Oryza sativaPaille de rizLa paille de riz (paddy) est produite en grandes quantités dans de nombreux pays et sert de fourrage de base pour l'alimentation des ruminants. Elle est 'unique' de plusieurs façons. Les tiges sont plus digestibles que les feuilles, ce qui est le contraire des autres pailles. Elle est donc meilleure pour l'alimentation du bétail lorsqu'elle est coupée le plus ras possible du sol. Elle contient beaucoup plus de silice (12-16%) et moins de lignine (6-7%) que les autres pailles (3-5% de silice, 10-12% de lignine). Environ 30% de la silice est absorbée et excrétée dans l'urine, cependant, les calculs urinaires ne constituent pas en général un problème (577). Elle a aussi une forte teneur en oxalates. FACTEURS AFFECTANT LA VALEUR NUTRITIVE Comme pour les autres pailles, la valeur nutritive varie selon les facteurs suivants:
Tableau 1.
Les différences de valeur nutritive entre variétés n'étaient pas significatives mais les variétés les plus hautes ont produit plus d'unités fourragères à l'hectare en paille. CONSOMMATION DE PAILLE DE RIZ Roxas et al. (579) ont étudié les effets de l'alimentation à base de paille de riz provenant des cultivars IR36 et IR58 et des chaumes de IR36 lors de 2 essais avec des bovins à viete (Brahman x Locaux). Dans l'essai No1, des groupes de 4 animaux étaient alimentés ad libitum avec de la paille de riz IR36, IR58 ou des chaumes de IR36 durant 25 jours. La consommation de concentrés était d'environ 1 kg/100 kg de poids vif. La consommation de matière sèche de fourrage était de respectivement 1,91, 1,62 et 1,98% du poids vif. Les différences n'étaient pas significatives. Exprimées en fonction du poids métabolique (g/kg^o,75), la consommation de matière sèche de fourrage était respectivement de 68,0, 57,8 et 69,8, les différences étant significatives (P<0,01) entre paille et chaumes de IR36 et paille de IR58. Dans l'essai No 2 des groupes de 5 animaux ont reçu ad libitum de la paille de IR36 ou IR58 pendant 36 jours. La consommation de matière sèche a été supérieure (P<0,05) avec IR36 qu' avec IR58 (96,6 vs. 85,6 g/kg^0,75). Ces chiffres représentent des consommations réelles de matière sèche de 3,2-4,8 kg par jour à 200 kg de poids vif et 4,3-6,5 kg par jour à 300 kg de poids vif. ALIMENTATION EN EXCÈS La composition chimique de la paille de riz, analysée en laboratoire, peut être trompeuse quet elle est appliquée dans les conditions de terrain. Quet la paille est disponible en abondance, la façon la plus efficace d'utiliser la paille est d'en offrir environ 2 fois plus que les animaux sont supposés en consommer. Ceci leur permet de choisir les parties les plus appétentes et les plus nutritives, en refusant le reste qui tombe sur le sol et s'ajoute à la litière. La composition chimique de la partie consommée est vraisemblablement meilleure que celle d'un échantillon au hasard de la paille entière (E. Owen, communication personnelle). PAILLE NON TRAITÉE La paille non traitée est fréquemment distribuée aux animaux de trait (bovins et buffles) et aux vaches adultes. Elle convient moins bien aux jeunes bovins et petits ruminants à moins qu'elle ne soit convenablement complémentée en énergie et en protéine. Les animaux de trait semblent pouvoir travailler et survivre avec des aliments à haute teneur en cellulose et sont capables de tolérer des niveaux faibles de digestibilité et de protéines. CONTRAINTES NUTRITIONNELLES DE LA PAILLE Quet la paille est distribuée aux ruminants les premières contraintes pour la production sont:
TRAITEMENT DE LA PAILLE La productivité des animaux nourris avec de la paille peut être accrue par le traitement de la paille pour en augmenter la digestibilité et l'ingestion. Les différentes méthodes incluent les traitements physiques: hachage et broyage et les traitements chimiques: à la soude caustique, l'ammoniac ou l'urée. Le hachage et le broyage peuvent accroître l'ingestion mais ne changent pas la valeur nutritive de la paille et ont peu d'effet sur les performances. La soude caustique, qui a été utilisée en Europe pendant la guerre, est le plus efficace des traitements chimiques pour accroître la digestibilité, mais elle n'est pas économique et ne contribue pas à l'apport d'azote. Elle comporte aussi des risques pour les hommes et les animaux. Il y a plusieurs façons d'utiliser l'ammoniac pour accroître la digestibilité des aliments cellulosiques, comprenant le gaz ammoniac, l'ammoniac en solution ou l'ammoniac produit par l'urée. L'ammonification de la paille paraît être potentiellement applicable dans de nombreuses situations. Le choix de la méthode dépend du coût et de la disponibilité du gaz ammoniac par rapport à urée. Le gaz ammoniac se prête à de grandes opérations où il y a l'infrastructure nécessaire pour la distribution de gaz ammoniac en cylindres ou en tanks. MÉTHODE PRATIQUE POUR LE TRAITEMENT DE LA PAILLE AVEC L'URÉE Le temps de traitement peut varier de 1 à 4 semaines. Au cours des études entreprises au Bangladesh et au Sri Lanka au début des années 1980, 7-10 jours étaient considérés comme normaux, sans avantages pour les performances animales pour des traitements plus longs. Cependant, la température et la durée de traitement sont inversement corrélés et plus de temps est nécessaire en hiver ou dans les climats plus froids. Avec de la paille bien compacte, la température s'accroît de plus de 10 degrés C après une semaine Des tests simples pour vérifier la réussite du traitement sont: la coloration jaune brune de la paille, une forte odeur de gaz ammoniac à l'ouverture, la souplesse des brins et l'absence de paille pourrie ou moisie. PERFORMANCES ANIMALES AVEC DE LA PAILLE DE RIZ TRAITÉE OU NON -------------------------------------------------------------------
