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Archives Septembre 1998

Menace de crise dans le secteur rizicole en Asie - Focus

BIENVENUS sur le site Web du Département de l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Les fidèles de notre site noteront certains changements. Nous avons transformé notre page d'accueil, la rebaptisant Agriculture 21 pour refléter la mission du Département de l'agriculture: promouvoir la sécurité alimentaire et le développement durable durant le prochain millénaire. Nous avons également introduit deux nouveaux services: un Magazine contenant des articles approfondis sur l'agriculture dans le monde, et une série de Guides qui vous permettront de mieux naviguer dans un giga-octet de documents et de données disponibles sur les sites de nos divisions. Ces améliorations sont destinées à vous tenir informés sur les événements et les problèmes concernant l'agriculture et à vous permettre d'accéder rapidement à l'information dont vous avez besoin.

Pour les nouveaux visiteurs, nous nous présentons: la FAO est l'organisme chef de file des Nations Unies pour le développement agricole. Le Département de l'agriculture est responsable de la mise en oeuvre du grand programme de la FAO relatif à la production agricole et aux systèmes de soutien à l'agriculture. Nous oeuvrons à cet effet par le biais de nos programmes pour la production et la santé animales, la mise en valeur des terres et des eaux, la production végétale et la protection des plantes, les systèmes de soutien à l'agriculture et les applications agricoles des isotopes et de la biotechnologie. Vous en saurez plus sur nos activités en explorant ces pages.


Interview  James Cock, chercheur invité

M. James Cock s'est uni au Département de l'agriculture en août comme chercheur invité dans le Service des cultures et des herbages du Département. Il sera avec nous pendant cinq mois pour mettre au point des méthodes de transfert de technologie pour les producteurs de canne à sucre, étudiant des contrats d'approvisionnement entre agriculteurs et industriels et aidant à élaborer une nouvelle stratégie mondiale pour le manioc. James Cock a passé une bonne partie de sa carrière à l'avant-garde du développement agricole. Il a travaillé à l'Institut international de recherches sur le riz (IRRI) aux Philippines, où il a mis au point des variétés semi-naines de riz plus performantes, au CIAT en Colombie, où il a conduit un programme original pour le manioc pendant 17 ans et à la Banque mondiale comme agronome principal. Il est actuellement Directeur de l'Institut colombien de recherche sur la canne à sucre. De ce point d'observation unique, M. Cock s'est entretenu avec Agriculture 21 sur des problèmes auxquels l'agriculture devra faire face au XXIe siècle: c'est notre première interview.


Focus Baisse de la productivité du riz en Asie

Une crise éventuelle dans le secteur rizicole apparaît comme une menace à la sécurité alimentaire mondiale. Le riz est l'aliment de base d'une grande partie de la population mondiale, en particulier en Asie qui en cultive et en consomme 90 %. Mais un rapport de la Commission internationale du riz (CIR) ce mois-ci avertit que l'accroissement de la production de riz diminue régulièrement dans de nombreux pays asiatiques. La commission, qui s'est réunie au Caire du 7 au 9 septembre, a lancé un appel invitant à adopter le riz hybride dont les rendements sont jusqu'à 20 pour cent supérieurs à ceux des variétés "à haut rendement" traditionnelles, ainsi que des mesures visant à réduire l'écart entre les rendements obtenus dans les stations de recherche et ceux effectivement enregistrés par les agriculteurs. Le Service de la production végétale du Département de l'agriculture, qui accueille le secrétariat de la commission à Rome, aidera à élaborer des stratégies pour encourager une participation plus active de l'industrie privée à la production de semences de riz hybride. Pour plus de détails, voir l'article de notre Focus: Menace de crise dans le secteur rizicole en Asie. Pour en savoir plus sur la Commission internationale du riz, suivre ce lien.


Les engrais biologiques stimulent la production et les revenus agricoles au Zimbabwe

Les petits cultivateurs du Zimbabwe ont utilisé des graines de soja inoculées avec de l'azote fixé biologiquement ("engrais biologiques") afin d'améliorer les rendements jusqu'à 500 % et économiser des centaines de dollars sur les engrais chimiques. L'accroissement de la productivité est dû à des techniques utilisant des traceurs isotopiques, mises au point par la Division mixte FAO/AIEA à Vienne, qui identifient des souches efficientes de rhizobium utilisées pour fabriquer des engrais biologiques. Inoculées dans la graine d'une légumineuse appropriée, les bactéries stimulent la production de nodosités qui convertissent l'azote de l'atmosphère en une forme utilisable par la plante. Cet azote favorise la croissance dans la légumineuse hôte, et est utilisable par les autres plantes qui seront cultivées après dans le même champ. Voir les détails fournis par la Division mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires dans l'alimentation et l'agriculture.


