Population, Alimentation et Santé


Population

Estimée à 878.000 habitants en 1910, la population du Bénin s’élevait à 4.915.600 hbts en 1992 soit une densité moyenne de 43 hbts au km² conformément à la superficie du pays estimée à 114 763 km². En l’an 2000, on estime que le Bénin comptera 6.300.000 hbts (55,95 hbts/km²).
Cette population compte plus 52 %  de femmes.

Compostion de la population

Les moins de 14 ans représentent 47,6 % d’une population dont le taux de natalité est de 3,2 % dans les campagnes et de 4,5 % en ville.
Les conditions d’existence font que l’espérance de  vie n’est que de 50,6 ans pour les hommes et 52,4 pour les femmes.
 Cette jeune nation est constituée d’une vingtaine de groupes socioculturels possédant une assise territoriale.

Les langues les plus parlées sont le Fongbé, le Guingbé ou mina, le Yoruba, le Batonu, le Dendi. Le français est la langue officielle dans l’administration et les relations internationales.

Répartition spatiale

La répartition de la population du Bénin présente de profondes disparités régionales.
D’une manière générale, on note une très forte concentration de la population béninoise sur les formations sédimentaires côtières où, sur une superficie d’à peine 10% du total national, vivent environ 60% de la population. En effet, les densités les plus élevées se situent dans cette partie méridionale dans un éventail de plus de 500 hbts/km² (c’est le cas dans la banlieue de Porto-Novo entre Adjarra et Avrankou dans l'Ouémé; 340 hbts/km² (Atlantique), 180 hbts/km² (Mono)]. Par contre, l’Atacora au nord ne compte que 6 hbts au km² (la moyenne dans la vallée du Niger). Les 40% restants occupent les 90% du territoire national.
C’est par rapport à cette répartition spatiale de la population, qui divise le pays en deux grandes parties bien distinctes qu’il paraît urgent d’envisager l’avenir de l’agriculture béninoise et aussi la politique de sécurité alimentaire. En effet, elle crée ainsi deux parties complémentaires sur lesquelles on peut se baser pour envisager la dynamique de la production. Mais cette opposition peut aussi aggraver la dépendance alimentaire des populations vis-à-vis du marché international si l’on ne met pas suffisamment l’accent sur la complémentarité des deux zones, pour initier des actions vigoureuses de développement agricole, axées sur la diversification de la production vivrière conformément aux exigences des marchés urbains.

Migration et villes

Cotonou (750.000 hbts), capitale économique bâtie au bord de l’Océan Atlantique;
Porto-Novo (150.000 hbts) capitale administrative;
Abomey (55.000 hbts), capitale historique;
Parakou (92.000 hbts), ville cosmopolite, carrefour.
Niveau de vie :  40 % vivent en dessous du seuil de pauvreté (PNUD 90).
En milieu rural, les populations visent essentiellement à satisfaire leurs besoins essentiels et ne disposent pas d’un  revenu monétaire

substantiel car elles exploitent en moyenne 1 hectare de terres cultivables et comptent plus de six personnes par foyer. Autrefois, ces sociétés traditionnelles pré-industrielles, basées sur de solides liens de parenté jouissaient d’une forte cohésion sociale. Toute la communauté familiale très organisée, soumise à un chef qui détenait l’autorité que lui avait conférée les ancêtres, se souciait d’éduquer et d’épanouir l’enfant. Aujourd’hui, si ces structures familiales n’ont pas encore subi de transformation profonde dans le nord du pays, dans le sud en revanche, l’exode rural intensif ainsi que l’insuffisance des services de santé et d’éducation renforcent le climat de pauvreté générale et recréent un cycle continu de misère.
En milieu urbain, les structures traditionnelles éclatent, la famille devient conjugale. En ville la pauvreté apparaît, entre autres signes à travers la promiscuité et l’insalubrité des zones périphériques  et la multiplication de nombreux jeunes vivant dans des conditions précaires, s’adonnant à de “petits métiers” et se livrant à des expédients pour vivre.

Alimentation et Santé

* Alimentation et nutrition

Au Bénin, comme dans la plupart des Etats africains, le problème de la disponibilité  alimentaire, sa répartition dans le temps et dans l’espace est à la base des problèmes de malnutrition. L’état nutritionnel des enfants devient plus critique pendant la période de soudure (entre deux récoltes) où les maladies infectieuses et nutritionnelles atteignent leur paroxysme. La situation alimentaire varie d’un département à l’autre. Dans les villes, les anciens paysans sont non seulement coupés de leurs sources traditionnelles d’approvisionnement, mais la pauvreté, le sous-emploi, le chômage ne permettent une alimentation ni suffisante ni équilibrée.
A l’heure actuelle, 35% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition. En moyenne, chaque béninois dispose de 2300 calories journalières mais la nourriture manque trop souvent de protéine, de vitamine, et de fer.

 * La santé

. Aux carences alimentaires s’ajoutent de nombreux problèmes sanitaires.
. Trop d’habitants, surtout dans les campagnes, n’ont pas accès à l’eau potable.
. Les infrastructures sanitaires sont très insuffisamment développées
. 18% seulement de la population  a accès à un service de santé.
On dénombre un médecin pour 15 940 hbts (1 pour 33 030 en 1960). Ces médecins résident surtout dans les villes : 1 pour
5 000 à Cotonou, 1 pour 80 000 dans le département du Mono. Dans les campagnes, les paysans ont encore recours aux guérisseurs qui soignent par les plantes.
. La mortalité infantile est très élevée.
. On dénombre 1 lit d’hôpital pour 1 774 personnes, 1 lit de maternité pour 463 femmes de 15 à 49 ans.

. Les principales maladies restent le paludisme, la polyomyélite, l’onchocercose (cécité des rivières), la lèpre et les parasitoses intestinales.

Cependant, des efforts importants soutenus par l’aide internationale sont entrepris pour combattre malnutrition et maladies endémiques.

 

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