Les ressources naturelles

 La couverture végétale du Bénin représente un disponible brut de 11 millions l'hectares qui se répartit de la manière suivante :
 - zone boisées : 25% soit 2 750 000 ha ;
 - zone mise en cultures : 12,5% soit 1 375 000 ha ;
 - zone de parcours (gros bétail) : 25% soit 2 750 000 ha ;
 - forêts classées : 45 forêts occupant une superficie de 12,49% soit 1 373 447 ha dont plus de 14 000 ha de plantation de teck productives ;
 - périmètres de reboisement : 0,06% soit 6 904 ha ;
 - parcs nationaux : 7,06% soit 777 050 ha dont 275 000 ha pour le Parc National de la Pendjari et 502 050 pour le Parc National du W :
 . zones cynégétiques : 4,41% soit 485 000 ha dont 122 000 ha pour la zone cynégétique de l'Atacora, 188 000 ha pour celle de Djona et 175 000 ha pour la zone cynégétique de la Pendjari ;
 - autres : 3,48% soit 382 800 ha.

 Bien que le Bénin ne soit pas un pays forestier comme certains pays de la sous-région ouest-africaine, le potentiel boisé reste encore important. Les ressources naturelles sont globalement suffisantes pour satisfaire les besoins immédiats en bois malgré les limites imposées par les techniques agricoles actuelles. On assiste toutefois à une accélération du processus de déforestation conséquence de plusieurs phénomènes :
 - prélèvements non contrôlés de bois d'œuvre et de bois de feu avec disparition des essences de valeur ;
 - défrichement dus aux besoins croissants de superficies cultivables sous l'effet de la pression démographique ;
 - implantation de migrants dans les zones classées ;
 - présence de troupeaux transhumants de plus en plus nombreux dans les espaces forestiers.

 Les ressources hydrologiques sont importantes mais mal exploitées et leur assèchement pendant la saison sèche provoque le phénomène de transhumance avec pour conséquence la dégradation de l'environnement. De même, le comblement des plans d'eau par l'érosion des bassins versants et la surexploitation des berges, provoquent un appauvrissement continu. Certains cours d'eau côtiers, en particulier le lac Ahémé connaissent une dégradation écologique grave à laquelle il est urgent de remédier au risque de leur disparition.

 Le Bénin est riche en faune. Cette faune est surtout concentrée dans les réserves dont le Parc National de la Pendjari est le plus giboyeux et d'un intérêt touristique certain. Malheureusement l'accès à cette zone reste encore pénible du fait du mauvais état des voies de communication (absence de voie bitumée, insuffisance de pistes à l'intérieure des parcs). Pour pallier à cet état de chose le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF) a réfectionné en 1996 - 1997 381 km dans le Pendjari et 191 km dans le arc W : de nouvelles pistes ont été ouvertes (90km). Les prévisions pour 1997 - 1998 sont :

 - 572 km de réfection de pistes;
 - 140 km d'ouverture de nouvelles pistes.

 Somme toute, des réserves de terre et des potentialités hydro-agricoles existent encore pour une activité agricole plus importante et plus diversifiée, accompagnée par le plan d'action environnemental (PAE) conçu pour la mise en œuvre de la politique nationale de l'environnement.
 
 

SOMMAIRE

HOME