DIRECTIVES SUR LA BONNE PRATIQUE DE L'APPLICATION AERIENNE DE PESTICIDES
Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
Rome, 2001
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS
CONTEXTE
I. INTRODUCTION
1.1. Objectifs des directives
1.2. Formation des pilotes et du personnel de soutien
au sol
1.3. Sélection du matériel de pulvérisation
1.4. Utilisation correcte des pesticides
1.5. Gestion de l'exposition de l'opérateur
2. PROCESSUS DE PRISE DE DECISION
2.1. Alternatives à l'utilisation des pesticides
2.2 Considérations risque/avantage
2.3. Sélection du produit
2.4. Informations au niveau de l'étiquette
2.5 Mélange au niveau de la cuve
3. SECURITE
3.1 Surveillance de la santé de l'utilisateur
3.2 Transport et stockage du produit
3.3 Manipulation des produits
3.4 Gestion des emballages
3.5 Procédures en cas d'accident
3.6 Protection Personnelle
4. APPLICATION
4.1. Pré-application
4.1.1. Matériel de pulvérisation
4.1.2. Maintenance du matériel
4.1.3 Réglage et contrôles
4.1.4 Etalonnage de la pulvérisation conventionnelle
4.1.5 Etalonnage de la pulvérisation UBV
4.1.6 Remplissage de la cuve
4.1.7 Avertissements préalables
4.2 Pulvérisation dans le champ
4.2.1. Enquête sur le terrain
4.2.2 Considérations météorologiques
4.2.3 Moment du traitement
4.2.4 Opérations sur la piste d'atterrissage
4.2.5 Opérations sur le terrain
4.2.6 Réglages du pulvérisateur dans le champ
4.2.7 Manipulation des produits chimiques
4.2.8 Manipulation des emballages des produits chimiques
4.2.9 Avertissements après traitement
4.3 Post-application
4.3.1 Nettoyage (" décontamination ") du matériel
et du l'EPP
4.3.2 Destruction de l'excès de liquide de pulvérisation
4.3.3 Destruction des emballages vides des produits chimiques
4.3.4 Matériel de maintenance et de réparation
4.3.5 Stockage du matériel
4.3.6 Stockage des pesticides
5. ARCHIVES
5.1. Archives de la pulvérisation dans le
champ
5.2 Réparations et maintenance du matériel
5.3 Suivi de l'état de santé de l'opérateur
5.4 Equipement de protection du personnel
5.5 Contacts locaux en cas d'urgence
6. ANNEXES
6.1 Références
6.2 Contacts locaux en cas d'urgence
REMERCIEMENTS
Ces directives ont été préparées par
Alan Lavers, Hereford, UK. Nos remerciements vont aux experts internationaux
des secteurs public et privé pour les précieux informations
et commentaires qu'ils nous ont fournis.
CONTEXTE
Depuis 1995, la FAO-AGSE a travaillé sur l'amélioration
de la sécurité et l'efficacité des pesticides
dans des systèmes d'agriculture soutenable et de lutte intégrée
(IPM). Ceci a commencé avec la publication de directives pour
aider les Etats membres à contrôler la qualité
des types du matériel d'application les plus utilisés.
Les premières versions de ces directives ont été
approuvées pour publication en mai 1997 par le Panel d'Experts
de la FAO sur les Spécifications de Pesticides, les Procédures
d'Inscription, les Normes d'Application, le Principe de l'Information
et du Consentement Préalable ainsi que par le Panel d'Experts
de la FAO du Génie Agricole.
En 2001, une nouvelle série de directives relatives au matériel
d'application de pesticides a été révisée
et développée par la AGSE, FAO. Ces directives couvrent
l'application des pesticides effectuée par des aéronefs.
Des directives similaires couvrent les pulvérisateurs pour
cultures bases et arboricoles.
Directives sur la bonne pratique de l'application terrestre
de pesticides ;
Ces directives ont été préparées pour
fournir une aide pratique et une orientation à tous ceux qui
sont impliqués dans l'utilisation des pesticides dans la production
d'aliments et de fibres et dans les programmes de santé publique.
Elles ont été élaborées pour couvrir les
principales techniques de pulvérisation terrestres et aériennes.
La série comprend les autres directives suivantes :
Directives sur les exigences minimales relatives au matériel
agricole d'application de pesticides.
Un des objectifs importants des directives sur les exigences minimales
est d'aider la FAO et d'autres agences à s'assurer non seulement
que le matériel d'application acquis ne présente aucun
danger pour leurs utilisateurs et pour l'environnement, mais aussi
de son efficacité et de sa durabilité quand il est employé.
Même les modèles les moins chers devraient répondre
aux exigences minimales de sécurité et de durabilité.
Ces directives prennent en considération le matériel
d'application qui est déjà sur le marché, et
dont un grand nombre répond aux exigences. Par conséquent,
l'objectif principal est que les pays devraient adopter ces directives
immédiatement, pour commencer à éliminer les
pulvérisateurs non conformes et dangereux des marchés
nationaux et en fin de compte de la scène internationale.
Directives sur les normes relatives au matériel
agricole d'application de pesticides et méthodes d'essai;
Ces directives sont plus strictes que les exigences minimales et
prévoient des objectifs de sécurité plus précis
pour l'utilisation du matériel de pulvérisation. Ces
directives élaborent les caractéristiques requises détaillées,
soutenues par des méthodes d'essai pour évaluer la conformité
aux normes proposées. Les directives couvrent les principaux
types de pulvérisateurs portatifs et tractés et traînés
qui sont fabriqués dans les pays membres de la FAO ou qui leur
sont fournis.
Directives sur les procédures relatives à
l'inscription, la certification et le contrôle du nouveau matériel
d'application de pesticides;
Ces directives montrent comment les gouvernements peuvent influencer
la sécurité de l'utilisation des pesticides en contrôlant
la qualité du matériel d'application qui sont fabriqués
dans le pays ou importés. Que ce soit en prévoyant un
texte de loi qui exige que les fabricants ou les importateurs prouvent
que le matériel d'application de pesticides répond aux
normes de sécurité et de durabilité ou en étant
capable de vérifier la conformité des équipements,
ces gouvernements devraient être en mesure de réduire
progressivement et espérer se débarrasser du matériel
non-conforme.
Directives sur l'organisation des programmes de contrôle
et de certification des pulvérisateurs agricoles en cours d'utilisation;
Cette publication couvre le contrôle et la certification des
pulvérisateurs actuellement utilisés dans les fermes
commerciales. Ces directives adressent un besoin urgent dans plusieurs
pays pour s'assurer que là où les pesticides sont utilisés
dans la production agricole, sont appliqués à travers
un équipement sans danger et complètement fonctionnel.
La publication s'applique aussi bien aux pulvérisateurs pour
cultures basses et arboricoles que le matériel portatif.
Directives sur l'organisation et la mise en œuvre des programmes
de contrôle et sur la certification des opérateurs du
matériel d'application de pesticides;
Ces directives concernent la formation, le contrôle et la certification
de ceux qui utilisent le matériel d'application de pesticides.
Même le matériel le mieux conçu et le plus entretenu
peut causer d'importants dégâts si son utilisateur n'est
pas qualifié ; l'importance de ces directives ne devrait pas
être sous-estimée.
I. INTRODUCTION
Lors de l'utilisation d'un pesticide homologué, l'objectif
visé est d'appliquer la bonne dose sur une cible déterminée.
Cette opération doit minimiser au maximum les pertes dues à
la dérive en utilisant le matériel de pulvérisation
approprié. Une distribution acceptable du produit pulvérisé
est relativement facile à réaliser lorsqu'on effectue
une pulvérisation dirigée à partir du sol. Mais
la pulvérisation à l'aide d'avion à voilure fixe
et tournante est plus complexe. L'objectif de ce guide est d'identifier
quelques-uns des problèmes et de proposer des moyens de les
résoudre. Même si le nombre d'avions autorisés
dans la pulvérisation aérienne a récemment baissé,
la pulvérisation par avion est considérée plus
économique que la pulvérisation terrestre quand il s'agit
de traiter rapidement de grandes surfaces uniformes. Les avions sont
utilisés dans l'application de matériaux aussi bien
liquides que solides ; ils sont aussi utilisés pour les opérations
d'épandage des semences à la volée lorsque les
conditions du sol interdisent l'utilisation d'équipement terrestre.
Les législations et les lois en vigueur dans tous les pays
et relatives à la pulvérisation aérienne doivent
toujours être prises en considération.
Ces directives ont été préparées pour
offrir une aide pratique à tous ceux qui sont impliqués
dans la pulvérisation aérienne des pesticides pour la
production d'aliments et de fibres ; ces mêmes directives sont
également valables dans le contrôle des vecteurs dans
les programmes de la santé publique. Le potentiel pour une
grande productivité et pour une utilisation sans risque de
l'avion ne peut être possible que si l'opération de pulvérisation
est bien organisée et les gens qui y sont impliqués
sont bien formés et conscients de leurs responsabilités.
La pulvérisation aérienne permet de traiter rapidement
de grandes superficies et, à la différence de la pulvérisation
terrestre, peut être menée lorsque les conditions du
champ ne permettent pas l'accès d'un véhicule, ce qui
permet l'amélioration du moment des traitements et la réduction
de compaction des sols. Toutefois, la pulvérisation aérienne
a quelques inconvénients. La grande vitesse du vent et l'inversion
de la température peuvent limiter l'application du traitement,
de même que les arbres, les cours d'eau, les considérations
environnementales, et les lignes de haute tension peuvent aussi gêner
le traitement dans certains champs. Une application précise
sur une culture de feuillage dense peut aussi être difficile
à réaliser à l'aide d'un avion. Par ailleurs,
la volatilité et la dérive du produit pulvérisé
peuvent sérieusement contaminer l'environnement en cas de pulvérisation
aérienne incorrectement appliquée.
