FAVORISER LA MISE EN ŒUVRE – UNE «NOUVELLE ECONOMIE» POUR WFE – L’ENVIRONNEMENT PROPICE
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III. Thèmes

La Conférence FAO/Pays-Bas se focalisera sur la promotion d'une gestion durable de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes, basée sur une démarche centrée sur les parties prenantes et qui facilite une prise de décision sensée, efficace et équitable dans l'évaluation, l'attribution et la régulation des ressources en eau, en termes de quantité et de qualité.

Les besoins en eau de l'alimentation et de l'agriculture doivent être rapprochés des besoins de conservation des écosystèmes et intégrés à la demande d'autres utilisateurs, tels que l'énergie, la navigation et l'industrie. Les compromis sur la répartition de l'eau doivent trouver un équilibre entre les besoins concurrents des zones rurales et urbaines, des utilisations productives et non productives et les priorités politiques, du niveau local au niveau international. La Conférence contribuera aux nouvelles perspectives relatives à l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes.

Dans la poursuite de l'objectif central - soutien des parties prenantes au niveau de la gestion de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes -, la Conférence cherchera à déterminer comment les pratiques locales et les politiques nationales peuvent être appuyées. Ce processus a besoin d'être basé sur une compréhension solide des expériences locales passées, en utilisant des cas locaux pour identifier les réussites et formuler des recommandations pour les divers agro-écosystèmes.

La Conférence se concentrera sur trois thèmes étroitement liés:

  1. Favoriser la mise en oeuvre: le savoir-faire pour passer à l'action. Il importe de mieux connaître les interactions complexes entre l'eau pour l'alimentation et l'eau pour les écosystèmes. Une connaissance accrue, des informations fiables et une meilleure prise de conscience amélioreront la capacité des parties prenantes et assureront la prise de décisions rationnelles, notamment au niveau local, sur les intrants (quantité et qualité de l'eau), les résultats et les impacts. Les questions clés de la conférence sont les suivantes : a) Comment rendre plus efficace la participation des parties prenantes et b) Comment intégrer et appliquer les connaissances aux fins de la gestion des relations interconnectées entre l'eau pour l'alimentation et l'eau pour les écosystèmes ?
  2. Une " nouvelle économie " de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes. Les intrants, les services et les impacts devront être analysés, pour chaque partie prenante, sous l'angle de leurs valeurs sociales, économiques et environnementales. Et ce, afin d'aider toutes les parties prenantes à prendre des décisions transparentes et en connaissance de cause sur l'allocation des ressources naturelles, et de faire en sorte que leurs décisions correspondent à des priorités de plus haut niveau (national/transfrontière). Une évaluation correcte conduira à une nouvelle perspective et à une " nouvelle économie " de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes. Parmi les questions clés figurent les suivantes : a) Comment évaluer les valeurs positives et négatives de l'utilisation de l'eau, y compris les facteurs externes? et b) Comment faire en sorte que les différentes valeurs de l'eau soient incluses dans les processus de prise de décisions par les parties prenantes ?
  3. L'environnement propice. Enfin, il faudra adopter des arrangements institutionnels et de gestion prometteurs aux niveaux local et national/transfrontière pour permettre la gestion durable de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes, la représentation équitable de toutes les parties prenantes dans les processus de prise de décisions et la cohérence à tous les niveaux. Les questions clés pour la conférence sont les suivantes : a) Quels sont les arrangements institutionnels et les politiques qui permettent aux parties prenantes locales de gérer leurs ressources et de satisfaire tant les usagers que les différentes utilisations de l'eau ? b) Comment peuvent les institutions et les organisations offrir une plate-forme pour des prises de décisions/négociations conjointes intéressant les pêcheurs, les éleveurs, les producteurs de cultures pluviales et les industries et en tenant compte des besoins particuliers de la nature et de l'environnement ?

