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Programme de Gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique
Photo: ©FAO/Olivier Asselin

En Afrique, le programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs (GIPD) met en œuvre des projets aux niveaux national et régional à travers des partenariats avec une variété d’acteurs, dont des organisations de producteurs, des ONG et des agences gouvernementales. Le programme GIPD travaille avec des communautés de petits exploitants agricoles pour améliorer la productivité et les moyens de subsistance par le biais de pratiques écologiquement durables.

Projets nationaux et régionaux

Coopération Sud-Sud

La première formation GIPD au Niger a été menée par des maîtres formateurs expérimentés en provenance du Bénin. De même, les premières formations en Mauritanie ont été assurées par des maîtres formateurs sénégalais expérimentés et celles de Guinée par une équipe expérimentée venue du Mali. Des tournées en bus ont eu lieu, permettant aux agriculteurs d’un pays de rendre visite à des agriculteurs GIPD du pays voisin.

La clé du succès continu de ce programme est le renforcement et l’emploi stratégique du «capital social» existant, présent dans l’expérience et les ressources humaines développées au cours de ces 12 dernières années. Comme les effectifs des formateurs et des agriculteurs expérimentés continuent de croître et de s’améliorer dans chaque pays, il en va de même pour le potentiel du programme GIPD à s’étendre et à s’améliorer en tant que force régionale permettant d’appuyer le développement agricole sous toutes ses formes.

Appui aux gouvernements et aux parties prenantes nationales

En réponse à la dérégulation et à la libéralisation qui ont peu à peu érodé la capacité des pays à élaborer et mettre en œuvre des stratégies, le programme GIPD travaille avec les gouvernements et les parties prenantes pour renforcer les initiatives existantes conformes aux stratégies nationales pour les développement du secteur agricole. Les activités du projet au Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tanzanie et Zambie sont mises en œuvre conformément aux programmes sectoriels des organismes sous-régionaux et aux cadres internationaux mis en place.

Développement des filières

Les activités du projet GIPD sont taillées sur mesure, avec une attention particulière portée au développement de la filière dans son intégralité, de l’élimination des contraintes politiques jusqu’à l’amélioration de la capacité des agriculteurs à accéder aux et à gérer les crédits, les intrants et les équipements. Le projet travaille avec à l’esprit une approche intégrée pour améliorer les systèmes agricoles, réduire les pertes et renforcer la capacité des agriculteurs à commercialiser leurs produits. Par exemple, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, le programme contribue au développement de la filière rizicole dans la région.

Soutien de la filière coton

Le coton est une importante culture commerciale dans de nombreux pays africains, permettant de faire vivre des millions de petits exploitants agricoles. Il existe toutefois des obstacles majeurs, comme le manque général de compétitivité du secteur et les taux très élevés de produits chimiques extrêmement toxiques couramment appliqués au coton. La FAO travaille avec des partenaires pour contourner les limites rencontrées par le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie dans le développement de la filière coton. En ligne avec les stratégies régionales, le programme GIPD travaille en permanence avec les producteurs de coton pour renforcer leurs capacités et améliorer la production tout en préservant leur santé et l’environnemen

Suivi et communication sur les risques liés aux pesticides

Le programme GIPD travaille en étroite relation avec les gouvernements et les partenaires pour sensibiliser à tous les niveaux sur l’importance de la réduction ou de l’élimination de l’utilisation de pesticides toxiques dans l’agriculture. Un récent partenariat avec l’université de l’État de l’Oregon a entraîné l’élaboration de nouveaux outils importants qui aident à suivre les pesticides dans l’environnement et à estimer les effets négatifs potentiels. À cette fin, des échantillons d’eau ont été testés le long des fleuves Sénégal et Niger et combinés à des enquêtes communautaires pour générer des résultats. Il est à espérer que ces résultats informeront les décideurs aux niveaux national et régional et leur permettront de faire de bons règlements et politiques qui se conforment aux engagements des traités internationaux.

Adaptation au changement climatique

Un nombre croissant de projets GIPD sont financés dans le cadre du fonds d’adaptation au changement climatique FPMA/FEM, dont des projets en cours au Mali et au Niger et des projets engagés au Sénégal et au Burundi. Ces projets représentent le défi ultime pour le développement agricole dans la région et exigent la distillation et le regroupement de tous les enseignements tirés à ce jour dans le cadre du programme GIPD.