaires.

L’élevage relevant du secteur communautaire contribue à hauteur de 5-6% au produit agricole total (Directorate of Planning, 1999); il est pour l’essentiel circonscrit au nord du pays. Toutefois, la taille des troupeaux varie considérablement entre les régions et au sein de celles-ci et les chiffres sur la propriété du bétail sont fortement biaisés, un petit nombre de personnes possédant de grands troupeaux et la majorité possédant seulement quelques bêtes ou n’en ayant pas du tout. 

Les effectifs du cheptel tendent à être distribués de manière moins égale dans le secteur communautaire que dans le secteur commercial. La population et le bétail a tendance à former de grandes concentrations près des points d’eau permanents, tandis que d’autres endroits demeurent potentiellement sous-utilisés en raison du manque d’eau. Les effectifs du bétail sont davantage liés à la quantité d’eau disponible qu’à celle du fourrage, aussi les effets de la sécheresse tendent-ils à être plus sévères dans les zones communautaires que dans les zones commerciales (Sweet, 1999).

Les troupeaux mixte de bétail sont plus courante dans les zones communautaires que dans les zones commerciales. Les bovins sont en général l’espèce préférée, notamment pour leur pouvoir de traction, mais les conditions économiques et écologiques restreignent souvent la possibilité d’en avoir. Dans le sud et le centre-ouest, le petit bétail prédomine. Dans l’est et le nord, les bovins sont importants; ce n’est que dans le centre-nord et le nord-est qu’il pleut suffisamment pour permettre des cultures pluviales. Les caprins et, dans une moindre mesure, les ovins, sont largement répartis dans les zones communautaires; il s’agit essentiellement de races indigènes. Les porcins et les volailles sont aussi de races indigènes, et la race bovine dominante est la race locale sanga.

On garde les bovins, les ovins et les caprins près des terres de culture pendant la période de culture - ou ailleurs, s’il y a des prédateurs ou des risques de vol -; mais la garde des animaux tend à se relâcher en saison sèche, lorsque ces derniers ont accès aux résidus de récolte. Dans les zones communautaires du nord, de nombreux grands éleveurs ont des campements ("cattle posts") éloignés du village et des terres de culture, où ils laissent la plupart de leurs bêtes, ne gardant au village, durant la saison humide, que les animaux laitiers et de trait. Dans ce système, les porcins et les volailles sont en général laissés en liberté pour se nourrir de détritus, même si certains éleveurs pratiquent l’alimentation sous abri.


4. RESSOURCES PASTORALES

La ressource fourragère principale en Namibie est constituée par les pâturages naturels. Dans les zones à pluviosité plus élevée, les résidus de récolte apportent un complément essentiel en saison sèche dans les zones communautaires, tandis que, dans les zones commerciales, certains producteurs cultivent des espèces fourragères. La production de fourrage irrigué est très limitée, eu égard au manque de sols adéquats et d’approvisionnement en eau dans les zones commerciales. En temps de sécheresse, la  Namibie importe du fourrage des pays voisins. 

4.1 Pâturages naturels

Les principaux types de végétation en Namibie sont illustrés à la figure 2. Selon cette classification (Giess, 1971), les quinze types de végétation peuvent être regroupés en trois grands écosystèmes. Les savanes occupent 64% de la superficie du pays, l’écosystème désertique 16% et les forêts sèches 20%. En raison de la rareté relative des herbages dans la plupart des écosystèmes, le pâturage arbustif constitue la composante principale de l’alimentation du cheptel.
 