Ces directives constituent une référence supplémentaire
dans le cas où des codes locaux relatifs à la pratique
de l'utilisation et de l'application des pesticides et des réglementations
locales de l'aviation civile sont déjà mis en place.
L'importance de se référer à la législation
existante ne peut pas être partout mise en relief, comme le
non-respect de cette législation peut avoir des implications
légales s'il y a plainte concernant un produit ou s'il y a
contamination du voisinage.
1.1. Objectifs des directives
Ces directives ont été élaborées pour
couvrir les produits aqueux concentrés et les formulations
à ultra bas volume (UBV). Elles fournissent des informations
et des conseils sur les pratiques de sécurité.
Pour mener une opération de pulvérisation aérienne
adéquate, les considérations ci-après doivent
être prises en compte :
a) Etroite collaboration entre l'agriculteur, l'entreprise chargée
de la pulvérisation et le pilote
b) Planification préalable adéquate avant la pulvérisation
c) Conscience et compréhension des considérations environnementales
locales
d) Considérations sur la sécurité des gens, des
animaux et des cultures avoisinantes non traitées
e) Sélection précise des produits homologués
f) Utilisation d'une technologie de pulvérisation appropriée
et d'un matériel bien entretenu
g) personnel de soutien et de management qualifié et bien formé
h) Conscience du pilote
1.2. Formation des pilotes et du personnel de soutien au sol
Le respect des conditions locales doit être le point de départ
de tous ceux qui sont impliqués dans la pulvérisation
aérienne. La formation du personnel de soutien au sol est aussi
nécessaire que la formation du pilote. L'Autorité de
l'Aviation Civile sera chargée d'octroyer au pilote la licence
de pilotage ainsi que le permis d'application des pesticides. Toutefois,
une formation supplémentaire sur les techniques de pulvérisation
est souvent requise pour être qualifié au travail agricole.
Alors qu'une licence de pilotage privée peut être souvent
obtenue localement, la formation pour le travail agricole doit être
entreprise dans un centre reconnu.
Lors de l'utilisation des pesticides, le pilote doit faire preuve
de compétence et prendre en considération :
a) La convenance du pesticide et de sa formulation
b) Le bon dosage, et les techniques et procédures d'application
appropriées
c) La conscience des dangers encourus suite à l'utilisation
du produit
d) Les procédures d'urgence en cas d'accident
Dans certains pays, les entreprises contractantes chargées
de la pulvérisation suivent les directives des entreprises
qui sont régulièrement vérifiées et mises
à jour par l'Aviation Civile et/ou d'autres autorités.
Ces derniers émettent les licences d'opérateurs, et
certifient les avions pour leur navigabilité et leur conformité
aux spécifications d'une opération de pulvérisation.
Le personnel de soutien au sol (mélangeurs, chargeurs et porte-fanion)
doit être convenablement formé pour s'assurer qu'il est
totalement protégé et que l'opération de pulvérisation
est sans danger. Les fonctions menées au sol couvrent deux
opérateurs différents :
a) Mélangeurs et chargeurs
b) Personnel du champ et porte-fanion
a) Les mélangeurs/chargeurs
Ce personnel doit être parfaitement familiarisé avec
les procédures de la compagnie, les manuels des opérations
et les pratiques à suivre. Ces pratiques doivent permettre
aux produits d'être mélangés et chargés
dans la trémie de l'avion sans danger, à des quantités
correctes et aux taux de dilution recommandés.
La protection du mélangeur/chargeur est une grande priorité
parce que le potentiel d'exposition est élevé lorsqu'on
manipule des pesticides concentrés. Quand plusieurs sorties
de vol sont effectuées, à partir de chaque piste d'atterrissage,
les périodes d'exposition du personnel au sol sont prolongées
et les risques s'accentuent. Les systèmes de contrôle
développés comme par exemple les systèmes de
transfert fermés du produit chimique, les récipients
retournables et les récipients de dose chimique pré-mesurée
devraient servir de réduire le risque que court le personnel
au sol.
La formation doit, par conséquent, couvrir la bonne utilisation
des systèmes de transfert et de chargement du produit chimique
ainsi que l'utilisation de l'équipement de protection du personnel
(EPP).
b) Personnel du champ et porte-fanion
Les membres du personnel du champ sont tenus de respecter les conditions
légales de la sécurité des opérations
et d'avertir ceux qui pourraient être affectés par l'opération
de pulvérisation, comme par exemple les apiculteurs et les
gens qui se trouvent dans les champs avoisinants. Avant la pulvérisation,
le personnel du champ visitera le site à traiter, prendra notes
des obstacles comme les arbres, les câbles électriques
suspendus, les cours d'eau, les routes et les maisons qui pourraient
être survolés pendant la pulvérisation. Souvent,
le personnel au sol devrait en plus assurer le lien entre l'entreprise
contractante chargée de la pulvérisation et le grand
public.
L'utilisation d'un système de positionnement global par satellite
(GPS) pour la navigation des avions est très recommandée
étant donne qu'il constitue une alternative plus sécurisante
pour le personnel porte-fanion ; toutefois quand ce personnel est
utilisé, ils devraient être :
- Capables de choisir et d'utiliser un équipement de protection
approprié
- Conscients du besoin d'éviter la contamination en travaillant
dans le sens inverse de la trajectoire du vent ;
- Conscients de la disponibilité des informations relatives
aux pesticides utilisés au cours de la journée (c.a.d.
pour leur exploitation en cas d'intoxication du travailleur ou de
sa famille) ;
- Capables de communiquer avec le pilote et le personnel de chargement
dans le cas du changement des conditions météorologiques,
chose qui pourrait affecter l'opération de pulvérisation.
N.B. : les conditions climatiques sur la piste d'atterrissage peuvent
être différentes de celles que connaît le site
à traiter.
- Convenablement formés et titulaires d'un certificat de
compétence reconnu qui doit être régulièrement
renouvelé.
Les formateurs disposant de connaissances spécialisées
et d'une assimilation de la pulvérisation aérienne,
devraient former l'équipage au sol.
1.3. Sélection du matériel de pulvérisation
La sélection et l'utilisation d'un matériel de pulvérisation
approprié joue un rôle essentiel dans l'utilisation efficiente
et sans danger des pesticides. Pour obtenir une licence, l'avion doit
être contrôlé par l'Autorité de l'Aviation
Civile ; toutefois, le matériel de pulvérisation doit
être également homologué. La grande partie du
matériel de pulvérisation est similaire à celle
utilisée dans la pulvérisation terrestre. Cependant,
le système et les composants du pulvérisateur devraient
être fabriqués à l'aide de matériaux compatibles
aux formulations concentrées (UBV) quand celles-ci sont appliquées
par l'avion.. Lorsque des débits réduits sont utilisés
pour les traitements UBV, un système de contrôle de pulvérisation
et un débitmètre sont nécessaires.
L'Aviation Civile, en collaboration avec le Ministère de l'Agriculture
ou autre institution désignée, devrait contrôler
le système de pulvérisation. Ceci doit inclure l'étalonnage
et la distribution du produit pour s'assurer que les valves, les dispositifs
anti-égouttages et les buses de pulvérisation fonctionnent
de manière satisfaisante. La précision des systèmes
de contrôle d'étalonnage du produit pulvérisé
doit aussi être contrôlée.
1.4. Utilisation correcte des pesticides
La sélection du produit devrait être faite en prenant
en considération le risque environnemental, le danger potentiel
de l'exposition de l'opérateur et les dosages recommandés.
Les produits choisis doivent être utilisés en suivant
strictement les spécifications qui figurent sur l'étiquette.
La majorité des pesticides et des formulations homologuées
pour une pulvérisation aérienne classique sont similaires
aux produits appliqués à l'aide de pulvérisateurs
terrestres classiques. Toutefois, lorsque ces produits sont pulvérisés
de manière aérienne, ils sont généralement
utilisés à des volumes d'eau réduits, et par
conséquent à des taux de concentration plus élevés.
Au cas où les produits utilisés ne seraient pas prévus
pour une pulvérisation aérienne, certaines formulations
peuvent avoir des problèmes comme par exemple l'épaississement,
l'excès de mousse et l'inversion d'émulsion.
1.5. Gestion de l'exposition de l'opérateur
La vitesse de l'opération et les grandes superficies que l'on
peut rapidement traiter en utilisant une pulvérisation aérienne
font que la gestion de l'exposition de l'opérateur est un élément
important à prendre en considération dans le choix d'un
pesticide. La toxicologie du produit conditionne les limites de temps
d'exposition de l'opérateur ; les méthodes et les techniques
qui permettent de réduire au minimum le temps d'exposition
devraient être soigneusement prises en considération
au cours du processus de sélection du produit.
Les recommandations figurant sur l'étiquette et les instructions
relatives à l'utilisation de l'Equipement de Protection du
Personnel EPP doivent être bien suivies.
Les contrôles techniques, comme par exemple les systèmes
de transfert fermés permettant de réduire la contamination
de l'opérateur pendant la manipulation et le chargement du
produit concentré, sont essentiels pour minimiser l'exposition.
Ces systèmes doivent permettre la mesure et l'extraction précise
des produits de leurs emballages d'origine, et devraient être
faciles à étalonner pour des produits de différentes
viscosités.