Combattre les mouches avec des mouches

La lutte ponctuelle contre les insectes à l'aide de pesticides nuit à l'environnement et est souvent anti-économique. Une conférence internationale FAO/AIEA tenue en Malaisie en juin a proposé une solution plus intéressante: la lutte biologique tous azimuts contre ces insectes. Ainsi, les mouches tsé-tsé - vecteurs de la trypanosomiase animale - ont été éradiquées de l'île de Zanzibar, en Tanzanie, grâce à ... d'autres mouches. Huit millions de mouches tsé-tsé mâles dans un laboratoire hermétiquement clos ont été stérilisées aux rayons gamma puis lâchées sur les zones infestées. Le résultat a été un contrôle des naissances "naturel": les femelles sauvages accouplées avec des mâles stériles n'ont pas été fécondées. A la fin de 1996, à Zanzibar, les mouches tsé-tsé n'étaient plus que de l'histoire ancienne. Pour plus de détails. Voir aussi le Programme de lutte contre la trypanosomiase africaine de la FAO.

Nouvelle Convention pour le contrôle du commerce des pesticides dangereux

Les gouvernements de 62 pays et la Communauté européenne ont signé le premier accord international juridiquement contraignant pour la surveillance et le contrôle du commerce international des pesticides et autres produits chimiques dangereux. La Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement en connaissance de cause (ICP), adoptée aux Pays-Bas le 11 septembre, remplace le plan appliqué depuis 1989 par la FAO et le PNUE et entrera en vigueur une fois qu'elle aura été ratifiée par 50 pays. La convention, qui permet aux pays de décider quels produits chimiques importer et contient des dispositions concernant l'étiquetage et l'information pour les produits commercialisés, comprendra au départ cinq produits chimiques industriels et 22 pesticides interdits ou strictement réglementés, à des fins de protection de la santé et de l'environnement. Le PNUE et le Service de la protection des plantes du Département de l'agriculture feront office de secrétariat de la convention. Téléchargez le texte intégral de la convention (en Word ou en WordPerfect, en format condensé).


Focus  Neutraliser la menace de l'élevage à l'environnement

La Division de la production et de la santé animales du Département de l'agriculture collabore à une initiative regroupant plusieurs donateurs, en vue de neutraliser les menaces à l'environnement dues au développement rapide de la production animale dans le monde. Le secteur de l'élevage a été accusé d'être responsable de plusieurs problèmes écologiques, notamment la déforestation, la pollution des eaux et l'émission de gaz de serre. Une étude inter-organisations effectuée entre 1994 et 1996 a débouché sur des rapports qui analysaient les interactions élevage-environnement et proposaient des mesures pour le développement d'un élevage durable. Dans le prolongement de cette étude, des consultations ont eu lieu dans 80 pays ainsi qu'une conférence internationale sur des questions de politique et de technologie. Les parrains du programme mettent au point un centre virtuel de recherche et de développement fondé sur Internet, et des "menus"politique/technologie. Pour un aperçu général des questions, lisez l'article de notre Focus: Elevage et environnement, ou cliquez sur le Rapport complet.


DAD-IS, 2.0

Le Groupe de ressources génétiques animales de la Division de la production et de la santé animales a lancé le 7 septembre la deuxième phase de son Système d'information sur la diversité des animaux domestiques (DAD-IS). Système multilangage accessible en ligne sur Internet et disponible sur CD-ROM, DAD-IS fonctionne comme un service central d'échange à l'appui de la Stratégie mondiale pour la gestion des ressources génétiques des animaux d'élevage de la FAO. Il favorise l'établissement de liens entre agriculteurs, scientifiques et décideurs et aide les pays à mettre en place des réseaux pour la gestion des ressources génétiques de toutes les espèces et races d'animaux d'élevage. DAD-IS est une banque de données contenant des informations sur 5 300 races dans 180 pays - les utilisateurs peuvent obtenir des informations sur les caractéristiques des races, leurs effectifs, leur localité, des chiffres relatifs à la production et à la productivité, ainsi que des détails sur leur capacité d'adaptation et une description des milieux de production où ces races se développent. Allez sur DAD-IS.