Fig. 2 Types de végétation en Namibie

  • Végétation désertique

Le désert du Namib forme une bande qui s’étire le long de la côte, et le couvert végétal augmente avec la pluviosité, au fur et à mesure qu’on s’éloigne du rivage. Les dunes du nord du Namib et les plaines du centre sont plutôt dénudées, mais supportent toutefois des graminées annuelles dispersées (Sporobolus et Stipagrostis spp., après la pluie). Dans les étendues dunaires du sud du Namib, les zones entre les dunes sont tapissées de Stipagrostis gonatostachys après qu’il a plu. La plus grande partie du sud du Namib est constituée de plaines de sable et de gravier, au milieu desquelles s’élèvent des montagnes isolées (inselbergs) en direction de l’escarpement. La végétation consiste en une steppe succulente, caractérisée par la prédominance de plantes à feuilles appétibles, comme diverses espèces de Brownanthus et Ruschia. Les plaines orientales du Namib, connues sous le nom de “pro-Namib”, se couvrent, après les pluies sporadiques, de denses peuplements d’herbages pérennes tels que Stipagrostis obtusa et S. ciliata (Muller, 1984). De manière générale, ces aires désertiques (<50 mm de précipitations annuelles) contiennent trop peu de végétation pour pouvoir constituer une quelconque pâture pour le bétail.

Dans le centre-nord de la Namibie (précipitations >400 mm), se trouve la cuvette d’Etosha, un désert salin bordé d’une savane à buissons nains composée de Leucosphaera bainesii, Monechma genistifolia, Petalidium engleranum, Salsola etoshensis et d’autres formations arbustives de bonne valeur fourragère. Le couvert de graminées consiste principalement en espèces de Sporobolus et Eragrostis. Cette zone fait partie du parc national d’Etosha et abrite une faune et une flore abondante et diversifiée. 

  • Savanes

Les savanes peuvent être réparties en trois grands types de veld (pâturages naturels): la savane de buissons nains, dans le centre-sud; la savane associant divers types d’acacias et des buissons, dans le centre et l’est; la savane de mopane, dans le nord-ouest.

La savane de buissons nains (pour l’essentiel <200 mm de précipitations) est caractérisée par des espèces de Rhigozum trichotomum, Catophractes alexandrii, Eriocephalus et par divers petits buissons “karoo”. L’espèce non mangée Euphorbia gregaria couvre de larges pans de cette savane. Les graminées les plus courantes sont les espèces de Stipagrostis (S. uniplumis, S. brevifolia, S. obtusa et S. anomala) mais elles varient en fonction du type de sol et peuvent compter aussi des espèces appétées telles que Panicum arbusculum, Setaria appendiculata, Antephora pubescens et Digitaria eriantha. Dans la savane de buissons nains, on élève surtout des ovins et des caprins.

On trouve un certain nombre de savanes associant des arbres et des buissons dans le centre et l’est du pays. A l’exception de la savane mixte d’arbres et de buissons, qui convient davantage aux ovins, les associations de savane conviennent bien à l’élevage bovin (Bester, données non publiées). La savane mixte d’arbres et de buissons du sud du Kalahari est caractérisée par des sables profonds et Acacia haematoxylon, diverses espèces de Acacia et Boscia se trouvant sur les sols plus durs entre les dunes parallèles. Parmi les graminées pérennes, on trouve Centropodia glauca, Antephora pubescens, Eragrostis lehmanniana, Stipagrostis uniplumis et S. ciliata, l’espèce annuelle Schmidtia kalahariensis dominant sur les veld altérés.  De même que la précédente, cette savane est utilisée pour l’élevage ovin.

La savane à camelthorn (300-400 mm de précipitations) du centre du Kalahari est une savane ouverte où l’arbre dominant est Acacia erioloba. Les arbustes les plus courants comprennent Acacia hebeclada, Ziziphus mucronata, Tarconanthus camphoratus, Grewia flava, Ozoroa paniculosa et Rhus ciliata. On trouve un riche couvert végétal, cependant constitué d’espèces grossières non appétées telles que Eragrostis pallens et Aristida stipitata. Schmidtia kalahariensis est un indicateur de la détérioration des veld.

La savane à buissons épineux (400-500 mm de précipitations) est le type de végétation dominant dans le centre du pays. L’invasion par les buissons de Acacia mellifera et Dichrostachys cinerea est très problématique. Acacia reficiens, A. erubescens et A. fleckii sont d’autres espèces caractéristiques. Les graminées courantes comprennent Antephora pubescens, Brachiaria nigropedata, Digitaria spp., Stipagrostis uniplumis et Schmidtia pappophoroides.