Le contrôle de l'état de santé de l'opérateur
est une grande nécessité. Tout le personnel doit subir
des contrôles de santé réguliers, y compris des
tests sanguins. Un contrôle effectif de l'état de santé
d'un travailleur peut faire ressortir des changements dans son état
de santé causé par l'exposition à certains pesticides.
2. PROCESSUS DE PRISE DE DECISION
L'utilisation des pesticides peut mettre en danger des personnes,
d'autres formes de vie et l'environnement. Ainsi, la décision
d'utiliser un pesticide ne devrait être prise que lorsque toute
autre alternative de contrôle aura été amplement
étudiée, et son utilisation est contrôlée
dans le cadre d'un programme de contrôle intégré.
(voir 2.1 ci-dessous)
2.1. Alternatives à l'utilisation des pesticides
Les alternatives peuvent être scindées selon des mesures
de contrôle naturel et cultural. Le contrôle naturel peut
avoir recours à des ennemis d'insectes naturels ou compter
sur les conditions météorologiques pour contrôler
les insectes et les maladies. Le contrôle cultural peut être
basé sur la rotation des cultures, la sélection des
variétés résistantes aux maladies ainsi que sur
les changements au niveau des dates de semence et de l'utilisation
des pesticides. Le système présentant le moins de dangers,
doit toujours être adopté. Si les réglementations
locales sur les pesticides font défaut, le code international
de conduite sur la distribution et l'utilisation des pesticides, (Version
amendée) FAO " constitue une référence.
2.2 Considérations risque/avantage
Les risques et les avantages de l'utilisation d'un pesticide doivent
être étudiés avant la sélection d'un produit
chimique. En effectuant une évaluation du risque, les effets
néfastes peuvent être réduits au minimum.
Dans certains cas, le traitement prophylactique, ex. le traitement
des semences, peut être justifié, mais l'effet des mauvaises
herbes, des insectes et des maladies sur la réduction des rendements
devrait être suivi pour déterminer le moment où
l'utilisation d'un pesticide peut être économiquement
justifiée.
Une telle information devrait être collectée suite à
une inspection régulière et systématique de la
culture pour surveiller le nombre et la fréquence d'insectes
et d'organismes utiles ou d'espèces des mauvaises herbes. L'utilisation
de pièges d'insectes permet également d'aider à
la détermination du moment du traitement. Une compréhension
du cycle de vie des insectes et de la capacité de la culture
à compenser tout dégât dû à un insecte
ou à une maladie aidera aussi dans la prise de décision.
2.3. Sélection du produit
La décision de choisir un pesticide donné doit être
basée sur une évaluation des risques et des avantages
et du danger potentiel que présente le produit pour la santé
humaine et pour l'environnement.
Dans plusieurs pays, pas tous, la législation est mise en
place pour contrôler et réglementer la fabrication, l'importation,
la distribution et la vente des pesticides. Les produits sont enregistrés
pour être utilisés suite à l'évaluation
de sécurité et d'efficacité sur le terrain. Seuls
les produits homologués et recommandés peuvent être
employés.
Lorsqu'il y a lieu de sélectionner un produit, on doit toujours
choisir la matière qui présente le moins de danger.
Dans le cas d'absence de réglementations locales de pesticides,
le code international de conduite sur la distribution et l'utilisation
des pesticides (Version amendée) FAO, constitue un guide.
2.4. Informations au niveau de l'étiquette
L'étiquette du produit du fabricant est la source principale
d'informations destinée à l'utilisateur final. Elle
doit être écrite dans la langue locale afin qu'elle puisse
être lue et comprise par les utilisateurs. Ces derniers doivent
également s'assurer que la terminologie de l'étiquette
est bien saisie. L'étiquette est collée sur l'emballage
du produit, et est souvent reproduite à l'extérieur
des caisses ou sur le papier d'emballage des colis ou des cartons
de transport. Dans la majorité des pays, le respect des recommandations
figurant sur l'étiquette est obligatoire.
NE PAS UTILISER UN PRODUIT NON-HOMOLOGUE OU NON-ETIQUETE
L'étiquette du produit affiche des instructions réglementaires
destinées à l'utilisateur ; ces instructions doivent
concerner les cultures pour lesquelles le produit est enregistré,
le dosage recommandé, le nombre de traitements permis au cours
du cycle végétatif et le nombre de jours où le
traitement peut être effectué avant la récolte.
De plus, l'étiquette indiquera à l'utilisateur le bon
équipement de protection du personnel à utiliser lors
de la manipulation et de l'application du produit et fournira des
conseils sur les mesures à prendre pour la protection de l'environnement.
De telles mesures peuvent faire référence à la
barrière non traitée (zone tampon)
Zones tampons
Une zone tampon est une zone non-traitée suffisamment large
pour récupérer les dépôts de dérive
au niveau de la surface traitée. Le type de buse, la taille
des gouttelettes, la dose du produit et la technique de dilution et
de pulvérisation devraient être pris en considération
dans la détermination de la largeur de cette barrière
(tampon) non traitée.
Dans le cas d'une pulvérisation aérienne, la zone tampon
doit être plus large que celle de la pulvérisation terrestre
étant donné que la grande vitesse de l'avion ne permet
pas d'obtenir un arrêt précis du jet de pulvérisation.
La largeur de la zone tampon est également conditionnée
par le type du pesticide et par la présence de cours d'eau
avoisinants.
Par exemple, une zone tampon de 5.000 m est recommandée dans
le cas d'utilisation de certains insecticides organochlorés.
Cette distance est considérée être appropriée
pour récupérer les gouttelettes déposées
du produit pulvérisé, suite à un seul passage.
Certains pesticides sont très toxiques pour la vie aquatique
à tel point que les dépôts par dérive sur
l'eau devraient être soigneusement évités si des
produits appartenant à cette classification sont utilisés.
L'étiquette du produit devrait fournir des détails
sur l'application, y compris la sélection de la buse, le volume
appliqué, et le moment de l'application. Lorsque les applications
UBV sont menées à l'aide de pulvérisateurs centrifuges,
le réglage du débit du liquide et la vitesse de rotation
du disque devraient aussi être mentionnés sur l'étiquette.
Souvent, l'étiquette fournit des informations sur les actes
d'urgence pour aider le médecin en cas de contamination accidentelle.
Des informations relatives au nettoyage " décontamination
" et à la destruction des emballages vides sont également
souvent mentionnées sur l'étiquette.
2.5 Mélange au niveau de la cuve
L'application de plus d'un produit en même temps (mélange
dans la cuve) peut améliorer la logistique et le coût
de l'opération à condition que les périodes respectives
de traitement coïncident et que les formulations soient chimiquement
et physiquement compatibles. Seuls les mélanges autorisés
devraient être utilisés.
Les mélanges faits au niveau de la cuve peuvent avoir des
risques, y compris une diminution de l'activité biologique
en raison de l'antagonisme des produits. Ceci peut être présenté
comme un dessèchement de la culture, qui semble être
temporaire mais peut réduire la production finale.
Le problème le plus fréquent qui affecte la pulvérisation
consiste en l'incompatibilité physique, qui peut non seulement
boucher les buses et les filtres mais aussi causer une séparation
de phase au niveau de la cuve dans le cas d'une mauvaise agitation.
Cette situation est fréquente en raison de l'arrêt de
la pompe, dans le cas d'un entraînement électrique, lors
des vols vers la zone à traiter (Vols relatifs au transport).
Ceci signifie que le retour du liquide vers la cuve est non opérationnel.
Lorsque l'avion est alimenté à partir d'un réservoir
au sol (réservoir d'approvisionnement), une re-circulation
fréquente du contenu garantira une non-séparation de
phase au niveau de ce réservoir.
Les étiquettes des produits devraient fournir des conseils
sur le mélange au niveau du réservoir et les compatibilités
des associations homologuées ainsi que les informations sur
la séquence d'addition des produits et le besoin en agitation.
La température, la qualité et le pH de l'eau peuvent
conditionner la stabilité chimique des mélanges au niveau
du réservoir.
3. SECURITE
La sécurité générale relative à
l'utilisation des produits chimiques dans la protection des plantes
doit être l'objectif de tous les utilisateurs de pesticides
ainsi que celui de toutes les personnes impliquées dans le
stockage, la distribution et la vente des produits agrochimiques.
3.1 Surveillance de la santé de l'utilisateur
La santé des utilisateurs exposés aux pesticides doit
être surveillée. La surveillance doit inclure les dossiers
et les contrôles médicaux qui peuvent indiquer des changements
dans l'état de santé dus à l'exposition aux pesticides.
La surveillance de la santé peut aussi prouver que les mesures
de sécurité et la sélection et l'utilisation
de l'EPP restent adéquates en ce qui concerne les produits
utilisés.
3.2 Transport et stockage du produit
Le transport des pesticides par voie terrestre peut être contrôlé
par la réglementation nationale relative aux mouvements des
produits dangereux, qui prévoit d'avance des procédures
d'urgence en cas d'accident de circulation. Plusieurs fabricants de
pesticides émettent des Cartes d'Urgence de Transport ("
Tremcards ") aux conducteurs transportant des produits dangereux
incluant les pesticides.
Comme le transport du vendeur à l'utilisateur final, les emballages
des pesticides seront également transportés à
l'intérieur et en dehors du magasin de stockage ainsi que vers
les pistes d'atterrissage au niveau de la ferme. Les emballages doivent
faire l'objet de vérifications relatives aux fuites et aux
dégâts et doivent toujours rester complètement
et clairement étiquetés. Ceci est particulièrement
important dans le cas de pulvérisation aérienne où
de grands tonneaux sont stockés à l'extérieur
et restent exposés aux changements climatiques.
