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Équateur
RESUME
L'alimentation et la nutrition en Equateur sont caractérisées par un apport énergétique qui permet de couvrir les besoins de la population. Du fait de la croissance démographique, le niveau de la population, devrait avoir été multiplié par trois en 2030, par rapport à 1965, et on envisage une progression de 59% par rapport à la situation actuelle. L'accroissement de la production d'aliments devra passer par l'amélioration des technologies et par une meilleure utilisation des ressources disponibles, surtout de l'eau. Les limites des cultures agricoles ont été repoussées au milieu des années 90.
L'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans traduit le développement du pays. Les données récentes fournies par l'Enquête sur les conditions de vie, effectuée en 1998, comparées à celles de l'enquête DANS de 1986, montrent une réduction significative de la prévalence du retard de croissance (de 34 à 26%) et de l'insuffisance pondérale (de 17 à 14%). On enregistre aussi des diversités régionales et surtout ethniques, la prévalence étant beaucoup plus élevée parmi les populations indigènes.
Les études sur l'état nutritionnel des écoliers sont rares. Le Premier recensement national relatif à la taille des écoliers (1991) a étudié ce problème à différents niveaux géographiques et les résultats coïncident avec la répartition de la pauvreté. La seule étude consacrée aux adolescents, effectuée en 1994, a révélé 9% de cas de malnutrition et 10% de problèmes de surcharge pondérale et d'obésité pour ce groupe, avec une prévalence plus accentuée chez les jeunes filles et dans la région côtière. Bien qu'il n'existe pas de données anthropométriques, à l'échelle nationale pour les adultes, il semblerait, selon les données du Ministère de la Santé publique, que le problème de l'obésité soit très marqué, notamment chez les femmes enceintes.
Pour ce qui est des carences en micronutriments, l'anémie ferriprive est sans doute la plus importante dans tous les groupes d'âges. Ce problème a des répercussions graves, car la prévalence est supérieure à 50%, dans la plupart des classes d'âge, les enfants de 6 mois à deux ans et les femmes enceintes étant les plus exposés. La carence en vitamine A est modérée et le problème du zinc a suscité récemment un plus grand intérêt. Les troubles dus à la carence en iode sont bien contrôlés par le biais de l'enrichissement du sel, ainsi que par le suivi et les programmes sociaux. Le Programme intégré de micronutriments prévoit des stratégies d'enrichissement des aliments, de supplémentation et d'éducation nutritionnelle afin de pallier ces carences.
En Equateur, la situation alimentaire et nutritionnelle reflète la réalité socio-économique ainsi que le potentiel productif et la capacité de transformer et de commercialiser les aliments qui répondent aux besoins nutritionnels de toutes les couches de la population. La production alimentaire, celle des principaux produits de consommation, et leurs rapports avec les marchés (des produits, du travail et financiers) sont des points importants pour établir le potentiel de sécurité alimentaire et nutritionnelle offert à la société équatorienne, comme stratégie de développement.
La politique nationale de sécurité alimentaire cherche à intégrer au développement agricole de nouvelles initiatives de développement rural, d'approvisionnement alimentaire et d'apports en micronutriments, ainsi que les systèmes d'éducation et les procédés de communication active de la communauté qui lutte contre la faim.
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