La savane des haute terres (300-400 mm de précipitations), située au sud de la savane à buissons épineux, est caractérisée par des arbres tels que Combretum apiculatum, Acacia hereroensis, A reficiens et A. erubescens. Le couvert herbacé est constitué de Antephora pubescens, Brachiaria nigropedata, Digitaria eriantha et d’autres bonnes espèces fourragères.

La savane de montagne (500-600 mm de précipitations), située au nord de la savane à buissons épineux, contient moins de Acacia et est caractérisée par des arbres tels que Kirkia acuminata, Berchemia discolor, Pachypodium lealii et Croton spp. Parmi les graminées, on trouve de bonnes espèces fourragères telles que Brachiaria serrata, Digitaria seriata et Panicum maximum. La plante annuelle Danthoniopsis dinteri est caractéristique de ce type de végétation. Cette région comprend une formation s’appelant Karstveld (zones comprenant des dépôts de surface calcaires récents et des sols peu profonds), où l’on trouve Combretum imberbe, Dichrostachys cinerea et Terminalia prunioides.

La savane de mopane est un type de végétation distinct dominé par Colophospermum mopane, que l’on trouve sous forme d’arbre et d’arbuste, dans le nord-ouest du pays. L’éventail de la pluviosité est vaste, allant de 50 à 500 mm, et cette savane convient à l’élevage bovin aussi bien qu’au petit bétail. Dans les zones occidentales moins pluvieuses, les graminées sont surtout des espèces annuelles telles que Stipagrostis hirtigluma, Schmidtia kalahariensis et Entoplocamia aristulata; dans les zones orientales plus arrosées, on trouve des graminées pérennes comme Stipagrostis uniplumis, Schmidtia pappophoroides, Digitaria spp. et Antephora pubescens

L’escarpement est une zone de transition consistant en une savane semi-désertique caractérisée par un mélange d’espèces typiques de la savane et du désert. Les espèces d’Acacia dominent en de nombreux endroits, mais on trouve aussi diverses plantes à tiges grasses et appétibles  comme Commiphora et Cyphostemma. Diverses espèces de Stipagrostis forment la composante herbacée la plus importante.

  • Boisements secs

Les boisements secs du nord-est se trouvent dans la partie la plus arrosée du pays (500-700 mm) et se forment à partir de la savane arborée du centre-nord. Ils sont caractérisés par Baikea plurijugia, Burkea africana, Guibourtia coleosperma et Pterocarpus angolensis. Les graminées tendent à être des espèces grossières non appétées, comme Eragrostis pallens, Sporobolus spp., Aristida spp. et Pogonarthria squarrosa. On trouve cependant aussi des herbages plus appétées, notamment diverses espèces de Brachiaria, Digitaria et Eragrostis. Cette zone est considérée comme convenant davantage aux bovins (Bester, données non publiées) mais les éleveurs du secteur communautaire possèdent aussi couramment des caprins.

Il est bien connu que la pluviosité est le premier facteur déterminant pour la production fourragère, et nombre de chercheurs ont montré les relations linéaires en Afrique entre la pluviosité annuelle, dans les limites caractérisant la Namibie, et la production primaire. Ces relations peuvent être exprimées simplement en kilogrammes de matière sèche par millimètre de pluviosité annuelle (Le Houerou, 1984).

Sweet (1998a) a développé, pour la Namibie, un modèle de capacité de charge associée à la pluviosité, fondé sur une production moyenne de 3 kg de matière sèche de phytomasse aérienne par hectare et par millimètre de pluviosité annuelle attendue (70% de probabilité). Ce modèle a produit des estimations distinctes pour l’élevage commercial et pour l’élevage vivrier, ce dernier permettant une plus grande utilisation de la biomasse fourragère. La carte de la capacité de charge pour l’élevage commercial est donnée à la figure 3. Le modèle comprend aussi un certain nombre de facteurs de correction qui doivent être appliqués selon les conditions locales.
 

Fig. 3 Carte de la capacité de charge dans le secteur commercial en Namibie

4.2 Introduction de légumineuses et fourrages

Un certain nombre de légumineuses et autres plantes fourragères pastorales ont été sélectionnées dans divers sites des zones communautaires du nord recevant entre 100 et 700 mm de pluviosité annuelle. Les actions de rétablissement des pâturages ont été menées expérimentalement à petite échelle. Mais la plupart du pays a une pluviosité trop faible ou trop aléatoire pour permettre à celles-ci des chances raisonnables de succès.