THEME 1 - Favoriser la mise en œuvre : savoir-faire pour passer à l'action

Générer la connaissance sur les besoins et les impacts pour soutenir la gestion de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes par les parties prenantes

Introduction

Les services assurés par les écosystèmes comprennent la production d'aliments et de biens et la fourniture d'eau salubre. En fin de compte, ils jouent un rôle majeur dans la détermination des perspectives de développement des nations. Les écosystèmes sont étroitement liés par l'eau et définissent les conditions éco-hydrologiques de diversité biologique dans tout habitat donné. Cultures, arbres, bétail, poissons et autres produits de la biomasse dépendent d'eau douce renouvelable et accessible. Les humains ont dramatiquement altéré la capacité porteuse des écosystèmes par une production alimentaire et autres productions sectorielles accrues, négligeant souvent la fourniture de biens pouvant être d'une importance égale, tels que l'eau salubre, le bois, la biodiversité et le contrôle des crues.
Il existe un grand besoin d'avancer au-delà de l'axe actuel sur les " compromis entre utilisations concurrentes ", qui crée une dichotomie entre eau pour la production alimentaire et eau pour les fonctions des écosystèmes favorables au bien-être. Rapprocher l'alimentation et les écosystèmes, ce n'est pas attribuer suffisamment d'eau à chacun, ni faire des compromis au niveau de l'utilisation de ressources communes et limitées. Il s'agit réellement de réconcilier les besoins et fonctions pour les deux systèmes. Les systèmes alimentaires ont besoin d'être gérés en tant qu'écosystèmes avec services connexes, tandis que les écosystèmes ont besoin d'être considérés non seulement dans leurs dimensions environnementales mais également pour leur capacité à produire des aliments ou générer des revenus qui, à leur tour, soulagent la pauvreté et la faim.

Cette intégration a rarement été prise en compte dans la prise de décision, principalement en raison du manque d'information et de dispositions institutionnelles inadéquates. Bien que des informations sur les conditions environnementales et les pressions exercées sur les écosystèmes soient disponibles pour de nombreuses zones, ces informations sont souvent peu cohérentes, incomplètes et insuffisamment intégrées pour appuyer les décisions au niveau des politiques et de la gestion. Les démarches sectorielles sont une bonne chose quand les compromis entre biens et services sont modestes. Cependant, la gestion des écosystèmes et de l'agriculture actuels doit atteindre des objectifs conflictuels et tenir compte des liens entre les problèmes d'eau et d'environnement. Les avantages cumulés du lot de biens et services produits par un écosystème se perdraient autrement dans une évaluation orientée secteur.

Nous ne connaissons pas les besoins réels en eau douce pour générer les fonctions clés des écosystèmes appropriées par la population humaine mondiale actuelle. Une utilisation de l'eau douce plus efficace dans les écosystèmes et la production alimentaire tels qu'ils sont exige le passage de la gestion de l'eau à une combinaison de gestion des ressources d'eau et de démarche intégrée vis-à-vis des écosystèmes.

La gestion de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes par les parties prenantes a besoin d'être basée sur des connaissances solides et fiables des besoins, des résultats et des impacts de diverses utilisations dépendant de l'eau. En conséquence, les questions principales que se posera la Conférence sont:

a) Comment assurer une participation efficace des parties prenantes?

b) Comment intégrer et appliquer les connaissances pour gérer l'interrelation entre eau pour l'alimentation et eau pour les écosystèmes ?

Tirer les enseignements de nos expériences

La Conférence cherchera à en savoir plus sur le rôle de l'eau dans l'intégration de l'alimentation et des écosystèmes. Des cas locaux aideront à tirer les enseignements des expériences passées, à identifier les démarches couronnées de succès, à formuler des recommandations pour la génération future de connaissances et pour rendre la connaissance disponible en appui de la gestion par les parties prenantes. Parmi les questions à traiter:

a) Connaissances intégrées pour gérer la relation très étroite entre eau pour l'alimentation et eau pour les écosystèmes

