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COAG: Comité de l'agriculture
AG: Département de l'agriculture
AGA: Production et santé animales
AGE: Division mixte FAO/AIEA
AGN: Nutrition, protection des consommateurs
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Février 1999
Les délégués de 104 pays ont demandé à la FAO d'élaborer des programmes intersectoriels et interdépartementaux en matière de biotechnologies, d'agriculture organique et d'agriculture urbaine et péri-urbaine. Ces nouvelles orientations des activités de la FAO ont été appuyées lors de la réunion biennale du Comité de l'agriculture (COAG) de la FAO qui s'est tenue à Rome du 25 au 29 janvier. Le COAG a constaté que si l'application des biotechnologies à l'alimentation et à l'agriculture offraient des perspectives intéressantes pour augmenter la production et la productivité, celles-ci présentaient également des risques. Il a indiqué que reconnaître et réduire ces risques faisait partie des préoccupations principales de la FAO, qui devrait servir de forum où seraient débattues les questions liées aux biotechnologies. Le COAG a indiqué que la FAO devait mener des études sur l'agriculture organique, et a recommandé un programme interdisciplinaire sur l'agriculture urbaine, prenant en compte des questions comme les incidences en matière de santé et d'assainissement, l'utilisation des terres et les systèmes intégrés de production agricole et d'élevage. Le Comité a également appuyé la préparation de rapports sur l'état des ressources mondiales en terre et en eau et la participation de la FAO dans l'établissement d'un rapport périodique sur la mise en valeur des eaux dans le monde. Pour information, voir notre
Interview
de janvier et
Focus
:
Les biotechnologies dans l'agriculture
,
Questions relatives à l'agriculture urbaine
,
L'agriculture organique
et
Suivi des ressources en terre et en eau
. Les documents complets de la session du COAG sont disponibles en
français
,
anglais
et
espagnol
Nouvelle variété améliorée de palmier à huile
Jusqu'à récemment, la seule variété de palmier à huile qui poussait dans les climats froids d'Afrique était le type "dura", mais celui-ci présente un inconvénient important: ses fruits produisent un faible volume de pulpe et donc des rendements en huile alimentaire faibles. Aujourd'hui, le
Service des cultures et des herbages
(AGPC) de la FAO préconise un hybride du type résistant "dura" et du type "tenera" à rendement plus élevé qui pourrait aider les pays africains à augmenter leur production d'huile alimentaire et, par la même occasion, l'apport de vitamines A dans le régime alimentaire des enfants. Le nouveau type précoce et à haut rendement a été mis au point par des spécialistes de AGPC et par une société du Costa Rica, ASD, à partir de palmiers résistants au froid du Cameroun et de la Tanzanie et du type "tenera", DAMI Deli. Des essais en Ethiopie ont montré que le matériel devient productif au bout de 38 mois, et pousse bien à 950 mètres d'altitude et à basses températures qui normalement limitent la production de fruits. La FAO transfère la technologie dans d'autres pays africains par le biais de projets en cours au Cameroun, au Malawi et en Zambie.
Collection à support numérique sur les terres et sur les eaux
La
Division de la mise en valeur des terres et des eaux
(AGL) de la FAO a lancé une
collection à support numérique sur les terres et les eaux
. Cette nouvelle collection est conçue comme une plate-forme pour tous les produits numériques de la division, y compris les documents de textes, les bases de données et les systèmes d'information géographique. Les premiers titres disponibles comprennent la Carte numérique mondiale des sols, qui fournit des informations sur les caractéristiques pédologiques et les propriétés dérivées des sols par pays, la Base de données sur les sols et les terrains dans le nord-est de l'Afrique, l'Etude mondiale des approches et technologies de conservation, la Base de données sur les besoins écologiques des cultures et sur les réponses écologiques des cultures (ECOCROP), et la Base de données numériques sur les sols et les terrains en Amérique latine et aux Caraïbes. La collection à support numérique complète les nombreuses
publications imprimées de l'AGL
.