Sweet (1998b) a décrit en détail la mise en œuvre et les résultats d’un programme de recherche appliquée de trois ans dans les zones communautaires du nord. Son rapport comprend des recommandations sur les procédures et les espèces utiles à la végétalisation des pâturages de zones hautes inondées de façon saisonnière: semis de légumineuses sous cultures de céréales, cultures en bandes alternées, réserves fourragères et haies vives. Les agriculteurs ont cependant peu adopté ces pratiques, sauf lorsqu’ils ont pu bénéficier d’une aide et/ou de primes. Les espèces sélectionnées et testées les plus prometteuses, ainsi que leur usage potentiel, sont présentées au tableau 4. Il convient de consulter le rapport original pour vérifier les adéquations aux différents contextes régionaux. 

En Namibie du sud, des expériences ont été menées pour tester l’efficacité du sisal (Agave americana) et des figuiers de barbarie (Opuntia ficus-indica) comme haies vives et brise-vent (Van Eck et al. 1998a). La salinité de l’eau constitue un problème dans de nombreuses zones du sud, aussi des projets récents ont-ils fait des recherches sur des espèces exotiques et indigènes tolérantes au sel (Engelbrecht 1997; Van Eck et al. 1998b). 

Cependant, une sélection ultérieure vise à se concentrer sur les espèces indigènes, de façon à éviter une invasion par les espèces exotiques. Comme premier pas vers la plantation potentielle de graminées natives sur les pâturages, on a étudié la dynamique de peuplement de 13 types d’herbages namibiens importants (Sheuyange 1998). 

 
Tableau 4. Sélection d’espèces potentiellement utiles dans le nord de la Namibie

Nom botanique

Nom d’usage

Utilisation

Acacia senegal

Gommier

Haie vive, gomme arabique

Aeschynomene americana

Joint vetch

Revégétation des oshanas et des plaines d’inondation

Brachiaria mutica

Para grass

Revégétation des oshanas et des plaines d’inondation

Cajanus cajan

Pois d’Angole

Culture en bandes alternées, buisson fourrager

Centrosema pascuorum

Cavalcade centro

Revégétation des oshanas et des plaines d’inondation

Commiphora africana

Commiphora

Haie vive

Leucaena leucocephala

Leucaena

Culture en bandes alternées, buisson fourrager

Macroptilium atropurpureum

Siratro

Réserves fourragères dans les pâturages de napier

Neonotonia wightii

Cooper glycine

Réserves fourragères dans les pâturages de Napier

Opuntia spp.

Cactus inerme

Haie vive + fourrage de sécheresse

Opuntia ficus-indica

Figuier de Barbarie

Haie vive + fourrage de sécheresse

Parkinsonia aculeata

Parkinsonia

Haie vive

Prosopis juliflora

Mesquite

Haie vive + fourrage

Sesbania sesban

Sesbania

Culture en bandes alternées, buisson fourrager

Stylosanthes hamata

Verano stylo

Réhabilitation des parcours, semis sous culture de maïs, mil ou sorgho

Stylosanthes scabra

Seca stylo

Réhabilitation des parcours, semis sous culture de maïs, mil ou sorgho

Vigna unguiculata

Niébé

Semis sous culture de maïs, mil ou sorgho

D’après Sweet (1998b)


4.3 Fourrage en sec

La production de fourrage en sec n’est possible que dans le nord et le nord-est du pays, plus arrosés. La principale forme de fourrage en sec est constituée par les résidus de récolte céréalière, qui contribuent largement à l’alimentation du bétail dans les zones communautaires en saison sèche. Quelques éleveurs collectent et stockent une partie de ces résidus, pour nourrir des animaux prisés comme les vaches laitières ou les bœufs de trait, mais la plupart du fourrage est consommé sur place dans les champs.