LES PESTICIDES NE DOIVENT ETRE TRANSPORTES QUE
DANS LEURS RECIPIENTS ET LEURS EMBALLAGES D'ORIGINE
D'habitude, pour les grandes quantités, le stockage et la
manipulation des pesticides se font dans des pistes d'atterrissage
permanentes. Les magasins de stockage doivent être fermés,
parce qu'il se peut qu'ils soient dans des endroits lointains et toujours
sans supervision. Les stocks de produits chimiques doivent être
à l'abri, surtout lorsqu'ils sont dans des tonneaux de 200
litres.
Le personnel de soutien au sol doit être parfaitement familiarisé
avec les procédures en cas de versement accidentel ou de contamination
de l'opérateur sur la piste d'atterrissage. Cette dernière
doit être munie d'un kit de premières urgences bien entretenu,
une unité pour douche urgente et des quantités suffisantes
de matériaux absorbants utiles en cas de versements du produit
chimique.
Les magasins et les zones de stockage des pesticides doivent être
accessibles en cas d'urgence.
Le stockage des pesticides dans les fermes peut être réglementé
par la législation locale. Le stockage approprié et
sans danger des pesticides est essentiel pour maintenir un environnement
de travail sans risque, pour maximiser la durée de vie du produit,
et pour réduire le risque de feu ou de versement du produit.
Le magasin doit être réservé aux pesticides,
accessible en cas d'urgence, et fermé lorsqu'il n'est pas utilisé.
Lorsqu'on considère la construction d'un magasin pour pesticides,
les directives relatives aux matériaux de construction, à
la conception du magasin, au site, aux procédures d'urgence,
etc. peuvent être obtenues au niveau des autorités nationales
de réglementation.
Des informations supplémentaires relatives au stockage de
produits peuvent être consultées dans le document sur
les directives relatives à l'emballage et au stockage
des pesticides (FAO 1985), qui offre aussi des informations
sur l'établissement de pistes d'atterrissage permanentes.
Le stockage des pesticides ne doit, en aucune circonstance, avoir
lieu aux alentours des produits alimentaires.
3.3 Manipulation des produits
L'étiquette du produit est souvent la première référence
d'orientation relative à la manipulation des pesticides. Elle
fournira une description des conditions requise dans l'utilisation
de l'Equipement de Protection du Personnel (EPP) que ce soit pour
la manipulation du produit non dilué (concentré) ou
pour la solution diluée à pulvériser.
L'exposition de l'opérateur et la contamination environnementale
peuvent être substantiellement réduites en utilisant
des systèmes de remplissage fermés pour extraire le
produit de son emballage de transport et le transférer soit
directement vers la cuve de pulvérisation ou par le biais d'un
système de mesure vers un réservoir mélangeur
à part. Ceci permet d'éviter et le contact avec l'équipe
de chargement et le versement accidentel. Certains systèmes
de transfert fermés peuvent vider et rincer automatiquement
les emballages de produits chimiques et peuvent de là contourner
le besoin de rincer les emballages vides et l'élimination de
l'eau contaminée.
3.4 Gestion des emballages
On doit en aucun cas réutiliser les emballages vides. Ces
derniers doivent être bien nettoyés et rendus inutilisables
avant leur destruction. Ils peuvent être bien nettoyés
par des moyens manuels ou par un système de transfert fermé
qui récupère l'eau de nettoyage. Les emballages vides
doivent être récupérés et stockés
avant leur destruction ; ils ne devraient pas être laissés
en plein air sur le site de mélange.
Certains pays autorisent l'enfouissement contrôlé des
emballages vides alors que d'autres autorisent leur incinération
à haute température. Il faut consulter la réglementation
locale sur le contrôle de la pollution environnementale.
La gestion des emballages peut être rendue facile si les produits
sont achetés dans des récipients qu'on pourrait retourner
au fabricant pour les remplir de nouveau. Le récipient peut
donc être utilisé plusieurs fois au cours de sa durée
de vie. Des systèmes d'extraction compatibles et homologués
pour mesurer et extraire le produit chimique à utiliser est
nécessaire. Ils doivent être capables de manipuler des
produits de différents degrés de viscosité et
des récipients de différentes tailles.
3.5 Procédures en cas d'accident
Le versement d'un pesticide peut causer du feu, des blessures aux
personnes, des dégâts matériels ou une contamination
de l'environnement. Une action rapide doit suivre l'accident pour
minimiser les effets néfastes. Il est essentiel que les transporteurs
des pesticides et les utilisateurs de ces produits se familiarisent
avec les recommandations et les procédures qui figurent sur
l'étiquette en cas d'accident. Les autorités concernées
(Service de protection de l'environnement, Service d'eau, police,
etc.) doivent aussi être informées de l'accident, et
les procédures correctives doivent être suivies. Les
incidents qui ont eu lieu et les actions entreprises doivent être
enregistrés avec soin.
Seuls les véhicules bien équipés pour transporter
les pesticides doivent être utilisés pour acheminer le
produit vers la piste d'atterrissage.
3.6 Protection Personnelle
Les produits chimiques entrent dans le corps de trois manières
:
a) Ingestion/déglutition accidentelle ou délibérée
b) Pénétration cutanée suite à la manipulation,
la mesure ou le versement délibéré du concentré
c) Inhalation de petites particules ou poussière lors de la
manipulation, de la pulvérisation ou lors du balisage
La pénétration cutanée est le danger le plus
fréquent. Ce danger peut être réduit en évitant
une exposition aux pesticides par l'utilisation de l'EPP et par l'hygiène
personnelle: en lavant les parties du corps qui ont été
exposées au produit après le travail et avant de manger,
de fumer et de faire sa toilette. L'EPP doit être choisi selon
les recommandations qui figurent sur l'étiquette. Il doit être
confortable à porter/utiliser et fabriqué à l'aide
de matériaux imperméables aux pesticides.
Lorsqu'il s'agit de formulations non-diluées comme la pulvérisation
à UBV, l'EPP doit respecter des critères spécifiques
qui figurent sur l'étiquette du produit. Les traitements UBV
exigent un EPP homologué selon le produit utilisé.
L'EPP doit porter une marque homologuée et devrait être
confortable à porter sans restriction dans l'utilisation. Le
matériau utilisé dans sa fabrication doit être
imperméable à la formulation spécifique à
utiliser (temps de percée). L'EPP demeurera de qualité
que s'il est soigneusement entretenu. Si l'équipement est endommagé,
il doit être refait de manière à retrouver son
état d'origine; autrement, l'article doit être remplacé.
Les masques de respiration doivent être vérifiés
de manière régulière et les parties du filtre
doivent être changées conformément aux instructions
du fabricant.
Les manœuvres au niveau d'une piste d'atterrissage impliquent des
considérations de sécurité additionnelles. En
plus de l'EPP pour le personnel au sol et dans les champs, des extincteurs
de feu appropriés doivent être disponibles aussi bien
à bord de l'avion que sur la piste d'atterrissage.
Le pilote doit avoir un casque de protection, un harnais de sécurité
homologué dans le cockpit et un masque d'air frais/respirateur.
4. APPLICATION
4.1. Pré-application
Le temps pris pour la vérification du matériel de pulvérisation
avant son utilisation minimisera les retards coûteux au début
de la saison.
Les vérifications opérationnelles de la pré-saison
peuvent être faites à l'eau propre mais en portant toujours
la tenue de protection. Toute vérification recommandée
dans ce document sera supplémentaire aux procédures
spécialement citées dans le manuel d'utilisation des
fabricants du matériel.
4.1.1. Matériel de pulvérisation
Il est essentiel que le matériel soit adapté à
la formulation des pesticides à pulvériser. Les solutions
aqueuses traditionnelles sont appliquées à l'aide de
systèmes hydrauliques. Toutefois, lorsqu'il est question d'appliquer
un produit non-dilué (UBV), les rampes doivent être équipées
de buses centrifuges plutôt que de buses hydrauliques.
Les dispositions de la tuyauterie et de la pompe sont communes aux
deux techniques d'application, mais certaines composantes du système
doivent être remplacées dans le cas où l'avion
serait utilisé pour la pulvérisation d'un produit non-dilué
(UBV). Ce dernier est employé à des débits plus
faibles que ceux de la pulvérisation traditionnelle nécessitant
ainsi un débitmètre.
4.1.2. Maintenance du matériel
Avant la pulvérisation, il faut contrôler un certain
nombre d'éléments clés :
- Les structures existantes sur et autour de la piste d'atterrissage:
les escaliers, les échelles, les garde-fous et le matériel
de chargement doivent être vérifiées et entretenues;
- Les protections des motopompes et des systèmes de remplissage
doivent être en place et fermées ;
- Le manuel de maintenance de l'avion et les instructions des fabricants
du matériel de pulvérisation doivent toujours être
consultés en premier lieu ;
- Le pilote et le personnel de soutien sont responsables de la
navigabilité de l'avion ; toutefois, dans bien des cas, un
mécanicien d'avion qui doit être formé et bien
protégé, assure l'entretien du système de pulvérisation;
- Au moment du démarrage du système, il est conseillé,
avant la mise en route du circuit de pulvérisation, de faire
pivoter manuellement la pompe, quel que soit le type d'entraînement
(éolien, hydraulique ou électrique), pour s'assurer
qu'il n'y a pas de blocage ;
- Sur certaines pompes éoliennes, le réglage de l'angle
des pales peut être vérifié et le frein de verrouillage
de la pompe, pendant transport, doit être complètement
libre lorsqu'il est relâché.