  • Quels sont les besoins/exigences en eau des écosystèmes en termes de quantité, de qualité et de calendrier, et comment peuvent-ils être pris en compte dans les politiques et pratiques de répartition/régulation de l'eau?
  • Quels sont les effets positifs (externalités positives) des écosystèmes en termes de rétention de l'eau, de traitement de l'eau, de contrôle de l'érosion, etc., et comment peuvent-ils être efficacement pris en compte et entretenus dans les paiements de "service environnemental"?
  • Quels sont les impacts sur les divers écosystèmes, en termes de qualité et quantité de l'eau, du développement et des pratiques agricoles (dans les systèmes d'agriculture pluviale, irriguée, agro-pastoraliste, intensive et de subsistance), et comment peuvent-ils être compensés et gérés par des stratégies diversifiées mais exhaustives?
  • Quelles innovations se sont avérées efficaces pour une exploitation optimale des relations symbiotiques entre production agricole et conservation des écosystèmes?
  • Comment pouvons-nous réaliser des gains de productivité de l'eau en agriculture sans compromettre les exigences en eau des écosystèmes?
  • Quelles sont les technologies disponibles pour la conception, la réalisation et la réhabilitation des écosystèmes, et quelle en est l'efficacité au niveau de l'amélioration du fonctionnement, des services et de la productivité des écosystèmes?

La Conférence étudiera également comment les parties prenantes utilisent les connaissances et l'information dans leurs décisions sur la gestion de l'eau. Elle déterminera aussi quelles formes de gestion de l'eau assurent que les décisions d'individus et d'organisations sont prises pour le bien de tous.

b) Participation effective des parties prenantes

  • Comment mobiliser les groupes et réseaux existants pour contribuer au développement plus poussé et à la mise en œuvre d'une démarche intégrée en gestion de l'eau, de la terre et de la biodiversité?
  • La participation aux institutions (de gestion) exige un investissement social et souvent financier de la part des participants, ce qui peut représenter un obstacle pratique. Comment la GIRE peut-elle être institutionnalisée en incluant les populations pauvres et vulnérables?
  • Comment les parties prenantes locales utilisent-elles les connaissances et l'information sur l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes dans leurs processus de prise de décision?
  • Comment les parties prenantes investissent-elles dans le développement des connaissances et de l'information pour alimenter le processus?
  • Comment pouvons-nous accroître la capacité des parties prenantes à développer leurs connaissances?
  • Quel est le rôle des parties prenantes intermédiaires et nationales en ce qui concerne la garantie d'une utilisation raisonnable?
  • Sous quel format les connaissances devraient-elles être mises à la disposition des parties prenantes?
  • Quelles dispositions de gouvernance conviennent le mieux aux conditions locales sans nuire à l'efficacité et à la cohérence au niveau supérieur?

THEME 2 - Une "nouvelle économie" de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes

Faire des choix bien informés, transparents et justes, basés sur des méthodes adaptées pour évaluer les valeurs multidimensionnelles de l'eau.

Introduction

L'intensification de la concurrence pour les ressources en eau accroît le besoin de tenir compte de la valeur de l'eau sous ses diverses formes et utilisations. Les pénuries d'eau de plus en plus fréquentes exigent une consommation plus prudente pour assurer qu'elle est utilisée là où elle a le plus de valeur et de manières qui reflètent cette valeur. Il convient d'aider les parties prenantes à prendre des décisions sensées sur l'utilisation et la gestion des ressources en eau ainsi qu'à faire des choix entre les divers besoins. Parmi les questions clés : comment réconcilier les besoins en eau de l'environnement et du maintien de la biodiversité avec les besoins en eau des activités économiques telles que l'agriculture, l'énergie hydraulique et les loisirs? Comment évaluer les diverses externalités positives et négatives de l'utilisation de l'eau? Comment soutenir les parties prenantes dans la gestion de l'eau d'une manière qui reflète les valeurs économiques, sociales et environnementales de toutes ses utilisations?
A l'heure actuelle, de nombreuses méthodes fiables d'évaluation sont disponibles pour soutenir les parties prenantes dans la prise de décisions bien informées, transparentes et justes sur la gestion de l'eau. La question est toutefois de savoir comment ces méthodes fonctionnent dans la pratique et comment les valeurs sont prises en compte par les parties prenantes locales et nationales dans la gestion des ressources en eau. Le thème de la Conférence examine les possibilités d'une " nouvelle économie " de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes en tirant les leçons des pratiques couronnées de succès. Cela exige une bonne compréhension de la productivité et de la valeur socio-économique des utilisations actuelles et faisables de l'eau pouvant intervenir dans les stratégies de prise de décision.