En Namibie, pour des raisons climatiques, les cultures pluviales sont confinées aux zones communautaires du nord, à l’exception d’une zone, petite mais significative, de production commerciale de maïs, dans ce qu’on appelle le “triangle du maïs”, à l’est du parc national d’Etosha. On cultive surtout du mil chandelle (Pennisetum glaucum) dans les zones communautaires, et du maïs (parfois en irrrigué) dans les zones commerciales. Le blé n’est cultivé que dans le secteur commercial et que sous irrigation. Le maïs est la culture vivrière de base préférée dans les zones communautaires mais, sauf dans les zones les plus arrosées, le mil et le sorgho sont des cultures plus fiables. Moins de 1% des agriculteurs des zones communautaires ont des exploitations de plus de 10 ha, taille communément acceptée comme seuil pour une production commerciale régulière. La production nationale de céréales (grossièrement,5% de blé, 25% de maïs et 70% de mil et de sorgho) fluctue considérablement d’une année sur l’autre en fonction de la pluviosité. Après l’indépendance, la production connu de fortes variations, allant d’un minimum de 33 800 tonnes pendant la sécheresse de 1991/92 à un record de 173 000 tonnes en 1996/97 (Directorate of Planning, 1999).

Dans les zones d’agriculture commerciale plus arrosées, on estime qu’il y environ  9500 – 10 000 ha  de Cenchrus ciliaris pour faire du foin. Cela concerne un nombre relativement faible de  grandes plantations de 5 000 ha ou plus; la superficie totale en Cenchrus ciliaris augmente actuellement de quelque 1 000 ha par an (Jürgen Hoffmann, communication personnelle). Avec une bonne gestion et des engrais, les plantations peuvent durer 10 – 15 ans. Plus de 90% de ces plantations sont composées du cultivar d’Afrique du Sud, Molopo, mais on trouve aussi, en petites quantités, les cultivars australiens Gayndah et Biloela. Dans le sud plus aride, les agriculteurs ont fréquemment de petites superficies d’Opuntia (variétés avec et sans épines) comme réserve pour les temps de sécheresse. Il n’y a que très peu d’autres opportunités pour les plantations de fourrage en sec.  

4.4 Fourrage irrigué

La luzerne (Medicago sativa) est le principal fourrage cultivé en irrigué en Namibie; on la trouve principalement autour des barrages dans le sud du pays. La plantation la plus importante, de quelque 900 ha, se trouve dans le périmètre irrigué du barrage de Hardap, et l’on compte 500 – 600 ha supplémentaires près des barrages de Stampriet et de Naute. Autour de Grootfontein dans le nord du pays, on trouve, dans des exploitations privées, environ 150 ha de luzerne irriguée, avec un rendement de l’ordre de 12 tonnes/ha, et environ 50 ha de sorgho irrigué, avec un rendement de l’ordre de 20 tonnes/ha (Chris Smit, communication personnelle). 

Les variétés traditionnelles de mil chandelle (Pennisetum glaucum subsp. americanum) sont aussi cultivées comme fourrage irrigué par les producteurs laitiers, mais la superficie totale n’est que de l’ordre de 500 ha (Jürgen Hoffmann, pers. com.). Les semences sont achetées localement dans les zones communautaires du nord, et les acheteurs n’exigent pas de niveaux de qualité particuliers. 

4.5 Fourrage importé

Jusqu’à récemment, en temps de sécheresse, la Namibie importait de grandes quantités de fourrage des pays voisins et les fournissait aux agriculteurs à des prix subventionnés. Selon la nouvelle politique de lutte contre la sécheresse (NDTF, 1997b), les subventions au fourrage ont été déterminées de façon à encourager les agriculteurs à constituer leurs propres réserves fourragères et à les décourager de garder un nombre excessif d’animaux. Toutefois, il est probable que certains producteurs commerciaux, et le gouvernement lui-même, continueront à importer du fourrage en cas de sécheresse extrême.