Observatoire pour les lapins de la Méditerranée
La FAO accueillera à Rome au mois de mars 1999 la première assemblée générale de l'Observatoire international sur l'élevage de lapins dans la région méditerranéenne. Les pays méditerranéens sont parmi les plus gros producteurs de viande de lapin dans le monde - l'Italie a produit à elle seule 300 000 tonnes de viande en 1990, suivie par la France avec 150 000 tonnes. L'observatoire a pour objectif de créer une base de données sur la production de lapins à usage de ses 14 pays méditerranéens membres, d'aider à élaborer et à financer des programmes durables de production de lapins, de promouvoir la formation, et d'améliorer la transformation et la commercialisation des produits du lapin. Le secrétariat de l'observatoire est assuré par l'association nationale de producteurs de lapin de l'Italie. Le Service de la production animale (AGAP) de la FAO dispose de plus amples informations sur
l'élevage, la santé et la production des lapins
.
Nouvelles ressources contre la trypanosomiase africaine
Le site Web du
Programme de lutte contre la trypanosomiase africaine
(PAAT), une initiave mixte de la FAO, de l'AIEA, de l'OMS et du Bureau interafricain pour les ressources animales de l'OUA, a été élargi afin d'inclure une documentation très complète sur la maladie et des détails sur un système d'information interactif qui sera en ligne au milieu de l'année. Il comportera un
système d'information géographique
qui permettra aux utilisateurs d'évaluer le bétail, les récoltes et l'aire de répartition des mouches tsé-tsé sur l'ensemble du continent, et d'établir des cartes prévoyant l'incidence de la suppression des tsé-tsé sur le bétail et les cultures. Une base de connaissances déjà bien étoffée propose plus de 50 numéros de la revue trimestrielle de la FAO
Tsetse and Trypanosomiasis Information Quarterly
; il est également prévu des fiches récapitulatives de pays sur la trypanosomiase et l'état d'avancement des programmes de lutte contre la tsé-tsé. Le système d'information du PAAT est élaboré par la FAO en collaboration avec le Department for International Development du Royaume-Uni. Voir également
Focus
(nov. 1998):
Le coût de la trypanosomiase
.
Les conférences par courrier électronique relient les ingénieurs agronomes entre eux
Les ingénieurs agronomes du monde entier communiquent entre eux par le biais d'un réseau mondial de courrier électronique créé par la
Sous-Division du génie agricole
(AGSE) de la FAO et la Commission internationale du génie rural (CIGR). Le "Global Network on Agricultural Engineering" comprend six groupes de discussion par courrier électronique accueillis sur le serveur de la FAO et dirigés par le CIGR. Les groupes sont axés sur les thèmes suivants: utilisation des terres et des eaux, matériel et structures agricoles, étude technique des matériels, électricité rurale et autres sources d'énergie, étude technique des systèmes, et transformation. Des détails plus nombreux - et les instructions pour souscrire à un ou plusieurs groupes du CIGR-FAO -
sont disponibles ici
.
Réseaux africains sur l'irrigation, les terres et les eaux...
Des ateliers parrainés par la
Division de la mise en valeur des terres et des eaux
(AGL) de la FAO en Afrique de l'Ouest ont travaillé à la préparation de réseaux visant à promouvoir le développement de la petite irrigation et à faire le point sur l'état des ressources naturelles dans la région. Le premier de ces ateliers, qui s'est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) en novembre 1998, a constaté que l'Afrique de l'Ouest n'avait développé que 34 % de son potentiel d'irrigation. Les participants, comprenant des fonctionnaires de haut niveau et des directeurs de projets en provenance de 14 pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, ont examiné les technologies d'irrigation adaptées aux conditions locales et recommandé un changement d'orientation afin d'encourager le transfert des technologies. Une semaine plus tard, un atelier AGL s'est tenu à Cotonou (Bénin) et a rassemblé des responsables des ressources en terres de 12 pays d'Afrique de l'Ouest pour examiner les questions d'évaluation de la vulnérabilité des terres. Le réseau mis en place par l'atelier, avec le Ghana comme point focal, préparera des rapports sur les ressources nationales en terres, en eaux et en nutriments, et adaptera l'
Etude mondiale des approches et technologies de conservation
de l'AGL afin de prendre en les résultats obtenus par la gestion des vallées intérieures dans la région.
