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Financement de la chaîne de valeur

On entend par chaîne de valeur, une série d'activités qui ajoutent de la valeur à un produit final, depuis la production, suivie de la transformation ou encore l'élaboration du produit final, jusqu'à la commercialisation et la vente au consommateur ou à l'utilisateur final. Les liens d'interdépendance de la chaîne et la confirmation de la demande du marché pour le produit final garantissent un marché aux producteurs, aux transformateurs de denrées agricoles et à leurs produits. Il s'en suit une réduction du risque et donc de plus grandes chances d'obtenir un financement, de surcroît à faible coût, des banques ou d'autres organes financiers. Les liens d'interdépendance permettent également aux financements d'évoluer entre le haut et le bas de la chaîne. Par exemple, on pourra fournir des intrants aux agriculteurs et être remboursé directement à partir de la vente du produit, sans devoir suivre un processus de prêt traditionnel.

 

S'il n'existe pas de modèle universel de la chaîne de valeur, on gagnera à partager des expériences et à apprendre des autres. Pour les gouvernements, les donateurs, les prêteurs, les sociétés agricoles et les organisations de producteurs souhaitant améliorer l'offre financière et l'accès des producteurs ruraux au crédit, il est utile de comprendre les conditions de succès ou d'échec du financement de la chaîne de valeur. C'est pourquoi, la FAO organise une série de conférences régionales pour connaître et partager les différents exemples et modèles existants, avant de les appliquer à d'autres situations.

 

Le premier atelier, qui s'est tenu à San José au Costa Rica en mai 2006, était organisé par la FAO, avec le soutien de l'Unité régionale d'assistance technique, Academia de Centroamérica (un centre de recherche privé au Costa Rica) et le Programme de soutien aux services de finance rurale (SERFIRURAL). Les participants s'accordent sur le fait que l'intégration dans des chaînes de valeur dynamiques et efficaces est une stratégie importante pour le financement d'industries agricoles rurales. Non seulement l'intégration de la chaîne de valeur offre aux agriculteurs un meilleur accès aux informations sur les marchés, au soutien technique et aux technologies, mais elle réduit aussi les risques et donne plus d'accès aux services financiers. Parmi les modèles prometteurs de financement de la chaîne de valeur présentés lors du séminaire, citons: l'utilisation de financements structurés; le financement des 'chefs de file de la chaîne' qui prêtent aux négociants et fournisseurs; le financement de groupes organisés possédant un accès garanti aux marchés et à l'assistance technique; enfin le financement d'intermédiaires non officiels qui travaillent en étroite collaboration avec les agriculteurs.

 

D'autres ateliers sont prévus en Asie et en Afrique.

VIDÉO

Le Warrantage au Niger: ce film didactique documente l'expérience de la FAO du crédit warranté destiné aux petits agriculteurs au Niger. Cliquer ici pour davantage d'informations.

PUBLICATIONS

Financing agricultural marketing

A.W. Shepherd Communication occasionnelle n o 2 d'AGSF 2004

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Cette communication rend compte d'une étude sur la façon dont les négociants de céréales et de produits horticoles en Asie financent leurs activités et utilisent ces financements. La notion de "négociants" est ici interprétée de façon extensive, tandis que la communication s'intéresse aux activités qui vont de l'usinage à grande échelle au commerce de détail de riz, ou encore du petit regroupement de produits horticoles en zones rurales à la vente de gros à grande échelle en zones urbaines. L'étude a été menée en 2001 à partir d'études de cas menées dans les pays suivants: Cambodge, Inde, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines et Vietnam.

 

Cette communication conclut que le manque de fonds de roulement n'est pas une contrainte majeure au fonctionnement des systèmes de commercialisation agricole en Asie – ce qui ne signifie pas que des acteurs de la chaîne de commercialisation ne pourraient pas bénéficier de sources de fonds de roulement supplémentaires. Le manque de capitaux d'investissement ne semble être une contrainte ni à l'entrée de nouveaux acteurs, ni au développement des acteurs actuels, en particulier dans la transformation de paddy millers. Cette question de disponibilité du fonds de roulement ne semble pas présenter trop de problèmes, notamment parce que les systèmes de commercialisation comptent de nombreuses alliances financières verticales. La communication conclut que ces relations semblent servir avant tout à garantir la production et les marchés, tout en réduisant les coûts de transaction.

Le crédit sur nantissement des stocks: une stratégie de développement des marchés agricoles

J. Coulter & A. Shepherd Une publication conjointe de la FAO et de NRI

ASB 120 1995 Réimpression: 1997

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Avec la libéralisation des systèmes de commercialisation agricole, les négociants privés ont repris les fonctions de commercialisation jusqu'alors menées par des organes gouvernementaux ou parastataux, mais souvent sans avoir accès aux financements qui leur permettraient d'acheter ou de stocker la production. Le crédit sur nantissement des stocks offre un moyen de surmonter ce problème. La communication étudie les conditions de réussite d'un crédit sur nantissement, en s'appuyant largement sur les études de cas du Ghana, d'Inde, du Mali et des Philippines. Les questions juridiques sont traitées dans le détail. Le rapport prévient contre tout ciblage qui se ferait sur des utilisateurs spécifiques et montre bien que les transactions devraient être profitables tant pour les prêteurs que pour les emprunteurs. Pour attirer des banques dans le secteur du crédit sur nantissement des stocks, il est essentiel d'avoir des opérateurs fiables d'entrepôts. La publication intéressera les banques qui souhaitent accroître et diversifier leur clientèle, les sociétés qui participent ou s'intéressent aux entrepôts commerciaux, les décideurs politiques traitant des questions de négoce et d'agriculture, ainsi que les donateurs.

 
 

© FAO, 2008