4.6 Contraintes de la production fourragère

Les principaux obstacles à la production fourragère et à l’amélioration pastorale sont les suivants:

  1. La faible pluviosité et la pauvreté des sols dans la plus grande partie du pays constituent les principales entraves à la productivité des pâturages naturels et à l’établissement d’espèces pastorales exotiques.
  2. La crainte que les espèces exotiques ne deviennent problématiques a pour effet de freiner l’introduction et le test d’espèces résistantes, pourtant jugées adaptées aux conditions et au mode d’utilisation des zones communautaires.
  3. Le manque et le coût des semences fourragères et pastorales constituent une contrainte essentielle pour les producteurs agricoles communautaires.
  4. Dans les exploitations commerciales, de grandes parties de la savane sont sévèrement envahies par les broussailles, mais les coûts d’éclaircissement et de défrichement sont en général trop élevés en regard des bénéfices escomptés en termes d’accroissement de la capacité de charge.
  5. Etant donné le libre accès aux parcours naturels – du moins au sein de chaque communauté -, dans les zones communautaires, il faut des accords collectifs et une grande coopération pour toute action d’amélioration pastorale.
  6. D’une façon générale, les producteurs du secteur communautaire n’ont pas, pour leur bétail, un usage exclusif de leurs terres de culture non clôturées après la récolte, ce qui limite les opportunités et les encouragements possibles pour le semis sous culture ou les cultures en bandes alternées.

 

5. PRODUCTION DE SEMENCES FOURRAGÈRES

Il n’existe pas de certification formelle des semences pastorales et fourragères en  Namibie. Comme cela a été mentionné dans la section 4.4, les semences de mil chandelle utilisées par les producteurs laitiers commerciaux pour cultiver du fourrage irrigué proviennent des zones agricoles communautaires; elles ne sont pas cultivées expressément pour cela et ne répondent pas à des critères qualitatifs particuliers. Les commerçants en semences d’Afrique du Sud achètent régulièrement des semences en Namibie et sont intéressés par les deux types de mil chandelle, le type traditionnel et le type amélioré (okashana). Ils en achètent jusqu’à 400 tonnes par an, destinées principalement à l’ensilage (babala) des producteurs laitiers d’Afrique du Sud (Jürgen Hoffmann, communication personnelle). Les producteurs de buffel grass (Cenchrus ciliaris) ont tendance à cultiver leurs propres semences et à vendre le surplus aux commerçants d’Afrique du Sud, qui font leurs propres tests de germination. 

Ayant pour objectif à long terme de préserver le germoplasme (des semences dans la plupart des cas) de toute la flore de la Namibie, le Centre national de ressources génétiques végétales (National Plant Genetic Resources Centre) de Windhoek se concentre à l’heure actuelle sur la préservation des semences de plantes importantes sur le plan économique. On compte parmi celles-ci une grande variété de graminées pastorales, comme les genres Anthephora, Brachiaria, Cenchrus, Cynodon, Panicum, Pennisetum, Setaria et Stipagrostis.


 

6. RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

6.1 Structure institutionnelle

Le Ministère de l’agriculture, de l’eau et du développement rural (Ministry of Agriculture, Water and Rural Development: MAWRD) est l’institution-clef s’occupant de ressources fourragères. Le Département de l’agriculture et du développement rural (Department of Agriculture and Rural Development) est divisé en cinq directions, dont deux traitent directement de ressources pastorales. La Direction de la recherche et de la formation (Directorate of Research and Training) travaille sur des sujets ayant trait à la science pastorale, tandis que la Direction de la vulgarisation et de l’ingénierie (Directorate of Extension and Engineering Services) constitue un lien direct avec les producteurs et met en œuvre des programmes de développement pastoral. 

La Direction de la recherche et de la formation est formée de trois divisions, la Division de production végétale (Division Plant Production) abritant la Sous-division de science pastorale (Pasture Science subdivision) et l’Institut national de recherche botanique (National Botanical Research Institute). Le MAWRD dispose de quinze stations de recherche agricole, situées pour la plupart dans le centre et le nord de la Namibie. 

Selon le Plan national de recherche agricole de la Namibie, l’objectif principal est s’améliorer la recherche en gestion des ressources naturelles (Namibia Agriculture Research Plan 1996). Sur la base de projets, des programmes ayant trait à la science pastorale travaillent sur la réhabilitation  des parcours, la capacité de charge animale, l’agroforesterie et les systèmes de gestion des parcours. Face à la dégradation croissante des parcours, la plus haute priorité a été attribuée à la réhabilitation  des pâturages, au contrôle des broussailles et aux systèmes de gestion des parcours.

