Les travaux réalisés dans le cadre des "Politiques et stratégies nationales" ont pour objectif d'accélérer les progrès en vue d'atteindre le but du Sommet mondial de l'alimentation (SMA) de 1996. Le Directeur général de la FAO rappelle ce défi dans l'avant-propos rédigé pour l'État de l'insécurité alimentaire dans le monde en 2001:

"On est certes parvenu à réduire le nombre absolu de personnes qui souffrent de la faim dans l e monde, mais les progrès sont trop lents pour qu'on puisse atteindre l'objectif fixé lors du Sommet mondial de l'alimentation de 1996,c'est-à-dire de faire diminuer de moitié le nombre de personnes qui ont faim pour 2015 au plus tard".

"La tragédie de la faim au milieu de l'abondance reste une sinistre réalité du monde actuel. Dans presque tous les pays, il y a des groupes de personnes qui ne peuvent pas réaliser leur potentiel humain, soit parce que leur alimentation est insuffisante, soit parce que, en raison de diverses maladies, leur organisme n'est pas capable d'assimiler toute la nourriture qu'ils consomment. Dans les pays les plus pauvres, la grande majorité de la population souffre de la faim, ce qui multiplie les dimensions des effets d'autres carences auxquelles il est possible de remédier pour satisfaire les besoins des êtres humains".

"Une fois les problèmes bien compris à l'échelon communautaire, on peut affecter les ressources en priorité aux secours directs et aux services de base qui donnent aux gens la santé et l'énergie nécessaires pour devenir acteurs de leur propre développement".

Jacques Diouf
Directeur général de la FAO
SOFI 2001

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