Tirer les enseignements de l'expérience

Ce thème examine le rôle de l'estimation de valeur dans les cas de tentatives de gestion de l'eau d'une manière qui reflète ses différentes valeurs, telles que les plans de paiement de service environnemental, les quotas, les marchés de l'eau ou les systèmes étatiques de répartition et de distribution. Questions à aborder:

  • Comment les parties prenantes déterminent-elles la valeur des services liés à l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes?
  • Quels groupes et composantes de l'écosystème " vulnérables " sont insuffisamment valorisés et nécessitent une représentation plus juste de leurs valeurs dans la prise de décision?
  • Comment les méthodes d'évaluation existantes sont-elles employées dans les processus réels de gestion de l'eau?
  • Comment ceux qui ont généralement du mal à faire entendre leur voix dans la prise de décision, tels que les pauvres des zones rurales et l'environnement lui-même, expriment-ils leurs valeurs en ce qui concerne l'eau?
  • Les mécanismes/décisions de répartition de l'eau reflètent-ils les valeurs données à l'eau par les diverses parties prenantes? Qui y perd ? Cette situation pourrait-elle être redressée et comment ? Que dire de "l'éthique" de la répartition de l'eau?
  • Comment les méthodes ou outils d'évaluation aident-ils les parties prenantes à faire des choix entre des utilisations différentes ou conflictuelles ?
  • Une évaluation plus explicite et transparente aide-t-elle les parties prenantes à réconcilier des besoins potentiellement conflictuels et à identifier des moyens d'ajouter de la valeur par le biais de leurs décisions en matière de gestion de l'eau?
  • Au bout du compte, l'évaluation permet-elle d'améliorer la productivité économique ainsi que l'équité distributionnelle des utilisations de l'eau ? Qui profite des services liés à l'eau dans ces systèmes, et comment les avantages sont-ils répartis entre les utilisations de l'eau?

A partir de ces expériences, des leçons peuvent être tirées sur chaque point, à savoir:

  • Comment prendre en compte les différents aspects des fonctions des écosystèmes qui sont actuellement sous-estimées par les décideurs ou que ces derniers ne voient pas (par ex. la valeur du poisson dans les systèmes à base de riz)?
  • Quelles méthodes et démarches d'évaluation fonctionnent bien dans la pratique pour des agro-écosystèmes différents ?
  • Comment peuvent-elles aider les parties prenantes à assurer un usage productif des ressources en eau, à négocier des compromis et compensations et à créer de la valeur parmi les utilisations?
  • Comment les parties prenantes et les besoins peuvent-ils être soutenus pour exprimer leurs voix et leurs valeurs? (par ex. comment garantir que les flux environnementaux de base répondent aux besoins des écosystèmes? L'eau en tant que droit de l'homme? Comment assurer la sécurité alimentaire pour tous?)
  • Quelles sont les lacunes actuelles dans les processus d'évaluation?
  • Comment les principes d'évaluation de l'eau peuvent-ils être traduits en décisions de répartition, instruments politiques et structures institutionnelles (autrement dit, comment les valeurs d'utilisation de l'eau peuvent-elles être mises en corrélation avec les prix de l'eau, le paiement des services environnementaux, les marchés de l'eau basés sur les droits?). Cette dernière question chevauche le troisième thème de la Conférence: les institutions.

THEME 3 - L'environnement propice

Fournir le cadre institutionnel qui permet aux parties prenantes de gérer leurs ressources

Introduction

Les processus de prise de décision des parties prenantes locales sont noyés dans un patchwork de systèmes à plus grande échelle. Des politiques nationales sensées et des institutions solides sont essentielles pour assurer une bonne gestion de l'eau par les parties prenantes ainsi que pour l'encadrement et le cumul de dispositions locales de manière cohérente. Les structures sectorielles qui caractérisent la majorité des institutions existantes sont souvent mal adaptées pour fournir une tribune efficace aux parties prenantes locales en matière de gestion de l'eau pour la sécurité alimentaire et les écosystèmes de manière intégrée et durable. Quelles dispositions institutionnelles et politiques permettent aux parties prenantes de gérer leurs ressources et de répondre aux besoins des consommateurs et des utilisations multiples de l'eau?
Même si des réformes institutionnelles ont été ou sont en train d'être mises en œuvre dans divers pays, il est clair qu'il n'existe pas de recette universelle pour leur réussite. En conséquence, il est nécessaire de faire le bilan des impacts des divers processus de réforme institutionnelle et de voir comment les diverses réformes institutionnelles ont affecté la capacité des parties prenantes locales à gérer leurs ressources en eau.