Focus  Ajouter de la valeur aux amidons tropicaux

L'amidon est un ingrédient présent dans de nombreux produits alimentaires transformés et dans une gamme surprenante d'articles non alimentaires tels que couches de bébé, crèmes de beauté, piles sèches ou plaquettes de circuits. La plus grande partie vient du blé, du maïs ou de la pomme de terre et pratiquement pas du tout des plantes tropicales comme le manioc, le sagou ou l'igname. Les plantes amylacées tropicales sont défavorisées par le peu d'intérêt que les chercheurs attribuent à leurs propriétés fonctionnelles qui intéressent l'industrie - une étude du Service des agro-industries et de gestion après récolte du Département de l'agriculture a constaté que près de 90 % des publications concernant les propriétés physiques des plantes amylacées sont axées sur le blé, le maïs, la pomme de terre ou le riz. On propose comme remède d'élargir le champ de la recherche en agriculture tropicale afin d'inclure les caractéristiques nécessaires pour mettre au point des produits de grande qualité et à valeur ajoutée: pour en savoir plus, lisez l'article de notre Focus: Le marché boude les amidons tropicaux.


Réseau d'information sur les pertes après récolte

Chaque année, des millions de tonnes de plantes récoltées sont perdues dans les pays en développement à cause d'une mauvaise manutention ou d'un mauvais entreposage, des dégats causés par les ravageurs et de problèmes de transport et de commercialisation. Les pertes de céréales et de légumineuses peuvent atteindre 50 % en Afrique et en Amérique latine, et les pertes de riz après récolte en Asie sont estimées à 50 millions de tonnes. Pour aider à réduire ces pertes colossales, le Département de l'agriculture a créé, avec le concours du CIRAD, de l'Office allemand de la coopération technique et de l'USAID, le premier centre de consultation mondial sur la gestion après récolte. Le réseau d'information sur les opérations après récolte (www.fao.org/inpho) vise à collecter et diffuser une vaste gamme d'informations sur la manutention et l'entreposage de certaines plantes cultivées et sur les techniques de gestion après récolte. Sont déjà en ligne quelque 150 documents en version intégrale, des photographies et même des vidéos: Cliquez ici maintenant...


Initiative pour améliorer la fertilité des sols en Afrique

Une étude du Département de l'agriculture portant sur la fertilité des sols en Afrique subsaharienne constate que dans chaque pays étudié, les quantités d'azote, de phosphore et de potassium perdues dépassaient les quantités remplacées. On ne saurait se contenter d'"ajouter de l'engrais": des stratégies d'amélioration durable de la fertilité des sols nécessitent des façons culturales rationnelles, la conservation des sols et l'emploi tant de matières organiques que d'engrais minéraux. Ceci est l'approche encouragée par l'initiative du Département de l'agriculture à l'appui de la fertilité des sols en Afrique subsaharienne, qui cherche à mettre au point des stratégies nationales pour le rétablissement et le renforcement de la fertilité à moyen et à long terme. Cette initiative à l'appui de la fertilité des sols met également l'accent sur la nécessité d'élaborer des politiques qui assurent aux agriculteurs un rendement de leur investissement dans les sols, par exemple la sécurité de jouissance, la fixation des prix des ressources, l'accès aux intrants et aux marchés.


Focus  La mer d'Aral ou... de la non-durabilité

La mer d'Aral, en Asie centrale, est une catastrophe écologique due aux activités humaines. Depuis le début des années 60, le développement massif de l'irrigation a réduit sa surface de 66 000 à moins de 40 000 kilomètres carrés, et son volume des trois quarts. Dans ce processus, les stocks de poissons marins et les écosystèmes marécageux ont été détruits, l'eau potable polluée et plus de 3 millions d'hectares de terres arables ont été engorgés ou salinisés. Même le climat se détériore. Ce tableau tragique ressort d'une étude conduite récemment par le Service des eaux - ressources, mise en valeur et aménagement - du Département de l'agriculture. Peut-on sauver la mer d'Aral? Le rapport laisse à penser qu'un redressement partiel est possible: les prélèvements en eau se sont stabilisés, et les pays riverains parlent d'augmenter les déversements d'eau dans cette mer: Voir l'article de notre Focus de ce mois: Le temps est-il venu de sauver la mer d'Aral?


Trois conférences électroniques sur l'élevage

Les échanges électroniques au sein de la Division de la production et de la santé animales de la FAO se sont intensifiés récemment du fait que trois conférences virtuelles sont en cours, auxquelles participent plus de 1 000 personnes du monde entier. Une conférence accueillie conjointement avec le "Overseas Development Institute" du Royaume-Uni analyse l'élevage et la sécheresse. Les thèmes sur le tapis sont les effets de la sécheresse sur les conditions de vie des populations, les réactions des gardiens de troupeaux et les effets des programmes de reconstitution des troupeaux en cas de crise et après la sécheresse. Deux conférences viennent de s'achever qui étaient axées sur l'Amérique latine. L'une portait sur l'élevage dans les systèmes agroforestiers tropicaux, l'autre sur les défis et possibilités pour les services vétérinaires après la libéralisation du commerce mondial de la viande et des produits carnés (les liens conduisent à une documentation détaillée pour les deux conférences). pormenorizada de ambas conferencias).

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