L'efficacité des interventions et des programmes dont l'objectif est de faire reculer la faim et de réduire le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde dépend d'une évaluation rigoureuse. En 1996, le Directeur général a ainsi invité les pays membres à accorder la plus haute priorité à la collecte et à la soumission de données de base.

Ceci a motivé la création des Systèmes d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV), une initiative du Groupe de travail interinstitutions (GTI) pour promouvoir le développement de réseaux de systèmes nationaux et internationaux dont le but est d'assembler, analyser et disséminer l'information sur les problèmes d'insécurité alimentaire et de vulnérabilité, afin d'améliorer les activités opérationelles. Les deux fondements SICIAV sont: exploiter et améliorer les banques de données, structures et réseaux nationaux existants, et promouvoir le renforcement des capacités au niveau local.

SOFI

La Situation mondiale de l'insécurité alimentaire (SOFI), qui rend compte des progrès réalisés en vue d'éliminer la faim, fournit les estimations les plus récentes de la FAO sur la prévalence de la sous-alimentation et sur le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans de nombreux pays - ces estimations étant fondées sur la méthodologie de la FAO*. Cette publication présente les efforts déployés à l'échelle internationale et nationale et les mesures prises pour diminuer le nombre de personnes sous-alimentées. Le rapport s'organise autour de trois questions principales: quelles sont les victimes de l'insécurité alimentaire? Où vivent-elles? Pourquoi sont-elles confrontées à cette situation?

Les bases de données statistiques de la FAO fournissent des données sur les aliments disponibles pour la consommation humaine. Les ressources en nourriture sont exprimées en quantité (kg par habitant et par an), en apports énergétiques alimentaires (kilocalories par habitant et par an) ainsi qu'en calories dérivées de protéines et de matières grasses (g par habitant et par jour). Les données servent non seulement à estimer le degré et les tendances de sous-alimentation mais aussi à donner de précieuses informations sur les habitudes et les tendances alimentaires ainsi que sur la diversification des régimes alimentaires.

L'anthropométrie, quant à elle, permet d'évaluer l'état nutritionnel des individus. Les données anthropométriques sont utilisés en tant qu'indicateurs du résultat final des effets de l'ensemble des facteurs qui agissent sur l'état nutritionnel. Les carences énergétiques et nutritives se traduisent principalement par un retard de croissance, une perte de poids et une insuffisance pondérale chez les enfants, et par un faible indice de masse corporelle chez les adolescents et les adultes. En revanche, des apports énergétiques trop importants provoquent un excès de poids, l'obésité et des pathologies connexes, problèmes qui se posent de plus en plus fréquemment.

© FAO