Voici quelques exemples de projets de recherche pastorale en cours (Namibie Agriculture Research Plan 1996):

  • Réhabilitation  des veld dénudés dans les zones communautaires de la Namibie. 
  • Evaluation des végétaux tolérant la salinité comme source fourragère pour le bétail. 
  • Impact des mesures de lutte contre les broussailles et de la pâture sur la composition des espèces et la densité des buissons.

La Division de la formation est à la tête de quatre établissements de formation agricole, trois dans le nord et un dans le centre de la Namibie, près de Windhoek; elle propose aussi des cycles de formation thématique informels. Deux de ces établissements, ceux de Neudamm et Tsumis, mènent leurs propres expériences en matière de pâturage et fourrage, tandis que les deux autres servent de site expérimental pour les projets de développement ayant une composante de recherche. 

L’Institut national de recherche botanique du MAWRD mène les travaux de recherche botanique. Hors des institutions gouvernementales, l’organisation la plus significative s’occupant de recherche environnementale est la Desert Research Foundation of Namibie (DRFN), particulièrement attentive à l’emploi durable des ressources naturelles du pays. La DRFN gère en même temps le Programme de lutte contre la désertification (Namibian Programme to Combat Desertification: NAPCOD) et la Direction de l’environnement (Directorate of Environmental Affairs) du Ministère de la faune et du tourisme (Ministry of Wildlife and Tourism). De plus, certains projets à financement extérieur opérant dans les zones communautaires ont des composantes de recherche appliquée.

6.2 Personnel

Principales organisations impliquées dans la science pastorale, personnes-ressources et champs d’intérêt actuels:

Directorate of Research & Training, MAWRD, Private Bag 13184, Windhoek. 
Fax: +264-61-2087082 

M. Bessie Bester, chercheur (Senior Pasture Research Officer): gestion des parcours, invasion par les buissons, réhabilitation  des pâturages

National Botanical Research Institute
MAWRD, Private Bag 13184, Windhoek Fax: +264-61-258153

Dr Gillian Maggs-Kolling, Directeur: conservation de l’herbier national

M. Ben Strohbach, Coordinateur du Projet de cartographie de la végétation: révision de la carte de la végétation en Namibie

Mme Herta Kolberg, Directeur, National Plant Genetic Resources Institute of Namibia: collecte de germoplasme de flore native, cultures en sec et espèces fourragères

Desert Research Foundation of Namibia, P O Box 20232, Windhoek. 
Fax: +264-61-230172

Dr. Mary Seely, Directeur exécutif, gestion de l’eau (Executive Director Water Management): gestion durable des ressources naturelles

M. Bertus Kruger, Directeur adjoint, gestion des parcours (Deputy Director Rangeland Management): gestion durable des parcours

M. Mark Robertson, chercheur: études sur les broussailles envahissantes

Neudamm Agricultural College, MAWRD, Private Bag 13184, Windhoek
Fax: +264-62-540441

M. Axel Rothauge, chargé de cours (Science animale): gestion des parcours, pâturages cultivés

M. Leon Lubbe, chargé de cours (Science pastorale): gestion des parcours, méthodologie de la recherche

Sustainable Animal and Range Development Project (SARDEP), MAWRD, P/Bag 13184, Windhoek. Fax: +264-61-2087022

Mme Sophia Kasheeta, coordinateur de projet (Acting Project Co-ordinator): gestion durable des parcours naturels dans les zones communautaires

Northern Regions Livestock Development Project (NOLIDEP), P O Box 4783, Windhoek. Fax: +264-61-2087025

M. Gerhard Mouton, vulgarisateur (Senior Extension Technician): gestion durable des parcours naturels et recherche appliquée dans le nord des zones communautaires


 

7. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

de Pauw, E., Coetzee, M.E., Calitz, A.J., Beukes, H. & Vits, C. 1998. Production of an agro-ecological zones map of Namibia (first approximation), Part II: Results. Agricola: 33-43. 

