La mécanisation et le labour reçoivent très peu d’attention au niveau national, ce qui pose un problème dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest. Les efforts visant à soutenir les agriculteurs grâce à la formation, à entreprendre des recherches sur les effets du labour mécanisé, et à mettre en place des services qui puissent s’occuper, de manière active et efficace, des questions de mécanisation, sont déployés dans certains cas, mais ont généralement un impact insuffisant au niveau de l’exploitation.
Il y a cependant, quelques exemples d’appui institutionnel dans les pays suivants:
La recherche extensive dans le domaine de la motorisation et de la mécanisation (y compris la traction animale) n’existe pas dans la plupart des pays. La Côte d’Ivoire signale qu'il y avait une fois de la recherche dans le domaine de la mécanisation sur un champ expérimental du Centre Ivoirien de Mécanisation Agricole (CIMA), mais que par manque de fonds suffisants, le programme a été abandonné.
Les systèmes du travail minimum du sol, tels que le zéro labour, réduit généralement les pertes du sol et d’eau, et diminue l’érosion et la dégradation des ressources en sol. Ces méthodes peuvent être employées pour inverser l’incidence de l'érosion accélérée. Bien que par le passé des recherches aient été menées sur divers systèmes de labour dans la région (i.e. Baffoe-Bonnie, 1975), seuls deux sondés ont rapporté des activités actuelles dans le domaine du labour minimum du sol. La Mauritanie et le Ghana rapportent que des essais sont en cours en ce moment, mais seulement au niveau expérimental. Le Togo envisage de lancer un programme pilote dans ce domaine.
Les sondés ont spécifiquement souligné qu'il y avait une négligence générale des problèmes de mécanisation agricole sur le plan national, et les résultats du questionnaire confirment ces déclarations. Des données fiables sur le nombre de tracteurs et la superficie qui est mécanisée sont rarement disponibles, la recherche et les services de vulgarisation dans le domaine de la mécanisation font défaut, et il est nécessaire d’avoir des stratégies et des politiques nationales claires sur la mécanisation agricole qu’il faut mettre en oeuvre. Ceci est particulièrement important parce que, comme il a été déjà signalé, les équipements mécanisés feront leur chemin vers les champs africains avec ou sans le soutien et l’intervention des gouvernements et d’autres institutions. Les institutions de recherche, les systèmes de vulgarisation et les organismes gouvernementaux devraient être renforcés et encouragés à inclure les questions de mécanisation dans leur mandat.