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22/10/2013

Atelier sur les Modèles d’Entreprise Inclusifs (IBM)

Rome, 1–3 Octobre 2013

La  Division des Infrastructures Rurales et des Agro-Industries (AGS) de la FAO  a organisé une réunion de trois jours avec des chercheurs praticiens pour échanger sur les lignes directrices permettant aux Modèles d’Entreprise Inclusifs (Inclusive Business Models - IBM) de se développer. La récente poussée des activités des modèles d’entreprises inclusifs a conduit à une série d'activités qui ont abouti à des innovations localisées, l'amélioration des capacités locales et des changements dans l'orientation des politiques et dans la prise de décision.

Peu d'initiatives ont cependant conduit à la transformation des chaînes de valeur des petits exploitants permettant à ceux-ci de rivaliser avec les importateurs ou sur un marché d'exportation - et ayant abouti à l'amélioration des moyens de subsistance pour un grand nombre de petits exploitants.

Les partenaires de la réunion provenaient des domaines de la recherche, des ONG et du secteur privé. Ils incluaient le Centre International pour l’Agriculture Tropicale (CIAT),  L’Institut International pour l’Environnement et le Développement,  le Centre pour l’Innovation pour le Développement de l’Université de Wageningen (IIED), ENDEVA,  Enterprise de Development International (iDE), Le Laboratoire de l’Alimentation Durable (SFL),  UNILEVER-Oxfam, La Division du Conseil Politique et Technique du FIDA et L’Investissement des Entreprises Rurales Africaines (RAVI).

Les principaux résultats des discussions furent
Vue globale de l’approche

  • Pour les partenaires travaillant avec le secteur privé, tels que SFL et Oxfam, l’accent de l’approche IBM doit être mis sur l’inclusion des problématiques de développement au sein de la communauté entrepreneuriale. Pour d’autres partenaires, dont la FAO, pour qui les clients sont le secteur public et les petits acteurs de l’agriculture, l’accent doit être mis sur l’intégration de la pensée entrepreneuriale et l’amélioration de la compétitivité, de sorte que les petits acteurs puissent être capables de concurrencer de manière plus viable les grands acteurs.
  •  Malgré des différences sur les points d’entrée, il y avait un consensus sur le fait que le terme « modèle d’entreprise inclusif » implique une analyse de rentabilisation pour les échanges commerciaux à tous les niveaux, avec des bénéfices mutuels pour les pauvres et  la communauté entrepreneuriale – basée sur un objectif de sortie de la pauvreté.

 Apprendre sur IBM

  • Engager les petits exploitants dans les marchés peut prendre des formes différentes, selon le contexte local, le marché et les matières premières. A condition que le dispositif de liaison contribue à l’amélioration durable des moyens de subsistance,  l’engagement peut être mené par l’acheteur, le courtier ou le fermier.
  • L’approche est utile pour les entreprises, grandes ou petites, qui se fournissent déjà auprès de petits exploitants, car cela permet une interface plus structurée avec la communauté de développement.
  • Les petits producteurs et acheteurs de cultures vivrières travaillent dans un environnement différent des cultures à forte valeur ou commerciales ; et il existe de nombreuses possibilités d’échanges de leçons sur comment les affaires fonctionnent selon les différents environnements de culture agricole.
  • Il est nécessaire de repenser les rôles des intermédiaires du marché et de leurs stratégies de sortie – telles que les ONG et les équipes de projet qui facilitent la liaison entre les petits exploitants fournisseurs et les acheteurs. 
  • L’accent doit être mis sur la mise à niveau de la capacité institutionnelle locale de sorte que les petits acteurs ne deviennent pas trop dépendants d’un seul facilitateur, débouché commercial, d’un acheteur et/ou d’une seule culture.

Le rôle des politiques

  • Afin que les cas de réussites d’IBM puissent être développés à plus grande échelle, il faut qu’il y ait un alignement entre les politiques au niveau micro et macro.
  • L’investissement du secteur privé dans l’agriculture des petits exploitants nécessite un guidage de la part du secteur public de façon à ce que cela permette aux petits exploitants d’évoluer vers le système de marché agricole – par exemple de passer du commerce des surplus sur le marché informel vers la participation dans le secteur formel.

Mesurer l’inclusivité

  •  Plus de travail est nécessaire pour définir les caractéristiques d’une chaîne d’approvisionnement inclusive. Etre une entreprise inclusive ce n’est pas uniquement s’assurer que les petits exploitants sont inclus dans la chaîne de valeur ; il faut aussi considérer la qualité de cette inclusion.
  • Un ensemble commun d’indicateurs est nécessaire pour répondre à la diversité des parties prenantes – secteur public, secteur d’activité, ONG, etc. – de façon à ce que la même information puisse être interprétée de différentes manières.

Prochaines étapes
Les partenaires se sont mis d’accord pour travailler sur les domaines suivants afin de consolider les efforts et développer des synergies:

  1. Gestion des Connaissances – questions et réponses communes, documentation de grande qualité et développement d’indicateurs communs
  2.  Engagement du secteur privé – comment guider l’engagement des petites et grandes entreprises faisant affaires avec des petits fournisseurs moins nantis
  3. guidage politique basé sur les meilleures pratiques identifiées à partir de plates-formes multipartites existantes et des résultats d’IBM sur des groupes cibles et des communautés
  4. Conseil sur le rôle des facilitateurs de marché pour relier les petits exploitants aux entreprises.

Pour plus d’informations, écrivez à AGS-Publications@fao.org