Secteur agricole

 Productions vivrières

Elles sont diversifiées et capables de satisfaire les besoins alimentaires du Bénin. En effet exception faite des années de perturbations climatiques le niveau des productions vivrières est relativement suffisant. La production des principaux aliments de base augmente en moyenne à des taux légèrement supérieurs à celui de la croissance démographique (4%)
 A l’étape actuelle, certaines cultures vivrières peuvent être identifiées comme exploitables. A ce titre, elles doivent bénéficier d’une grande priorité. C’est pourquoi la recherche agronomique et les services de vulgarisation doivent conjuguer leurs efforts pour appuyer effectivement les producteurs et les exportateurs de produits agricoles en élaborant et en diffusant des paquets technologique adaptés.
 C’est dire que dans les conditions actuelles les problèmes de marches sont aussi importants que ceux de la production. Les actions prioritaires facilitant la collecte et le stockage des produit, la circulation de l’information sur les marchés et la circulation des moyens financiers sont privilégiées afin que les producteurs béninois puissent exploiter au minimum l’avantage comparatif que leur a donné la dévaluation du franc CFA.

 Production de rente

Le coton est de loin la production la plus importante à l’exploitation et celle qui assure les revenus monétaires les moins instables pour le pays et les paysans dont les recettes monétaires ont dépassé dix milliards de FCFA après retenue pour remboursement du crédit.
La pression des paysans pour augmenter les superficies est très forte et l’introduction d’une nouvelle variété (Stam F) permet des accroissements de rendement. Une telle évolution est confirmée aujourd’hui et environ 442 590 tonnes de coton-graine ont été obtenues en 1996 - 1997. Les mesures de réduction de la production par réduction de superficies emblavées et par rationnement de la distribution des semences aux producteurs n’ont pas donné des résultats satisfaisants en l’absence d’autres alternatives crédibles à offrir aux populations rurales.

 Avant 1965, le Bénin était un des principaux exportateurs de l’huile de palme dans la sous région ouest-africaine. De nos jours, il a des difficultés à satisfaire ses besoins internes. A la suite de la dévaluation du franc  CFA, différentes pistes sont en train d’être exploitées en ce qui concerne notamment le manioc, le niébé, les céréales, les fruits et légumes, l’arachide, le piment et les crevettes, ce qui favoriser une diversification des productions orientées vers l’exploitation.

 D’autres filières telles que le riz, la pomme de terre et les oignons, la tomate et autres cultures maraîchères de contre-saison pour l’approvisionnement des marchés intérieurs et ceux des pays voisins, doivent aussi être développés. La promotion d’une capacité artisanale de transformation devait aussi créer de nouveaux marchés répondant aux besoins des consommateurs locaux particulièrement après la dévaluation du franc CFA, le slogan étant désormais “consommons prioritairement local”.

 Cultures irriguées

Compte tenu de nombreux aléas climatiques enregistrés dans l’agriculture béninoise ces dernières années, le gouvernement à travers le Ministère du Développement rural et la FAO est en train de se pencher sur le problème de la maîtrise de l’eau à des fins de production agricole pour une meilleure sécurisation de la production et par conséquent de l’alimentation. Pour ce faire des études ont été réalisées en 1996 et 1997 sur :
 - l’appui à la production maraîchère et à la transformation des produits agricoles ;
 - la filière riz au Bénin.
 
 
 

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