Tirer les enseignements de l'expérience

Ce thème tirera les leçons des processus de réforme institutionnelle passés et présents pour voir comment les diverses dispositions institutionnelles aident à améliorer la gestion de l'eau. Les aspects organisationnels et institutionnels à inclure dans ces cas sont vastes et variés. Cependant, la plupart ont en commun le fait qu'ils ont été formulés en réponse à des pressions mondiales pour la décentralisation, la privatisation et la libéralisation des institutions nationales. Des exemples de telles réformes institutionnelles se trouvent dans l'introduction des marchés de l'eau, de partenariats entre secteur privé et secteur public, d'instruments tels que la tarification et le principe du " pollueur payeur ", de structures décentralisées telles que les associations d'utilisateurs d'eau et de démarches basées sur les droits.

Parmi les questions pertinentes pour les analyses de cas:

  • Comment les institutions et organisations affectent-elles, positivement et négativement, les pratiques de gestion par les parties prenantes?
  • Quel est l'impact des diverses dispositions institutionnelles sur les besoins spécifiques de l'environnement et des groupes vulnérables?
  • La participation aux institutions de gestion exige un investissement social et souvent financier de la part des participants, ce qui peut représenter un obstacle pratique. Comment les institutions permettent-elles la participation des segments les plus pauvres et les plus vulnérables de la société?
  • Qui dans ces institutions représente les pauvres des zones rurales et les écosystèmes eux-mêmes?
  • Comment diverses dispositions institutionnelles encouragent-elles ou empêchent-elles la coopération et l'intégration sur les secteurs et sur les échelles (par ex. utilisations multiples et simultanées de l'eau)?
  • Comment valeurs et voix sont-elles converties en décisions au sein des processus des parties prenantes? Et comment pouvons-nous assurer une prise de décision équilibrée?
  • Les institutions (sectorielles) locales, telles que les associations d'utilisateurs d'eau et les syndicats d'irrigation, sont-elles appropriées pour ceux qui n'emploient pas l'irrigation?
  • Les structures commerciales (marchés de l'eau, tarification, partenariats secteur privé - secteur public) sont-elles appropriées pour protéger les besoins publics? De même, les systèmes de gestion centralisée répondent-ils à ces besoins?
  • Quelles sont les options et limitations en ce qui concerne la transposition des dispositions institutionnelles dans les pays et les agro-écosystèmes?


Des enseignements peuvent être tirés de ces expériences sur les points suivants:

  • Comment les institutions et organisations peuvent-elles offrir une plateforme pour une prise de décision/négociation commune impliquant pêcheurs, pastoralistes, agriculture pluviale et industries qui incluraient les besoins spécifiques de la nature et de l'environnement?
  • Comment mettre au point des institutions qui soutiennent la gestion de l'eau par les parties prenantes locales, y compris les groupes pauvres et vulnérables, et assurent la prise en compte des besoins de l'écosystème?
  • Comment pouvons-nous assurer que les (nouvelles) institutions consacrées à l'eau trouvent leur place dans les structures institutionnelles formelles et informelles existantes?
  • Comment pouvons-nous aider les groupes vulnérables à développer leur capacité pour devenir des acteurs de poids dans le processus de gestion de l'eau?
  • Comment des politiques transsectorielles et orientées vers des utilisateurs multiples peuvent-elles être mises au point de manière à permettre participation et collaboration publiques et civiles?
  • Quels sont les avantages et les limitations des divers modèles institutionnels?
  • Quels nouveaux rôles et qualités, au niveau des institutions et de la gouvernance, sont nécessaires pour réconcilier l'eau pour l'alimentation et l'eau pour les écosystèmes, planifier l'offre et la demande/productivité d'eau dans les divers secteurs d'utilisation de l'eau et répondre au besoin de planification et développement décentralisés avec une réglementation centralisée des ressources en eau?
  • Comment pouvons-nous traduire les enseignements d'autres pays et régions en une mise au point d'institutions de gestion de l'eau plus efficaces, plus réactives à l'échelle locale et plus souples?