...et la sécurité des semences
Par ailleurs, 40 pays africains ont approuvé la création d'un réseau régional, African Seed Network (ASN), afin de coordonner les politiques et les programmes conçus pour renforcer et améliorer les systèmes de production et de distribution locales de semences. Le nouveau réseau est le principal aboutissement d'une réunion technique consacrée aux politiques et programmes de semences pour l'Afrique sub-saharienne, co-parrainée par la France, la Côte d'Ivoire et le
Service des semences et des ressources génétiques
(AGPS), qui s'est tenue à Abidjan en novembre dernier. A cette réunion ont participé des représentants de gouvernements africains, d'organisations de l'industrie des semences, d'institutions internationales et de donateurs. Le réseau coordonnera des groupes de travail dans la région chargés de dresser l'inventaire des variétés cultivées adaptées aux conditions locales, d'harmoniser les règles et réglementations en matière de semences, d'élaborer des systèmes de fourniture de semences tirés par la demande, d'améliorer la planification préalable aux catastrophes et les interventions le cas échéant, et de diffuser les informations concernant la formation. Voir également sur la question de la sécurité des semences,
Focus
(oct. 1998):
Vers la sécurité semencière
.
Nouvelle lumière pour les bananes
in vitro
Les obtenteurs de bananes utilisant les techniques de micropropagation
in vitro
protègent en général leurs jeunes plants délicats dans des salles de culture qui fournissent une lumière artificielle et un contrôle de la température et de la durée du jour. La
Division mixte FAO/AIEA
(AGE) a trouvé une solution moins coûteuse - la lumière solaire naturelle. Des chercheurs de l'unité de sélection végétale de l'AGE à Seibersdorf (Autriche) ont étudié la micropropagation dans des conditions non contrôlées et de lumière naturelle, et ont constaté que les plants de banane
in vitro
peuvent supporter des températures extrêmes (jusqu'à 43 ° C) et de fortes intensités de lumière. Il s'agit de bonnes nouvelles pour les pays tropicaux et sub-tropicaux: les salles de culture complexes peuvent être remplacées par de simples pièces éclairées par le soleil: AGE prépare un projet d'envergure afin de présenter les avantages de la nouvelle technologie. Visitez les pages web du
programme de sélection et de génétique végétales
.
Travail du sol par tracteur en Afrique de l'Ouest
Un nouveau rapport de la FAO met en garde contre l'usage généralisé du travail motorisé du sol qui, à moins d'être soigneusement planifié, peut causer "des dommages irréversibles à l'environnement qui auront des conséquences négatives sur la production vivrière, la sécurité alimentaire et l'autosuffisance alimentaire" en Afrique de l'Ouest. Le rapport est basé sur une enquête menée en 1997/98 par le
Service du génie agricole
(AGSE) et le Bureau régional de la FAO pour l'Afrique à Accra. Il indique que le labour motorisé est peu utilisé en Afrique de l'Ouest par rapport à d'autres régions en développement: un tracteur pour 4 500 hectares de terres cultivées contre 1 000 hectares dans l'ensemble de l'Afrique sub-saharienne, moins de 300 hectares en Inde et à peine 100 hectares en Chine. S'il estime qu'une utilisation plus grande des tracteurs dans les labours est indispensable pour augmenter la productivité agricole et la production en général, le rapport énumère une série d'effets négatifs, à savoir: dégradation de la structure du sol, perte de teneur en matières organiques et de fertilité, tassement du sol et diminution de la rétention hydrique du sol. Il recommande un "encadrement rigoureux et judicieux du processus de motorisation, tenant compte tout particulièrement de la conservation des sols et des eaux". Naviguez sur
le rapport complet
(en français); explorez les avantages de "
l'agriculture de conservation
".
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