- Tous les filtres doivent être en place ; les valves d'auto
remplissage et les accouplements doivent être propres et opérationnels
;
- Les tuyaux et leurs joints doivent être visuellement vérifiés,
et l'état des câbles qui servent à fixer des
composantes à l'avion doit être vérifié
;
- Dans le cockpit, le fonctionnement de la valve à trois
voies doit être sûr et le mécanisme d'évacuation
d'urgence de la cuve ne doit pas présenter de danger et doit
être fonctionnel ;
- Les buses et leurs corps doivent être vérifiées
pour s'assurer qu'elles ne sont pas usées ou endommagées
; les valves antiégouttages doivent être en bon état
pour garantir un arrêt effectif du jet. Les pulvérisateurs
centrifuges doivent être en équilibre et pouvoir pivoter
librement. Dans le cas où ils seraient actionnés par
des pales, celles-ci doivent être en bon état et bien
réglées à la vitesse de rotation choisie (contrôle
de la taille des gouttelettes). Il faut vérifier le réglage
du gicleur, qui doit être ajusté de manière
à obtenir le volume de bouillie par hectare voulu.
- Il se peut qu'il ne soit pas possible de bien mettre le système
de pulvérisation sous pression au sol, surtout lorsque la
pompe de pulvérisation fonctionne avec l'énergie éolienne,
mais les fuites de ce système doivent être vérifiées
à une certaine étape. L'avion doit voler pour pouvoir
vérifier le système de pulvérisation et l'efficience
du manomètre. Si le manomètre ne se remet pas à
zéro quand le système de pulvérisation est
en état d'arrêt, il se peut que la valve à trois
voies ne se ferme pas correctement. Ceci par conséquent affectera
négativement l'efficacité du circuit de ré
aspiration quand la pulvérisation est désactivée.
- Le matériel électronique monté sur l'avion,
comme le débitmètre, l'imprimante et le système
d'aide à la navigation, doit être vérifié
et re-étalonné conformément aux normes d'étalonnage
fournies par les fabricants.
4.1.3 Réglage et contrôles
Les contrôles du système marche/arrêt et du débit
de liquide sont effectués par le pilote pendant les vérifications
opérationnelles. Le système de pulvérisation
doit être vérifié comme élaboré
ci-dessus (Voir paragraphe 4.1.2) et l'orientation de la rampe par
rapport à la direction du vol peut être ajustée
pour modifier la taille des gouttelettes des buses hydrauliques. Le
choix de la buse peut être fait conformément aux recommandations
qui figurent sur l'étiquette du produit mais les types de buses,
les angles des jets et les débits, ne doivent pas être
mélangés sur la même rampe. L'orientation de la
rampe et le positionnement de la buse doivent finalement être
vérifiés pour s'assurer que la création du tourbillon
est au minimum.
Lorsqu'on utilise des pulvérisateurs centrifuges, ils devraient
être réglés à des vitesses similaires.
Occasionnellement, les buses rotatives situées à l'intérieur
sont réglées de manière à compenser l'augmentation
de la vitesse de l'air dû au fuselage " hélice ";
les instructions du fabricant devraient être consultées.
Lorsque le débit du liquide est contrôlé à
l'aide d'un variateur, il est important de s'assurer que l'alimentation
en liquide est la même pour chaque buse. La vitesse d'une buse
rotative est vérifiée à l'aide d'un tachymètre
qui transfère l'information relative aux vitesses de rotation
de chaque buse pour lecture au niveau du cockpit.
4.1.4 Etalonnage de la pulvérisation conventionnelle
Le Ministère de l'Agriculture devrait mettre en place un programme
de directives relatives aux avions de pulvérisation, qui pourrait
inclure des contrôles habituels d'étalonnage et de répartition
de systèmes de pulvérisation et des évaluations
générales de l'état de fonctionnement du matériel.
Pour s'assurer que les contrôles sont effectués efficacement,
il est conseillé d'avoir recours à une agence ou un
service indépendant.
L'étalonnage du matériel de pulvérisation doit
être effectué au début de chaque saison, suite
à la réparation du matériel ou suite au changement
de la technique d'application. Trois facteurs principaux conditionnent
l'étalonnage du pulvérisateur à savoir :
a) La vitesse au-dessus du sol (km/h)
b) La largeur de l'andain et l'écartement des axes de vol (m)
c) Le débit du liquide (l/min)
a) La vitesse au-dessus du sol peut être déterminée
en mesurant le temps que fait l'avion pour parcourir une distance
connue. Cette opération doit se faire dans les deux directions
afin de compenser l'influence du vent. Elle doit être répétée
trois fois afin d'obtenir une vitesse moyenne. Elle est nécessaire
étant donné que l'instrument de l'aéronef n'indiquera
que la vitesse en l'air.
b) La largeur réelle de l'andain est déterminée
comme étant l'écartement des axes du vol pour chaque
passage d'avion et variera selon que l'application est conventionnelle
ou UBV. L'altitude du vol recommandée devrait également
être vérifiée lors des observations sur le terrain
étant donné qu'elle est fonction de la largeur de l'andain.
c) Le débit du liquide des buses, à une pression de
service donnée, peut être obtenu grâce aux documents
d'information fournis par le fabricant de la buse. Ces informations
sont basées sur la pulvérisation d'une eau propre et
constituent un bon point de départ. Toutefois, à moins
que les buses ne soient d'une conception spécifique, les conditions
spéciales et les faibles volumes à l'hectare des applications
aériennes peuvent donner lieu à des débits différents
de ceux indiqués au niveau des informations du fabricant.
Le débit du liquide pulvérisé d'un avion doté
d'une pompe électrique ou hydraulique peut être déterminé
au sol, mais pour déterminer le débit obtenu avec un
système de pompage à énergie éolienne,
l'avion doit voler à la vitesse de pulvérisation.
4.1.5 Etalonnage de la pulvérisation UBV
Le type de pulvérisation UBV applique des solutions, souvent
non-diluées, à des concentrations élevées
de matières actives et d'agents non-volatiles. Le degré
élevé de la dérive associé aux fines gouttelettes
de la pulvérisation UBV rend la technique plus appropriée
pour le traitement des vastes champs agricoles, pour des grands étendus
et pour des programmes de santé publique. La pulvérisation
effective dans les champs à l'aide d'un avion est plus exigeante
que la pulvérisation conventionnelle en raison de la viscosité
et par conséquent de la variation du débit des formulations.
Les paramètres initiaux peuvent être récupérés
à partir des données relatives à l'eau fournis
par le fabricant. Mais les solutions UBV, prêtes à être
utilisées, peuvent avoir une viscosité plus élevée
et un débit plus bas que celle de l'eau ; des réglages
doivent être effectués en multipliant le débit
total par une valeur se situant entre 1,1 et 1,3 selon la viscosité
de la formulation.
La détermination de la vitesse de l'avion au-dessus du sol
est similaire à la pulvérisation conventionnelle. Toutefois,
avec une pulvérisation UBV, la largeur de l'andain sera plus
grande étant donné que l'avion vole à une altitude
un peu plus élevée. Pour l'UBV, il y a moins de points
d'émission au niveau de la rampe que dans le cas de la pulvérisation
conventionnelle et par conséquent l'altitude du vol devrait
être augmentée de 2-3 mètres pour permettre aux
jets de pulvérisation de chaque buse rotative de bien se développer
et se rencontrer. Autrement, on risque de ne pas traiter quelques
bandes à chaque passage ; toutefois, une solution alternative
consiste à augmenter le nombre de points d'émission
de pulvérisation au niveau des rampes (c.a.d. des buses rotatives
supplémentaires à des espacements plus réduits).
L'altitude du vol peut être revue suite à l'évaluation
de la distribution du produit pulvérisé, ce qui doit
faire partie du processus de l'étalonnage.
Les buses centrifuges sont souvent entraînées par hélice
grâce au courant crée par l'aéronef ; par contre
dans le cas d'utilisation des avions à faible vitesse ou des
hélicoptères, des moteurs électriques ou hydrauliques
sont nécessaires. Ceci est particulièrement important
dans le cas de pulvérisation par hélicoptère
quand les atomiseurs doivent retrouver rapidement leur vitesse de
fonctionnement pour maintenir la bonne taille des gouttelettes, suite
aux changements brusques de direction " en dehors et en cours
de travail ".
4.1.6 Remplissage de la cuve
Le chargeur du produit court le plus grand risque lors de la manipulation
du pesticide concentré; son temps d'exposition augmentera au
moment des manipulations sur la piste d'atterrissage dans un chantier
à plus d'un avion et pour plusieurs sorties. Dans de tel cas,
l'utilisation d'un système de transfert fermé du produit
chimique réduira le danger de contamination de l'opérateur
et de l'environnement.
Les trémies d'avion peuvent être chargées du
haut (solides), mais la majorité des liquides sont chargés
à l'aide d'une valve d'auto remplissage qui se trouve sur le
fuselage. Ces valves doivent être du type arrêt sec et
assez larges pour faciliter un remplissage rapide. La valve doit avoir
une action sûre pour éviter les débordements/versements.
La procédure de remplissage doit suivre les recommandations
qui figurent sur l'étiquette pour introduire le produit dans
la trémie ; toutefois, étant donné que l'agitation
du produit est limitée pendant le remplissage et " le
transport ", l'utilisation d'un moyen de " pré-mixage
" est recommandée.
Le point ci-dessus devient plus important en cas d'hélicoptère
doté d'un panier de chargement rapide et d'une pompe électrique
intermittente qui n'est utilisée que pendant la pulvérisation.
La réduction de la charge utile de l'aéronef est nécessaire
pour compenser les conditions de la piste d'atterrissage ou l'effet
des conditions atmosphériques sur la performance du moteur,
qui déterminera la quantité du liquide à charger.
