Pare-feux
| Antécédents
Les incendies accidentels de végétation et de prairies détruisent le
fourrage vert disponible pour les herbivores, souvent à la saison
durant laquelle le pâturage n'est pas abondant. Les pare-feux végétaux
protègent le pâturage, ainsi que les forêts et les plantations.
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Objectifs
- Les pare-feux végétaux contribuent à la protection de la végétation durant
la saison sèche, en isolant les espaces les uns des autres par de larges bandes
dont l'objectif est de réduire ou d'arrêter la progression du feu dans les
broussailles, le tapis herbacé ou la forêt. Ils jouent un rôle important
dans la maîtrise ou la prévention des incendies, notamment lorsqu'ils sont
utilisés conjointement à d'autres mesures préventives ou de contrôle des feux.
-
Cette technique contribue à la protection de la végétation et de la faune affectées par les incendies, à la protection de la biomasse végétale nécessaire aux herbivores sauvages et domestiques et à la régénération de la végétation (voir Protection de la régénération des arbres).
- Dans les zones pastorales, les pare-feux végétaux sécurisent les brûlages
contrôlés (voir Brûlage contrôlé).
Techniques
Un pare-feu végétal est composé de bandes de terre, de 40 m de largeur environ,
capables d'arrêter la progression d'un incendie ou d'en réduire la violence.
Le sens du pare-feu est perpendiculaire à la direction du vent dominant. Nous
distinguons plusieurs type de pare-feux végétaux, sélectionnés selon le type
de sols, le type de végétation, le climat et le matériel disponible.
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pare-feux de sols nus, (onéreux et difficile à entretenir en termes de main d'œuvre et d'équipement).
- Pare-feux de végétation native, (uniquement dans les forêts denses, sans
strate inférieure en sous-étage).
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Pare-feux cultivés, l'option la moins onéreuse. Terres continuellement cultivées et entretenues activement. Cela doit être lié à l'intensification des pratiques agricoles visant à éviter des risques inhérents de pertes de fertilité et d'érosion des sols.
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Illustration 1. Choix des arbres destinés
à un pare-feu arboré (après D. Louppe, 1992)
La ceinture plantée avec Anarcadium occidentale du côté exposé
au vent, est composées de feuilles persistantes avec des branches basses.
La couverture d'arbres est dense, limitant considérablement la couverture
d'herbes. La litière de feuilles mortes en résultant est bien moins combustible
que les herbes sèches : sous ces arbres, un feu ne pourra se propager
que très lentement. Si le feu atteint la ceinture de Gmelina arborea,
il est arrêté par une couverture de sol sans herbe et par une litière
composée uniquement de feuilles de Gmelina sèches qui ne sont pas
facilement combustibles. Dans un tel pare-feu, le feu se propage lentement,
les arbres ne brûlent pas et une route relativement étroite est alors
suffisante pour arrêter la progression du feu.
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.Coûts
-
En Afrique tropicale, 2000 hectares de terres sont protégés par 100 à 200 hectares de pare-feux végétaux.
Systèmes d'élevages ciblés
- Systèmes à l'herbe et systèmes mixtes communautaires dans les zones
semi-arides, sub-humides et humides.
- Courants dans les systèmes de ranching. Sur les espaces communaitaires,
son application est difficile.
-
Également fréquemment employés dans les zones protégées (par exemple, les parcs nationaux) pour protéger la végétation.
Systèmes à l'herbe
| LGA |
LGS1 |
LGS2 |
LGS3 |
LGH1 |
LGH2 |
LGH3 |
LGT1 |
LGT2 |
LGT3 |
| N |
O |
O |
O |
O |
O |
O |
N |
N |
N |
Systèmes mixtes
| MCG |
MCR |
MCC |
MFF |
MEF |
| O |
O |
O |
O |
N |
Systèmes industriels
| IFP |
IPL |
IPG |
IRM |
IDU |
ISL |
ITN |
IMP |
| N |
N |
N |
N |
N |
N |
N |
N |
Impacts
- Impacts positifs sur l'environnement
-
Protection des ressources biologiques
-
Réduction des émissions de gaz carbonique.
- Facilite la régénération du couvert arboré.
- Impacts négatifs sur l'environnement
-
Élimination de la végétation, conséquences sur l'érosion des sols.
-
Utilisation éventuelle de pare-feux végétaux comme méthode de pénétration du territoire, incidences sur la faune.
- Impacts sur la productivité animale
- Réduction des pertes de ressources fourragères dues au feu, amélioration
de l'alimentation du bétail au pâturage. En revanche, réduction de
la zone accessible pour le broutage (parfois, le broutage est possible sur
les pare-feux).
Champ d'application
-
Facteurs positifs :
-
Zone à protéger non extensive.
-
Ressources en terres limitées, avantage de la culture des terres dans les pare-feux.
-
Efficacité des organisations rurales à lutter contre les incendies dans les zones communales.
-
Facteurs négatifs :
-
Processus d'intensification insuffisant.
-
Manque d'équipement et de financement
- Coût d'établissement et d'entretien (atténué en cas de cultures sur les
pare-feux).
- Disponibilité insuffisante de semences ou de plants (cas de pare-feux plantés
d'arbres).
Suivi : indicateurs d’impact
environnemental
-
Longueur des pare-feux, zones réservées aux pare-feux.
- Surface ou proportion de surface brûlée annuellement.
-
Période principale d'incendie.
Références
R. Bellefontaine, A. Gaston, Y. Pettrucci, 1997 - Aménagement des forêts naturelles
des zones tropicales sèches. Cahier FAO Conservation N° 32. FAO, Rome, Italie,
pp. 316.
D. Louppe, 1992 - Le feu, mieux le comprendre pour mieux lutter. IDEFOR, Abidjan,
Côte d'Ivoire, pp. 27.
Comment lutter contre l'érosion des pare-feux végétaux. http://www.agric.wa.gov.au/agency/Pubns/farmnote/1993/F02793.htm
R. Kalmbacher. Seeding Firebreaks for Catlle and Wildlive (Plantation de
pare-feux végétaux pour le bétail et la faune). Le Florida Cattleman and
Livestock Journal. Décembre 1993. http://www.ifas.ufl.edu/~ona/or12-93.html

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