Nouvelles Politiques de développement  rural

Politique de Sécurité Alimentaire

Diagnostic au niveau national

 Le Bénin est globalement autosuffisant sur le plan alimentaire. En effet au niveau de la production vivrière, les taux de croit de quelques principales cultures sont supérieurs au taux de croissance démographique. Malgré ces résultats d’insécurité alimentaire existent par endroits notamment dans le nord Borgou (Karimama, Banikoara, Malanville, Kandi) dans le nord-est Atacora (Boukoumbé, Matéri), dans le Mono (Grand-Popo, Bopa), dans l’Atlantique (Tori-bossito, Kpomassè, Ouidah) dans le Zou (Abomey, Bohicon) et dans l’Ouémé (Porto-Novo, Dangbo, Avrankou). Et même dans les zones de très bonne production vivrière des périodes de rareté de stocks alimentaires sont enregistrées suite à une mauvaise gestion. Ces périodes et leurs durées varient d’une région à l’autre. Dans le sud du Bénin, elles vont de Janvier à Mai et dans le nord de Février à Juillet.

Dispositions prises par l’Etat béninois

 Pour lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire, l’approche intégrée au niveau des projets et programmes de développement a été priorisée par l’Etat en collaboration avec les partenaires au développement à travers le Ministère du Développement Rural. Plusieurs projets sont en cours d’exécution sur le terrain et privilégient l’approche participative. On en donne ci-après un bref aperçu.

 Le Programme National de Développement Communautaire (PNDC), financé par le PNUD : son démarrage est prévu en 1998, l’assistance préparatoire à débuté en Mai 1997. Son objectif est le même que celui du PSSA à savoir la responsabilisation des populations à la base et l’utilisation rationnelle des structures existantes de la société civile pour analyser les contraintes au développement agro-économique durable et trouver des solutions adaptées (endogènes et/ou exogènes) Les expériences du PNDC et du PSSA seront efficacement partagées.

 Le Projet de Développement de l’Elevage (ex-PDPA) ; Il bénéficiera d’un financement de 6 milliards de francs CFA pour le développement de l’élevage (formation en santé animale et l’alimentation, et la promotion de la traction animale) pour une durée de 4 ans avec l’appui de la BAD à compléter de 1998.

 Le PADSA, financé par DANIDA pour un montant de 12,9 milliards de CFA pour la période 1996 - 2001 privilégie la lutte contre l’insécurité alimentaire, le développement des systèmes post-récoltes et l’intégration sociale et économique  des femmes. La collaboration avec le PSSA est  vivement souhaitée du fait de la similitude des objets.
 Le Projet d’Interventions Locales pour la sécurité Alimentaire (PILSA), d’un financement global de 19,1 millions de $US pour une durée de 5 ans (à partir de février 1995) intervient pour des micro-projets d’infrastructures et travaux, et un programme nutritionnel

 Le Projet d’Activité Génératrices de Revenus (PAGER) a démarré en 1997, d’un montant de 6,7 milliard, il financera les activités génératrices de revenus en vue d’assurer un développement endogène durable.

 L’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA) a mis au point en collaboration avec les bailleurs de fonds un système d’information et d’alerte rapide sur le prix des principales céréales et les disponibilités alimentaires permettant ainsi la détection rapide des déficits alimentaires.

 Le Programme National de Recherche Agricole à l’Horizon 2 000. Face aux principales contraintes de production et de gestion que sont :

 - la mauvaise gestion des ressources naturelles ;
 - la faible intégration et la mauvaise gestion des systèmes de productions ;
 - la faible productivité des cultures ;
 - la faible productivité de l’élevage ;
 - le faible développement des filières.

 Des thèmes de recherche prioritaire ont été sélectionnés pour les programmes régionaux et des résultats seront exploitables au niveau des différentes zones retenues pour le PSSA. Le programme “Produit de base” prend en compte les préoccupations de sécurité alimentaire des producteurs et se penche essentiellement sur le maïs, le riz, le sorgho et ensuite sur le niébé, l’arachide, le soja, l’igname et le manioc.

 Concernant les trois principales cultures choisies par les producteurs/productrices du PSSA à savoir le maïs, le riz et le manioc, la recherche dispose déjà de variétés performantes avec les paquets techniques y afférents.

 - Maïs : 10 variétés sont disponibles avec des rendements grains variant de 2 à 6 tonnes. Les variétés les plus utilisées sont DMR - ESR -W et TZSR - Y qui sont des composites.
 - Riz : 8 variétés sont disponibles avec des rendements variant de 3 à 6 tonnes. Les variétés les plus utilisées sont ADNY II et Gambiaka.
 - Manioc : 5 variétés sont disponibles avec des rendements variant de 20 à 28 tonnes. Le variété le plus utilisée est TMS 30 572.
 
 

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