4.1.7 Avertissements préalables
Le public, non impliqué directement dans l'opération
de pulvérisation, peut être également affecté
par une application aérienne de pesticides, par conséquent
l'entreprise/fermier est obligé d'avertir toute personne ou
toute organisation qui peut être affectée ou concernée.
Des avis doivent être émis bien à l'avance pour
avertir les apiculteurs, les agriculteurs voisins, les éleveurs
et les gens responsables des sites avoisinants dont l'environnement
est très sensible. Dans le cas particulier où des produits
toxiques doivent être utilisés, il est nécessaire
d'avertir les services d'urgence et les autorités locales de
l'environnement et de l'eau. L'étiquette du produit doit fournir
des conseils précis sur les avertissements préalables
et les personnes à contacter.
4.2 Pulvérisation dans le champ
Une pré-préparation adéquate permettra de s'assurer
que la pulvérisation est menée sous les conditions les
plus sures, et une période précise de pulvérisation
constitue une garantie de l'effet optimal du produit. Les employés
et les opérateurs doivent s'assurer que le matériel
de sécurité, les tenues de protection, et l'équipement
de chargement de l'avion sont propres et en bon état.
4.2.1. Enquête sur le terrain
L'effet probable du produit sélectionné sur l'environnement
devrait déjà être pris en considération
au moment où la décision de l'utiliser est prise. Lors
du traitement d'un champ donné, le pilote donne son accord
pour être responsable de l'opération et l'application
du produit ne sera effectuée qu'après un vol d'inspection
préliminaire pour localiser les limites du champ et déterminer
la méthode à suivre dans le balisage. Le pilote prendra
note de l'emplacement des arbres, des câbles, des habitations,
des cours d'eau, du bétail qui pourrait avoir peur à
cause du vol à basse altitude et des ondulations du champ qui
peuvent affecter la performance de l'avion et le nombre et les positions
des porte-fanion nécessaires. Il faut prendre note des cultures
avoisinantes et repérer les routes, les chemins de fer, surtout
lorsqu'ils sont surélevés sur des talus, ce qui gênerait
les manœuvres de l'avion.
Les pilotes doivent se conformer à la législation nationale
concernant la dimension des zones non-traitées (zones tampons)
à respecter. L'étiquette du produit indiquera, si nécessaire,
les largeurs de ces zones.
Dans certains pays, il existe des organisations qui fournissent des
conseils sur la gestion des fourrières et des bordures des
champs ; elles peuvent aussi aider dans l'évaluation de l'impact
d'un pesticide sur l'environnement.
4.2.2 Considérations météorologiques
L'efficience des dépôts du pesticide sur la cible est
fortement conditionnée par les conditions météorologiques
locales au niveau de la hauteur de la culture. La vitesse et la direction
du vent, la température, l'humidité et les probabilités
de précipitations sont tous des facteurs qui influent sur les
dépôts du produit. La distance que traverse la gouttelette
dépend de la taille de cette dernière et de la vitesse
de chute, de la hauteur à laquelle la pulvérisation
est effectuée et des conditions ambiantes. Les tourbillons
causés par le passage de l'avion auront aussi un impact sur
l'efficience de la distribution du produit pulvérisé.
Le vent
La pulvérisation aérienne est normalement effectuée
lorsque la vitesse de la surface du vent est inférieure à
6-7m/s, ce qui est considéré comme une vitesse sans
danger pour les manœuvres de l'avion et pour la sécurité.
Toutefois, dans des zones de turbulences exceptionnelles, les chiffres
devraient être réduits. La réglementation et les
directives locales peuvent indiquer la limite de la vitesse du vent
pour la pulvérisation aérienne ; cependant, dans la
majorité des cas, il n'est pas conseillé de pulvériser
lorsque cette vitesse dépasse 8m/s. La vitesse et la direction
du vent conditionneront aussi l'altitude du vol. Lorsque la vitesse
du vent est inférieure à 3m/s, une hauteur de rampe
entre 3 et 4 m au-dessus de la culture garantira un bon mouvement
latéral du produit pulvérisé. Mais l'altitude
du vol doit être réduite si la vitesse du vent dépasse
3m/s.
La pulvérisation doit être effectuée en prenant
en considération le vent de travers pour s'assurer que la vitesse
du survol et le volume d'application par hectare restent les mêmes
pour les deux directions du vol. La distance que le produit parcourt
variera selon la force du vent et l'altitude de l'avion.
La température
Dans le cas d'une pulvérisation conventionnelle (à
base d'eau), la haute température associée à
une humidité basse réduira la taille des gouttelettes
à cause de l'évaporation, ce qui accentuera le risque
de dérive. Comme la température augmente, la turbulence
atmosphérique s'amplifie. La pulvérisation ne doit pas
être effectuée quand il y a un mouvement d'air vers le
haut ou lorsque l'inversion de température ne permet pas la
constitution d'un nuage du produit à l'intérieur de
la zone traitée.
Dans le cas d'une pulvérisation UBV, des conditions d'une
turbulence douce, similaires à celles recommandées dans
le cas d'une pulvérisation conventionnelle, sont préférables.
L'humidité relative peut être calculée à
partir des tableaux, en déterminant la différence entre
les thermomètres humides et secs (hygromètre). Lorsque
la différence dépasse 8°, les suspensions du produit
aqueux ne devraient pas être pulvérisées.
4.2.3 Moment du traitement
Le moment optimal pour la pulvérisation dépendra des
stades de développement des insectes, des mauvaises herbes
et des maladies. Le moment du traitement sera décidé
en fonction des conditions météorologiques, qui peuvent
affecter les pertes par dérive et par évaporation. La
température, l'humidité relative, la direction et la
vitesse du vent et les précipitations peuvent tous affecter
l'efficience des dépôts du produit sur la cible. L'étiquette
du pesticide indiquera la période au cours de laquelle le traitement
peut être effectué avant la pluie, et peut aussi indiquer
le dosage nécessaire pour une application d'appoint si le produit
original est dilué à cause de pluie imprévue
juste après la pulvérisation.
Si le moment de l'application est précis, on n'aura besoin
que d'un nombre limité de traitements. L'utilisation de modèles
informatiques pour prévoir la période de pulvérisation
peut aider à réduire le nombre d'applications et une
prévision précise des insectes peut être utile.
Le moment d'application pendant la journée peut aussi être
important. Le moment de pulvérisation pour une efficience optimale
peut coïncider avec celui où les insectes utiles se nourrissent.
Il est donc important de connaître et de comprendre le développement
de la culture, de l'insecte et de la maladie, ainsi que la situation
des organismes utiles pour déterminer le moment adéquat
du traitement. Une connaissance du mode d'action du produit en relation
avec le développement de la culture sera aussi bénéfique.
4.2.4 Opérations sur la piste d'atterrissage
Le site devrait être aussi proche que possible de la zone de
travail et doit être facilement accessible par véhicule.
Le carburant de l'avion et le pesticide ne doivent pas être
stockés ensemble ; le pesticide doit être protégé
des rayons solaires. Une aire dure de protection pour le chargement
et le nettoyage de l'avion est préférable dans les pistes
d'atterrissage permanentes, où les éclaboussures et
l'eau de nettoyage devraient être récupérées
et drainées dans un réservoir pour être traitées.
Le matériel de secours et d'urgence doit être en bon
état, bien marqué et bien placé. Les moyens de
nettoyage et de stockage de l'Equipement de Protection du Personnel
doivent aussi être disponibles.
La contamination de l'opérateur et de l'environnement peut
être réduite si les produits sont manipulés et
chargés à l'aide de systèmes de transfert fermés,
utilisant des emballages restituables (Voir 3.4 et 3.5).
Dans le cas de pulvérisation de solutions aqueuses, la cuve
de l'avion devrait être à moitié remplie d'eau
avant d'ajouter la formulation. Etant donné que le système
d'agitation est souvent limité, les poudres mouillables doivent
être préalablement mélangées avant le remplissage.
L'utilisation d'un réservoir de mélange au sol accélérera
l'opération de transfert et permettra au produit mélangé
d'être bien agité avant son chargement.
Les pilotes ne devraient pas être en contact avec le pesticide
pendant le remplissage de l'avion ; cette opération est sous
la responsabilité du personnel au sol qui doit être familiarisé
avec les produits qu'il manipule et avec les procédures en
cas d'accidents tels que les versements ou les contaminations. Les
membres du personnel au sol sont aussi chargés de nettoyer
toute éclaboussure sur l'avion pendant le remplissage et de
s'assure à ce que la pare brise soit propre et sans éclaboussures.
4.2.5 Opérations sur le terrain
Il faut toujours respecter strictement la réglementation locale
relative aux opérations de l'avion.
Les membres du personnel au champ sont responsables au sol de la
gestion du site.
Le balisage du champ est fait suite à un vol de reconnaissance
mené par le pilote avant le début de l'opération.
La correspondance des andains (Ecartement des axes du vol) peut être
faite par plusieurs méthodes. L'utilisation de marqueurs naturels
constitue un système de balisage pas coûteux, mais l'utilisation
de marqueurs fixes ne peut être envisagée que si la culture
doit être traitée plusieurs fois et que la direction
du vent reste constante. Les ballons simples et les ballons aérodynamiques
ont été utilisés pour marquer le passage de l'avion
au-dessus des cultures hautes, mais la méthode de marquage
la plus fréquente reste les porte-fanion humains, qui doivent
être à tout moment bien protégés, et rester
visibles au pilote pendant l'opération de pulvérisation.