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LES ALIMENTS COMPLÉMENTAIRES La complémentation peut prendre la forme de fourrage vert, et de sources d'énergie et d'azote pour favoriser les conditions optimales au sein du rumen ainsi que d'aliments non digérés dans le rumen (aliments glycogéniques et protéines). L'effet de fourrage vert, tel que les feuilles de Gliricidia, à 15% de la consommation de la matière sèche, a augmenté le rendement en lait de bufflesses de 27% (Perdok et al., 580) . Au Bangladesh, il y a eu une augmentation linéaire dans le rendement en lait de vaches zébu quet de la farine de poisson a été donnée en complément d' une alimentation à base de paille de riz traitée à l'urée. Au Sri Lanka, le rendement en lait a été augmenté de 23%, le pourcentage de matière grasse de 8% et le gain de poids vif de 110% quet 1 kg de tourteau de noix de coco a été donné quotidiennement à des bufflesses en lactation nourries à base de paille de riz traitée complémentée en minéraux. Wanapat et al. (584), dans une expérience avec de jeunes bovins Brahman (150 kg) nourris avec de la paille de riz traitée et complémentée avec 0.9, 1.7 et 2.6 kg d'un mélange (66% de son de riz, 22% de riz cassé, 11% de tourteau de soja, plus minéraux et sel) ont obtenu des gains de poids vif de 0.43, 0.84 et 0.93 kg/jour respectivement. BLOCS MULTINUTRITIONNELS L'usage de blocs multinutritionnels a permis une réduction substantielle du concentré dans l'alimentation de bufflesses nourries à base de paille de riz. La matière grasse corrigée du lait n'a pas été diminuée en remplaçant une partie du concentré par des blocs. Mais la quantité de paille consommée et donc le profit par animal et par jour ont été grandement accrus. Pour plus de détails voir BLOCS DE MÉLASSE-URÉE . COMPLÉMENTATION MINÉRALE La teneur en minéraux des pailles est généralement faible et déséquilibrée mais il est improbable que des carences se manifestent chez les animaux à l'entretien ou les animaux de trait. Les besoins en minéraux pour la production de viete et de lait sont plusieurs fois supérieurs et des compléments doivent être apportés. Cependant, les réponses aux compléments minéraux ne se produiront qu'après que les déséquilibres en éléments nutritifs majeurs (protéine et énergie) aient été corrigés. Les teneurs en calcium et phosphore de la paille sont habituellement au-dessous des niveaux recommetés et le cobalt, le cuivre, le soufre et le sodium peuvent être aussi déficitaires. La haute teneur en oxalates et silicates dans la paille de riz suggère aussi que des quantités considérables de calcium et de sels de magnésium peuvent être perdus sous forme de silicates et d'oxalates dans l'urine et les faeces. (Réf. 276) LIMITATIONS DES ANALYSES CHIMIQUES DE LA PAILLE (Uden, 582) La capacité des ruminants à digérer les différentes fractions de la plante est variable. En utilisant le système d'analyse aux détergents, le contenu de la plante peut être divisé en fractions très digestible, indigestible et de digestibilité variable. L'analyse chimique classique est insuffisante à cet égard. La lignine est le composant de la plante le plus important qui diminue la digestibilité de la fibre. La silice, la cutine et les tannins diminuent aussi la digestibilité de la cellulose dans certaines plantes. La cristallinité de la cellulose et les composants mineurs tels que les groupes acétyles les et acides phénoliques sont moins bien comprises. L'analyse chimique de fractions spécifiques de la plante est généralement moins fiable pour prédire la digestibilité mais elle peut donner une information importante sur ce qui limite la digestion. La spectrophotométrie est utile pour les analyses à grande échelle mais exige des calibrages avec des ensembles d'échantillons de référence de digestibilités connues, une certaine connaissance de la composition botanique et des investissements importants. Les méthodes biologiques (in vitro, en sac de nylon et méthodes à la cellulase) sont les méthodes généralement les plus fiables. L'analyse chimique de la paille traitée est encore plus difficile et peut avoir peu de rapport avec le changement des performances animales. L'analyse de l'azote de l'ADF est probablement la méthode la plus appropriée pour mesurer l'azote non disponible dans la paille traitée. L'azote restant est disponible pour les microbes du rumen. En général, les résultats de l'analyse chimique donnent peu d'indication sur la valeur de la paille traitée ou non - l'ingestion et les performances animales sont de bien meilleurs guides. Ceci est particulièrement vrai dans le cas de l'alimentation en excès (voir ci-dessus) quet les animaux peuvent sélectionner les parties les meilleures de la paille. ANALYSE CHIMIQUE:
Références582, 583, 627 RésumésBuffles(9), Buffles(676), Bovins(9), Bovins(62), Bovins(77), Bovins(630), Bovins(667), Bovins(676), Laitières(640), Laitières(678), Caprins(58), Porcs(144), Porcs(671), Volailles(115), Volailles(567), Lapins(92), Lapins(93), Paille(188), Paille(189), Paille(667), Paille(678), Traitement à l'urée/ammoniac(84), Traitement à l'urée/ammoniac(116), Traitement à l'urée/ammoniac(119) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||