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Programme de Gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique
Photo: ©FAO/Olivier Asselin

En Afrique, le programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs (GIPD) met en œuvre des projets aux niveaux national et régional à travers des partenariats avec une variété d’acteurs, dont des organisations de producteurs, des ONG et des agences gouvernementales. Le programme GIPD travaille avec des communautés de petits exploitants agricoles pour améliorer la productivité et les moyens de subsistance par le biais de pratiques écologiquement durables.

Sénégal

Nourrir la population sénégalaise en constante croissance – augmentant au taux annuel de près de 3 pour cent - est un grand défi. L’investissement dans l’agriculture au cours des dernières décennies a énormément varié selon les régions mais partout les pluies saisonnières imprévisibles, la sécheresse, les pratiques agricoles inadaptées et une foule d’autres problèmes, du crédit au régime foncier, entravent le développement d’une agriculture plus durable et plus équitable.

En conséquence, le Sénégal dépend des importations de produits alimentaires pour compenser les pénuries. La demande de riz, par exemple, dépasse d’environ moitié la production nationale. Bien que les prix alimentaires mondiaux aient baissé depuis les sommets de 2008-2009, ils sont encore volatiles, ce qui peut rendre la nourriture inabordable pour de nombreux ménages, en particulier ceux confrontés à des niveaux élevés d’endettement ou de chômage.

Programme GIPD au Sénégal

La FAO mène des activités GIPD au Sénégal depuis 2001, soutenant l’objectif du gouvernement d’améliorer la productivité et la compétitivité agricoles – une priorité des stratégies et programmes nationaux pour promouvoir le développement rural et lutter contre la pauvreté.

À cette fin, le programme GIPD au Sénégal renforce le développement des capacités à travers son réseau de champs écoles des producteurs, à l’aide d’activités pour encourager la production et l’utilisation de semences certifiées et permettre aux agriculteurs de diversifier leurs systèmes d’agriculture et d’élevage afin d’accroître la productivité et les résultats.

Le programme cherche également à faire mieux comprendre aux agriculteurs les risques des pesticides chimiques et les encourage à utiliser davantage de bio-pesticides à faible risque et des méthodes de fertilisation équilibrée. Il s’efforce d’améliorer les capacités et les ressources financières des organisations de producteurs et de renforcer le rôle des femmes dans l’agriculture – encourageant leur implication dans les prises de décisions clés. Sur les 28 661 agriculteurs formés depuis le début du programme au Sénégal, plus de 45 pour cent sont des femmes.

En outre, le programme GIPD au Sénégal collabore avec 24 clubs d’écoute Dimitra dans le but d’améliorer l’échange d’informations et de connaissances au sein et parmi les communautés rurales. Se concentrant sur les hommes, les femmes et les jeunes, l’initiative permet de contribuer à l’autonomisation socio-économique et politique et de renforcer la sécurité alimentaire. Les clubs d’écoute, qui complètent les champs écoles des producteurs, travaillent en étroite relation avec les radios locales pour diffuser des programmes sur des thèmes comme la nutrition, les bonnes pratiques agricoles, l’accès à la terre, la violence à caractère sexiste et la santé.

Projets GIPD au Sénégal

Partenaires

Le programme GIPD au Sénégal travaille en étroite en étroite relation avec de nombreux partenaires depuis 2001, notamment: ENDA Tiers Monde, CERES Locustox; le Ministère de l’agriculture et de l’équipement rural; le Ministère de l’environnement et du développement Durable; l’Université de l’État de l’Oregon; des organisations de producteurs et d’autres partenaires.

La FAO souhaite remercier ses partenaires financiers pour leur soutien continu au programme GIPD au Sénégal, notamment: l’Union européenne; le Fonds national de recherche agricole et agro-alimentaire; le Fonds pour l’environnement mondial; le Gouvernement du Canada; le Gouvernement du Royaume d’Espagne; le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas; le Gouvernement du Sénégal; et le Programme des Nations Unies pour l’environnement.