Pour réduire le contact avec le nuage du produit pulvérisé,
les porte-fanion doivent être placés au moins à
100m de la limite du champ, et devraient se déplacer contre
le vent lorsque l'avion sort de son tournant et s'élève
pour se préparer à la pulvérisation. La distance
qui sépare les courses de pulvérisation devrait être
mesurée, en utilisant une corde ayant une longueur fixe. Là
où c'est possible, l'utilisation du système GPS est
très recommandée pour éviter l'utilisation des
porte-fanion. Le personnel au champ ne devrait jamais accéder
à la zone traitée.
Une pulvérisation aérienne précise au-dessus
des terrains ondulés et d'étendues de forêts est
plus difficile que le traitement de zones plus petites. Dans ces conditions,
il est financièrement justifiable de se procurer d'un système
de guidage électronique. Le système de navigation inertiel
autonome SNI et le système Doppler n'ont pas besoin de données
de référence externes pendant le vol, mais la taille
et la complexité des ces unités limitent leur utilisation
aux grands avions. Ces systèmes ne sont assez précis
lorsqu'il s'agit de pulvérisation agricole de moindre envergure.
Les systèmes utilisant des références externes
sont aussi disponibles. Les informations sur l'emplacement sont reçues
d'un ensemble de stations de transmission à travers le monde
; ces stations produisent des lignes hyperboliques d'une phase constante,
ce qui peut être converti à bord de l'avion en orientation
de navigation. De tels systèmes éliminent le besoin
d'avoir des personnes porte-fanion et observent et évaluent
de manière permanente le processus de pulvérisation.
4.2.6 Réglages du pulvérisateur dans le champ
Pendant un vol, la pression de pulvérisation, le débit
et l'altitude de l'avion au-dessus de la culture peuvent être
réglés si nécessaire ; toutefois, étant
donné que le pilote doit se concentrer sur la navigation de
l'avion, il ne peut vérifier le système de pulvérisation
qu'occasionnellement.
L'utilisation de cibles artificielles à l'intérieur
de la culture traitée est très recommandée pour
vérifier et évaluer l'efficience des dépôts
du produit sur la cible, et confirmer les écartements des axes
des vols. C'est à ce niveau où le personnel au sol peut
collaborer avec le pilote, par radio, en l'informant des problèmes
au niveau du système de pulvérisation tels par exemple
des buses bouchées ou des systèmes de pulvérisation
fonctionnant incorrectement.
4.2.7 Manipulation des produits chimiques
Pour réduire au minimum le temps d'exposition de l'opérateur,
il faut, quand si possible, opter pour des emballages de pesticide
manipulés par des systèmes de transfert fermés.
La manipulation et le chargement de produits chimiques ne doivent
être exécutés que par un personnel bien formé
et protégé. Seul l'EPP doit être utilisé.
Des matériaux absorbants doivent être disponibles sur
le site de remplissage pour retenir les versements accidentels des
produits chimiques. Les magasins des produits chimiques doivent être
fermés à tout moment, et doivent avoir une section réservée
aux emballages propres et vides avant leur destruction.
4.2.8 Manipulation des emballages des produits chimiques
Tous les opérateurs doivent être formés pour
manipuler les emballages de produits chimiques, enlever les fermetures,
mesurer et peser les formulations sèches, verser les produits
liquides et bien rincer les emballages vides.
Quand le rinçage automatique n'est pas disponible, un triple-rinçage
à l'eau propre permet de se débarrasser des résidus
des produits chimiques, et l'emballage peut ensuite être détruit.
(Utiliser 20% du volume du récipient en eau propre pour trois
rinçages). Les emballages doivent être nettoyés
immédiatement après leur utilisation, et le produit
de rinçage vidé dans la cuve.
L'opérateur court le plus grand risque quand il manipule un
pesticide concentré. Par conséquent un équipement
et des vêtements de protection convenables doivent être
disponibles, et les opérateurs doivent être formés
à les utiliser et les entretenir correctement. Si possible,
des dispositifs de contrôle avancés, tels que les systèmes
de transfert fermés, les emballages restituables, les sachets
hydrosolubles etc. devraient être employés.
Les produits chimiques doivent être stockés dans leurs
emballages originaux, et ceux partiellement remplis doivent être
refermés et remis au magasin.
LES EMBALLAGES VIDES NE DOIVENT PAS ETRE REUTILISES
4.2.9 Avertissements après traitement
Immédiatement après la pulvérisation, des annonces
d'avertissement doivent être placées autour de la zone
traitée conformément aux recommandations qui figurent
sur l'étiquette. Les personnes auxquelles ces avertissements
sont adressés, comme par exemple les apiculteurs, peuvent être
informées à vive voix à la fin de l'application.
Les annonces dans le champ devraient avertir les gens, du traitement
et de la période de ré-entrée. Elles devraient
être enlevées une fois qu'elles ne sont plus nécessaires.
Le bétail doit être gardé loin des zones traitées
pendant toute la période stipulée dans l'étiquette
du produit.
4.3 Post-application
Après la pulvérisation, la protection de l'opérateur
et de l'environnement reste une considération de taille pendant
le nettoyage ou la réparation du matériel de pulvérisation
et pendant le chargement. De telles tâches peuvent être
assumées par le personnel chargé de la maintenance de
l'avion qui n'est pas familiarisé avec la protection nécessaire
pendant la manipulation du matériel contaminé. Ce personnel
doit être complètement protégé pendant
le nettoyage, la réparation de l'avion ou du matériel
de pulvérisation.
Il faut consulter le manuel d'instructions du fabricant du pulvérisateur
et de l'avion pour connaître les bonnes procédures de
maintenance. La maintenance de l'avion sera traitée dans la
réglementation de l'aviation civile, mais aucun travail ne
peut être initié avant que le matériel ne soit
soigneusement nettoyé (" décontaminé ").
4.3.1 Nettoyage (" décontamination ") du matériel
et du l'EPP
Après le travail, l'avion et le matériel de pulvérisation
devraient être nettoyés de l'intérieur et de l'extérieur
dans le champ. Le liquide de rinçage devrait être pulvérisé
sur la culture pour laquelle le produit est enregistré en s'assurant
que la dose recommandée n'est pas dépassée. Après
une application normale, le circuit de pulvérisation devrait
être rincé trois à quatre fois avec de petites
quantités d'eau plutôt qu'une seule fois avec une grande
quantité d'eau. Une attention particulière doit être
donnée aux poudres mouillables étant donné que
les résidus peuvent s'accumuler dans les conduites de pulvérisation
et dans les logements des filtres.
Les formulations UBV à base d'huile ne peuvent pas être
nettoyées à l'eau. Un solvant approprié doit
être utilisé pour rincer le système de pulvérisation.
Les produits de lavage de la cuve peuvent être pulvérisés
sur des terrains vagues à condition qu'il n'y ait pas d'effet
sur l'environnement ou bien récupérés, traités
et incinérés. Dans le cas où le nettoyage/décontamination
resterait incomplet, les produits déposés peuvent s'accumuler
dans des zones sales ou au niveau des buses rotatives affectant leur
équilibre. L'huile végétale qu'on utilise comme
transporteur du produit de pulvérisation peut être complètement
nettoyée à l'aide d'eau et d'un détergent à
la fin de la pulvérisation. Un rinçage et un drainage
complets du système de pulvérisation sont importants
étant donné que la tuyauterie de certains avions peuvent
retenir jusqu'à 30 litres de bouillie ou de produit UBV lorsque
cette tuyauterie est considérée être vide.
L'Equipement de Protection du Personnel doit être soigneusement
nettoyé après son utilisation, séché et
gardé dans un magasin bien ventilé, et loin des autres
matériaux.
4.3.2 Destruction de l'excès de liquide de pulvérisation
La perte de pesticides peut être scindée en surplus
de bouillie (Voir 4.3.1) et en surplus de produit concentré.
Tous les éléments à savoir l'équipement
de sécurité, les vêtements de protection, les
composants des filtres du cockpit et les matériaux utilisés
pour absorber les versements, doivent être convenablement détruits.
Une planification au préalable devrait réduire au minimum
l'excès de liquide de pulvérisation. L'achat et la préparation
des quantités des produits nécessaires doivent être
limités à la zone traitée. Ceci peut être
difficile lorsque la demande du produit est grande et que l'objectif
de la gestion du chantier est d'exploiter l'avion tant que les conditions
sont bonnes. Une bonne gestion du stock permettra de réduire
au minimum le surplus des produits concentrés.
Dans certains cas, les produits chimiques non-utilisés peuvent
être remis au revendeur ; sinon, une entreprise contractante
sera chargée de la destruction des produits en excès.
Quand ce service est possible, les produits chimiques à détruire
doivent être bien emballés et étiquetés
pendant leur transport.
La bouillie non-utilisés et les produits de nettoyage de la
cuve peuvent causer de sérieux problèmes, surtout lorsque
plusieurs avions utilisent la même piste d'atterrissage, et
différents produits sont lavés à la fin des périodes
de travail. Dans de tels cas, l'installation d'une unité consacrée
à la gestion des produits de lavage semble être la seule
solution pratique.
4.3.3 Destruction des emballages vides des produits chimiques
Avant leur destruction, les emballages vides des produits chimiques
doivent être soigneusement nettoyés (décontaminés),
soit en utilisant une buse de rinçage homologuée ou
en procédant à la technique manuelle du triple rinçages
(Voir 4.2.8). Là où c'est possible, le rinçage
des emballages doit être effectué immédiatement
après les avoir vidés pour que les produits de nettoyage
puissent être ajoutés dans la cuve dans le champ. Si
ceci n'est pas possible, le produit de rinçage doit être
récupéré, clairement étiqueté et
stocké comme produit diluant au cours d'une utilisation ultérieure
du même produit.
