Réduction du risque de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène en faveur des pauvres (HPAI)
Depuis son apparition, le virus H5N1 de l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a attiré une attention publique et médiatique considérable, à cause de sa transmission, parfois fatale, des animaux aux humains et du risque d’une pandémie. La menace que le virus ne mute en une souche capable de se transmettre d’humain à humain est toujours présente. Néanmoins, jusqu’à aujourd’hui, l’impact majeur a été sur les industries de volailles des pays affectés. Les stratégies de contrôle de l’IAHP ont jusqu’à présent consisté en mesures de prévention et d’éradication, avec pour conséquence l’abattage de plus de 175 millions de volaille, pour la seule Asie du Sud-Est.
L’évaluation de l’efficacité des mesures de contrôle de l’IAHP, en particulier leur impact sur les moyens d’existence des petits éleveurs et de leurs familles, est encore largement sous-estimée. L’influenza aviaire a pourtant un impact social et économique considérable. La capacité de prise de décision sur son contrôle au niveau local et mondial doit être renforcée, et se baser sur les résultats de la recherche scientifique. Afin d’atteindre cet objectif, le UK Department for International Development (DFID) a lancé et finance un projet de recherche multidisciplinaire sur l’IAHP, en Asie du Sud-est et en Afrique.
L’objectif principal de ce projet est d’assister les décideurs politiques au niveau local et international en les tenant informés des résultats de la recherche scientifique et des mesures de contrôles de l’IAHP les mieux adaptées, en terme de réduction des risques et de rentabilité des investissements. Ces stratégies doivent être à la fois en mesure de contrôler la maladie, tout en protégeant les moyens d’existence de milliers de ruraux pauvres, en particuliers, les petits éleveurs des pays en voie de développement.

