Le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a déclaré que "Dans de nombreux pays, notamment dans les pays en développement et dans les sociétés agricoles, la production vivrière de base, les cultures de rapport et l'élevage reposent essentiellement sur le travail des femmes. Or, la plupart du temps, leur travail n'est pas payé ou reste honteusement sous-payé, et les producteurs d'outils agricoles, les chercheurs et les vulgarisateurs ne se préoccupent guère d'alléger le fardeau que portent les femmes".
Avec la présente édition, nous publions les résultats d'une étude - réalisée par le FIDA et le Département de l'agriculture de la FAO - qui fait le point. Selon cette étude portant sur cinq pays d'Afrique subsaharienne, de nombreuses femmes rurales contribuent à "nourrir le monde" en utilisant des outils de conception et de fabrication médiocres, et n'ont pas du tout ou que très peu accès aux revenus, au crédit et à la formation qui leur permettrait d'adopter des techniques plus efficaces et plus productives. Le rapport encourage les services agricoles à faire participer les agricultrices à la formation à la production, à promouvoir des consultations entre les forgerons et leurs clientes, et à donner des conseils sur les outils et les matériels agricoles dans les campagnes de vulgarisation. Voir Focus: Les femmes et les outils agricoles.