Directorate of Planning. 1999. Agricultural statistics bulletin, September 1999. Ministry of Agriculture, Water & Rural Development, Windhoek.

Engelbrecht, G.F. 1997. Saline water project: fodder production in the southern communal areas. In: B. Strohbach (ed.) Proceedings of the National Annual Agriculture Research Reporting Conference, Windhoek.

FAO 1973. Soil map of the world. UNESCO, Paris.

FAO 2001. Online statistical database, FAO Rome.

Giess, W. 1971. A preliminary vegetation map of South West Africa. Dinteria 4: 5-114.

IFAD. 1997. Northern regions livestock development project: Reformulation report, July 1997. IFAD, Rome.

Isaacson, B. (Ed.) 1995. Namibia food security and nutrition assessment report. National Food Security and Nutrition Technical Committee, Windhoek.

Le Houerou, H.N. 1984. Rain use efficiency: a unifying concept inland use ecology. J. Arid Environ. 7:213-247.

Muller, M.A.N. 1984. Grasses of South West Africa/Namibia. Department of Nature Conservation, Directorate of Agriculture and Forestry, Windhoek.

Namibia Agriculture Research Plan. 1996. Ministry of Agriculture, Water and Rural Development, Windhoek.

NDTF. 1997a. Towards a drought policy for Namibia. A discussion document prepared by the National Drought Task Force for a workshop at Neudamm Agricultural College 11-13 March 1997. National Drought Task Force, Windhoek.

NDTF. 1997b. National drought policy & strategy. National Drought Task Force, Windhoek.

Sheuyange, T.P. 1998. Aut-ecology of some of the most important pasture grasses. In: J.F. Els (Ed.) Proceedings of the Second National Annual Agriculture Research Reporting Conference, Neudamm 1998.

Sweet, R.J. 1998a. A rainfall model for estimating carrying capacity. Northern Regions Livestock Development Project (NOLIDEP), Windhoek.

Sweet, R.J. 1998b. NOLIDEP adaptive research programme 1996-1998 Summary. Northern Regions Livestock Development Project (NOLIDEP), Windhoek.

Sweet, R.J. 1999. Livestock – Coping with drought: Namibia – a case study. Paper prepared for FAO electronic conference on drought. FAO, Rome.

Van Eck, J.A.J., Bester, F.V. & Van Lill, C. 1998a. The introduction of some fodder species to be used as live fences and windbreaks in the southern communal areas. In: J.F. Els (Ed.) Proceedings of the Second National Annual Agriculture Research Reporting Conference, Neudamm 1998. 

Van Eck, J.A.J., Bester, F.V. & Van Lill, C. 1998b. The introduction of some fodder species in the southern communal areas of Namibia. In: J.F. Els (Ed.) Proceedings of the Second National Annual Agriculture Research Reporting Conference, Neudamm 1998. 


 

8. CONTACTS

Pour plus d’information sur la production fourragère et la gestion des pâturages:

M. F. V. (Bessie) Bester
Directorate of Research and Training
Fax: +264-61-2087082
e-mail: bessieb@mweb.com.na

Pour plus d’information sur la flore de la Namibie:

Dr Gillian Maggs-Kölling
National Botanical Research Institute 
Fax: +264-61-258153
e-mail: nbri@mweb.com.na

Dr Antje Burke
EnviroScience
Fax: +264-61-223739
email: enviroscience@iafrica.com.na

Pour plus d’information sur les programmes de lutte contre la désertification:
Mme Shirley Bethume
Directorate of Environmental Affairs
Fax: +264-61-233459

Mme Juliane Zeidler
Desert Research Foundation of Namibia
Fax: +264-61-230172
e-mail: drfn@drfn.org.na

L’auteur principal de ce document ne se trouve plus en Namibie mais il peut être contacté à l’adresse suivante:

M. Jim Sweet
Fax: +44 (0)1323 410216
e-mail: salama@mistral.co.uk

[Ce profil, rédigé en 2000, a été légèrement revu en novembre 2002 par S.G. Reynolds, pour mettre à jour quelques données statistiques.]

[Le profil a été traduit en francais por Anouchka Lazarev]