Les emballages vides doivent être soigneusement stockés
avant leur destruction suivant une méthode homologuée
officiellement.
Les moyens de destruction des emballages diffèrent d'un pays
à l'autre. Parmi ces moyens, on peut citer l'enfouissement,
l'incinération ou la récupération par une entreprise
contractante agrée. Les emballages vides des produits chimiques
doivent être soigneusement nettoyés (décontaminés)
et crevés ou écrasés avant de les enfouir. Le
site d'enfouissement ne doit pas être à proximité
d'eau de surface ou d'eau souterraine. Le type de sol et le drainage
naturel des eaux doivent être pris en considération dans
le choix du site d'enfouissement. L'endroit et le pesticide initialement
contenu dans les emballages enterrés doivent être notés.
Même quand la législation l'autorise, on ne peut pas
incinérer/brûler tous les emballages ; leur étiquette
indique s'ils contenaient un produit inflammable ou si c'était
un aérosol. Les emballages doivent être soigneusement
nettoyés avant de les brûler. De plus, le fait de les
brûler peut causer un autre danger si la fumée se dérive
vers les routes ou devient une gène. Un simple incinérateur
sur la base d'un tonneau en acier de 200 l a été conçu
générant une chaleur substantielle, tout en produisant
peu de fumée.
4.3.4 Matériel de maintenance et de réparation
A la fin de la pulvérisation, le matériel doit être
préparé pour être stocké. Il faut soigneusement
nettoyer l'intérieur de la cuve et les surfaces externes de
l'avion ; le système de pulvérisation du liquide doit
être complètement rincé pour s'assurer que tous
les tuyaux sont propres. Le nettoyage de la structure de l'avion est
particulièrement important pour éviter des dégâts
au niveau des composants de l'avion. Toutes les surfaces de contrôles
de l'avion doivent être nettoyées et lubrifiées
comme il se doit.
Le système de pulvérisation devrait fonctionner à
une pression maximale pour bien le tester et de localiser les fuites
dues à des dégâts au niveau des tuyaux ou des
composants. Les systèmes d'entraînement de la pompe,
les moteurs électriques, hydrauliques ou auxiliaires doivent
être entretenus conformément aux instructions du fabricant,
et le système de tuyauterie du produit de pulvérisation
doit être vidé avant le stockage.
Toutes les buses hydrauliques devraient être enlevées
pour être stockés, et toutes les valves de contrôle
devraient être vérifiées pour s'assurer qu'elles
ne sont pas endommagées ou usées. Le manomètre
doit se mettre à position zéro lorsque le circuit de
pulvérisation est en état d'arrêt.
Les buses centrifuges doivent être soigneusement nettoyées
et les cages vérifiées afin d'écarter toute éventualité
d'endommagement ou déséquilibre. Les dispositifs d'étanchéité
doivent être vérifiés et les parties travaillantes
à ressort (des vannes de commande du liquide) doivent fonctionner
correctement. Les freins qui permettent de stopper la pompe de pulvérisation
et la rotation des buses pendant le transport doivent être soigneusement
nettoyés.
Dans le cas où des unités, comme l'équipement
d'aide à la navigation et de contrôle de la pulvérisation,
sont récupérées pour être stockées,
les composants électriques devraient être vérifiés
et les couplages devraient être scellés. Lorsque le système
de pulvérisation est équipé de nouveaux composants
ou quand d'autres dispositifs sont réparés, le travail
effectué doit être noté dans le carnet de maintenance
de l'avion.
4.3.5 Stockage du matériel
Les manuels d'instructions de l'opérateur relatifs au circuit
liquide et à l'avion doivent être consultés. Après
l'opération de traitement, le matériel de pulvérisation
est souvent démonté pour permettre à l'avion
d'effectuer d'autres tâches. Le matériel de pulvérisation
et l'avion doivent être soigneusement nettoyés ("
décontaminés ") et séchés, avant
leur stockage. Le stockage de l'avion dépendra de la réglementation
locale mais l'appareil devrait être placé dans un hangar
à l'abri et être en sécurité.
4.3.6 Stockage des pesticides
Les pesticides qui n'ont pas été utilisés doivent
être retournés au magasin. Ceux contenus dans des récipients
endommagés devraient être versés dans d'autres
récipients propres et en bon état, et être bien
étiquetés. Le contrôle du stock du magasin doit
viser à ce que le vieux stock soit utilisé avant le
plus récent du même produit. Consulter le code international
de conduite sur la distribution et l'utilisation des pesticides, FAO,
1989.
Un bon contrôle du stock et une planification précise
impliquera que la perte du concentré et du produit dilué
est réduite au minimum. Toutefois, lorsqu'il est question de
détruire les vieux produits chimiques, une entreprise autorisée
devrait s'en occuper. Les produits chimiques à détruire
devraient être dans leurs emballages originaux, bien étiquetés
conformément à la réglementation locale.
5. ARCHIVES
L'archivage de l'utilisation faite des pesticides et leur application
est preuve d'une bonne gestion. Les archives pertinentes peuvent être
consultées dans le cas d'une contamination ou d'une mauvaise
récolte. Elles peuvent aider dans le contrôle du stock
des pesticides et peuvent constituer un guide de référence
sur la performance du produit, utile à une prise de décision
ultérieure.
Dans certains pays où l'archivage est obligatoire, les agents
locaux chargés de la mise en vigueur ont le pouvoir de consulter
les archives des années précédentes (jusqu'à
trois années) en cas d'une investigation. Toutefois, ces archives
peuvent être gardées plus longtemps dans le cas où
le contrôle de l'état de santé de l'opérateur
serait obligatoire. Elles devraient couvrir les détails d'une
application effective et les observations faites sur l'état
de santé de l'opérateur.
L'archivage des données relatives à l'utilisation et
à la maintenance de l'avion devrait être effectué
conformément aux exigences des autorités chargées
de l'aviation civile, du département du Ministère de
l'Agriculture et/ou d'autres ministères concernés.
5.1. Archives de la pulvérisation dans le champ
Un système d'archivage détaillé et précis
doit retenir toutes les informations pertinentes tout en étant
simple et complet. L'investigation relative à une mauvaise
performance d'un produit ou à un incident de contamination
est initiée par une vérification sur la fiche de travail
ou la feuille de travail, qui devrait être remplie le jour même
de l'opération de pulvérisation. La fiche devrait inclure
les informations suivantes:
| Numéro du champ, taille, et emplacement (référence
de la carte) |
|
|
| Cible et stade de développement |
|
Nombre d’hectares traités
|
| Date et heure de l’application |
|
Quantité totale du produit utilisé
|
| Culture, stade de développement |
|
Cultures avoisinantes
|
| Produit et dosage |
|
Information sur le mélange
|
| Volume d’eau utilisé |
|
Adjuvants utilisés
|
| Type d’avion et immatriculation |
|
Nom du pilote
|
| Information sur la barrière non-traitée
|
|
Heures du début et de la fin |
| Conditions météorologiques
au moment de l’application |
|
Méthode du balisage du champ |
| Information sur le temps perdu |
|
Information sur le chargement de l’avion |
| EPP utilisé et contrôle
de l’opérateur |
|
Temps d’exposition de l’opérateur |
5.2 Réparations et maintenance du matériel
Les réparations effectuées sur le matériel devraient
être enregistrées, et les modifications portées
à la technique de pulvérisation et à l'étalonnage
au cours de la saison doivent être notées pour être
consultées ultérieurement.
L'information relative à la maintenance de l'avion devrait
être notée en respectant les exigences des autorités
chargées de l'aviation civile.
Les réparations du matériel de pulvérisation
doivent être effectuées rapidement ; ensuite, l'avion
doit être re-étalonné et la largeur de l'andain
doit être re-vérifiée. Généralement,
ceci est fait conformément à la législation locale.
Les buses de rechange, les dispositifs anti-égouttages, les
vannes de pulvérisateur, les ressorts des valves, etc. devraient
tous être en stock pendant toute la saison de pulvérisation.
5.3 Suivi de l'état de santé de l'opérateur
Quand les recommandations figurant sur l'étiquette exigent
un suivi de l'état de santé de l'opérateur, un
dossier séparé devrait être établi pour
chaque opérateur, contenant le nom, les détails et l'historique
de son état de santé.
Les périodes d'exposition doivent être notées
et devraient inclure la date de la première exposition à
un produit donné, ainsi que toutes recommandations provenant
d'un clinicien chargé du programme de contrôle. Les contacts
de l'opérateur avec d'autres produits chimiques, au cours de
la période de contrôle, doivent être également
enregistrés.
L'ensemble du personnel impliqué dans l'opération de
pulvérisation devrait subir régulièrement des
contrôles de santé.
5.4 Equipement de protection du personnel
L'EPP ne demeure valable que si sa maintenance et son utilisation
sont correctes, et les opérateurs devraient se le procurer
et le porter à titre individuel. Pour s'assurer que l'équipement
de sécurité assure une protection maximale, il est important
que l'opérateur soit bien formé.
Le port sur soi des vêtements de protection ne garantit pas
la protection de l'opérateur. Lorsque l'équipement de
chargement et de manipulation des produits devient défectueux
en raison d'usure et ou dommages, un contrôle visuel régulier
est nécessaire. Un équipement de spécialiste,
comme par exemple un masque de respiration, doit être contrôlé
conformément aux recommandations du fabricant. Les contrôles
deviendront plus fréquents si les conditions de travail sont
plus difficiles. Les dégâts doivent être réparés
avant de continuer à utiliser l'équipement.
< |