| En général, les ménages
agricoles ruraux mènent de front plusieurs activités
économiques, tant agricoles que non agricoles. Ces
activités peuvent être complémentaires,
mais se concurrencer également sur le plan des besoins
de main œuvre familiale, de la terre et d’autres
ressources. Les décisions que doivent prendre les ménages
concernant l’attribution des ressources sont donc complexes.
Afin de les aider à prendre des décisions avisées,
l’Initiative pour des politiques d’élevage
en faveur des pauvres (PPLPI), en étroite collaboration
avec le Réseau international de comparaison des exploitations
agricoles (IFCN) qui a élaboré un modèle
pour les exploitations engagées dans l’industrie
laitière (TIPI-CAL), a décidé d’adapter
ce modèle pour les petites entreprises.
TIPI-CAL, ou ‘Modèle de calcul des répercussions
de la technologie et des politiques’, a été
largement utilisé par l’IFCN comme outil d’analyse
économique de divers types de ménages agricoles
dans le monde. Il s’agit d’un modèle de
production agricole comptable, déterministe et dynamique
pouvant être appliqué sur dix ans. Le modèle
intègre l’ensemble des activités économiques
d’un ménage, tant agricoles que non agricoles
(entreprise laitière, exploitation agricole et autres:
élevage caprin et ovin ou encore, pisciculture, par
exemple). Les revenus et les rentrées de fonds provenant
d’activités hors agricoles sont inclus pour obtenir
une image complète de la situation économique
du ménage.
La version 4.0 est une étape importante pour mieux
appréhender la complexité des petites exploitations
agricoles car elle tient compte des opérations non
financières et couvre une large gamme d’activités
non agricoles. Le modèle contient cinq catégories
de main d’œuvre familiale, divers types de biens
de production agricoles, jusqu’à dix activités
non agricoles et six types de frais de subsistance. L’utilisateur
peut en outre préciser la part de la production utilisée
à des fins d’autoconsommation familiale. Le modèle
est particulièrement détaillé pour les
entreprises laitières puisqu’il inclut des options
possibles pour dix types de bétail , trois filières
de commercialisation du lait, quatorze postes de coûts
variables par bovin, etc.
Le modèle permet d’effectuer des analyses stratégiques
sur dix ans avec souplesse dans la mesure où les changements
intervenant aux niveaux des activités agricoles et
non agricoles, de la gestion des biens de production des ménages,
des frais de subsistance, de rentrée et de sortie des
capitaux sont pris en considération, chaque variable
d’entrée pouvant être modifiée,
quelque soit l’année de simulation. L’expérience
de l’IFCN en matière d’analyse de stratégies
agricoles montre que l’on peut évaluer la quasi
totalité des stratégies plausibles dans ce secteur
(croissance des exploitations, nouveau système de production).
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