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L'assurance est une stratégie de gestion du risque. Un prêt peut aider un ménage à accroître ses revenus, mais il ne le rend pas moins vulnérable ou moins exposé aux risques. Des épargnes facilement disponibles peuvent satisfaire ce besoin, dans la mesure où le ménage pourra se constituer des réserves où puiser face à une urgence ou pour atténuer un déséquilibre de trésorerie. Toutefois, même ces épargnes seront inutiles si le ménage s'expose à des risques qui génèrent des pertes bien au dessus de ses moyens.
Les catastrophes peuvent avoir des conséquences terribles sur l'agriculture. S'il est parfois impossible d'empêcher une catastrophe, on peut tenter d'atténuer les pertes. L'assurance peut y aider en mutualisant le risque dans l'espace et dans le temps. L'assurance est une activité commerciale où des produits sont achetés ou vendus. Les acheteurs doivent considérer que les primes et les résultats attendus ont une valeur, tandis que les vendeurs doivent y voir la possibilité d'obtenir des profits et un résultat actuariel positif avec le temps. Dans ce système financier, l'assurance-récoltes est la branche qui vise à couvrir plus particulièrement les pertes dues à des conditions météorologiques néfastes ou à des événements comparables que les agriculteurs ne contrôlent pas. Elle ne doit pas être considérée comme une solution universelle face aux risques et aux incertitudes qui menacent l'agriculture. L'assurance ne peut concerner qu'une partie des pertes résultant de certains risques.
Aujourd'hui, l'assurance-récoltes est avant tout une activité commerciale pour les agriculteurs des pays développés: un très faible pourcentage des primes mondiales sont payées dans les pays en développement. Toutefois, le développement de nouveaux produits d'assurance plus adaptés aux agriculteurs des pays en développement peut fortement changer le scénario actuel.
Le Groupe de finance rurale de la FAO conseille les pays membres sur ces questions. |