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Sri Lanka 2011: La convention de Rotterdam poursuit son travail contre les risques causés par l'utilisation de préparations pesticides extrêmement dangereuses

27/10/2011

Certaines préparations pesticides ne peuvent pas être utilisées sans danger dans de nombreux pays en développement en raison des conditions socio-économiques et climatiques. Ces préparations peuvent entraîner des problèmes pour la santé humaine ou l'environnement. Bien que l'intoxication aux pesticides soit un problème largement reconnu, très peu de pays ont été en mesure de tirer profit de l'article 6 de la Convention de Rotterdam qui s’offre aux pays à économie en transition. Cette clause permet aux pays en développement d'utiliser le cadre de la Convention pour signaler les problèmes relatifs aux préparations pesticides extrêmement dangereuses. C’est pourquoi le Secrétariat de la Convention de Rotterdam a entamé il y a deux ans un programme qui vise à aider les pays de différentes régions à mieux surveiller les intoxications aux pesticides, améliorer la présentation des données rassemblées faisant état de cas d’intoxication mais aussi renforcer les liens avec les instituts responsables de la prise de décision. La réussite du programme repose essentiellement sur la capacité à utiliser l'expérience acquise et à mettre en relation les programmes appropriés en cours.

Le premier pays à bénéficier de cette aide en Asie a été le Sri Lanka, où un atelier de lancement s’est tenu en Septembre 2011 avec comme objectif de :

  • Renforcer les capacités nationales et les efforts de collaboration dans la surveillance et la préparation de rapports sur les intoxications par les pesticides, y compris en s'appuyant sur les expériences passées et en mettant en relation les travaux en cours dans les pays en question ;
  • Aider à la mise en oeuvre de l'article 6 et proposer des préparations pesticides extrêmement dangereuses (SHPF) à un examen dans le cadre de la Convention
  • Contribuer à la réduction des risques liés aux pesticides afin de protéger la santé humaine et l'environnement.


Lors de cet atelier de trois jours, les travaux ont porté sur l’amélioration des connaissances  relatives aux clauses des SHPF, telles que les procédures, les outils d'information, mais aussi sur le renforcement des liens entre les différents acteurs clés du réseau qui sont l'Autorité nationale désignée pour la Convention, le secteur de la santé, les départements de l'agriculture et de l'Environnement et les institutions de recherche. Un plan de travail pour un suivi sur le terrain a été développé pour cinq régions et cinq hôpitaux ont été choisis pour la collecte des données cliniques et les visites sur le terrain par les médecins. Un lien étroit a été établi entre la stratégie de réduction des risques liés aux pesticides, le programme régional de réduction des risques liés aux pesticides, la promotion de la protection intégrée (PI) et l'éducation des agriculteurs.

A la fin de l'atelier, les participants sont repartis avec une meilleure prise de conscience de l’impact des pesticides sur la santé humaine et l'environnement. Ils se sont familiarisés avec les outils de collecte des données relatifs aux incidents provoqués par les pesticides qui sont disponibles dans le cadre de la Convention de Rotterdam et le Code de conduite FAO. Ils ont également renforcé les liens entre les principaux acteurs qui travaillent à la réduction des risques liés aux pesticides.

Le Secrétariat poursuivra ses travaux dans ce nouveau domaine en aidant les pays à adopter le programme et en offrant un suivi dans les pays déjà visités.

Pour plus d'informations, veuillez contacter le Secrétariat de la Convention de Rotterdam.

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